Albares se rendra en Libye à la fin de la semaine

Afin de participer à la conférence internationale pour la stabilisation de la nation libyenne
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PHOTO  -   José Manuel Albares, ministre des affaires étrangères de l'Espagne

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a confirmé lundi qu'il se rendra en Libye "à la fin de cette semaine" pour assister à la conférence internationale visant à stabiliser le pays.

"L'Espagne va être de plus en plus engagée en Libye" car "c'est un pays méditerranéen très important, où convergent de nombreuses crises qui affectent la Méditerranée, le Maghreb et le Sahel", a déclaré le chef de la diplomatie espagnole, citant notamment le terrorisme djihadiste et l'immigration irrégulière.

Albares était à Luxembourg lundi pour la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE, et avant cette réunion, il a participé à un petit-déjeuner de travail avec la ministre libyenne des Affaires étrangères, Najla Mangoush.

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PHOTO – Mohamed Menfi

La réunion a également été suivie par le Haut représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère, Josep Borrell, qui a assuré que les Vingt-sept sont "prêts à accompagner la Libye sur la voie des élections" prévues le 24 décembre.

Lors de la rencontre avec Mangoush, Borrell a également fait part de la préoccupation de l'UE concernant "la situation inacceptable des centres de détention de migrants" en Libye.

De son côté, le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, a demandé que les élections en Libye se déroulent "comme prévu" et a assuré que "nous sommes dans une phase décisive" pour que les élections aient lieu.

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AFP/MAHMUD TURKIA - La ministre libyenne des affaires étrangères du gouvernement d'union nationale de transition (GNU), Najla al-Mangoush

C'est le chef du Conseil de la présidence libyenne, Younes Menfi, qui, lors de la 76e Assemblée générale des Nations unies, a annoncé la convocation de la conférence internationale visant à obtenir un soutien pour la stabilisation du pays.

La Libye est un État défaillant, victime du chaos et de la guerre civile depuis 2011, lorsque l'OTAN a contribué au triomphe des différents groupes rebelles sur la dictature de Mouammar Gadhafi.

En mars dernier, un gouvernement d'unité nationale (GNU) a été formé, élu par le Forum libyen pour le dialogue politique (LFDPD), un organe non élu créé par l'ONU en dehors des gouvernements qui s'affrontaient jusqu'alors, et qui doit unifier le pays, maintenir le cessez-le-feu et le diriger jusqu'aux élections législatives.