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Au moins trois morts après une nouvelle attaque terroriste en Israël

L'attaque intervient à un moment où Jérusalem est le théâtre de nouvelles vagues de violence
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AP/MAYA ALLERUZZO  -   Un officier de police israélien sur les lieux d'une attaque à l'arme blanche dans la ville d'Elad, en Israël, jeudi 5 mai 2022.

Israël est une fois de plus le théâtre d'une nouvelle attaque terroriste. Au moins trois personnes ont été tuées et quatre autres blessées dans une attaque terroriste présumée dans la ville ultra-orthodoxe à majorité juive d'Elad, ont déclaré les services d'intervention d'urgence israéliens.

L'attaque, qui a eu lieu la veille de la Journée de l'indépendance juive, a impliqué deux assaillants. Deux des blessés sont maintenant à l'hôpital Beilinson, l'un dans un état critique et l'autre gravement blessé.

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AFP/AFP - Carte d'Israël montrant la ville d'Elad, où au moins trois personnes ont été tuées dans une attaque jeudi.

Cet incident est la dernière attaque en date d'une série d'affrontements qui ont opposé musulmans et juifs à Jérusalem pendant le mois de Ramadan. Ces attaques s'ajoutent à celles qui ont eu lieu dans plusieurs villes israéliennes et au cours desquelles 11 personnes auraient été tuées en une seule semaine en mars. De même, il y a eu plusieurs attaques dans la zone occupée de Cisjordanie au cours du mois dernier, des offensives qui auraient fait 16 morts.

Parallèlement, l'armée israélienne a répondu à ces attaques, tuant au moins 26 Palestiniens, dont plusieurs civils. Par ailleurs, la police israélienne a de nouveau pris d'assaut l'Esplanade des Mosquées dans la vieille ville afin d'expulser les manifestants palestiniens, ainsi que pour faciliter les visites des juifs sur le site, où ils ne peuvent se rendre qu'en tant que visiteurs, visites qui seraient suspendues pendant le mois de Ramadan.  

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AFP/ AHMAD GHARABLI - Une femme palestinienne fait un geste alors que la police israélienne escorte un groupe de visiteurs juifs devant la mosquée du Dôme du Rocher, dans l'enceinte de la mosquée Al-Aqsa, dans la vieille ville de Jérusalem, le 5 mai 2022.

Le Hamas a fait l'éloge de l'attaque terroriste présumée, mais n'en a pas revendiqué la responsabilité. Le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, a établi un lien entre cette dernière attaque et les affrontements sur l'esplanade des mosquées Al-Aqsa. Barhoum a déclaré à CNN qu'"il s'agit d'un acte courageux et héroïque qui constitue une réponse naturelle aux violations commises par l'occupation contre la mosquée Al-Aqsa".

Il a déclaré que "l'attaque envoie un message à l'occupation israélienne que tous ses crimes et violations ne feront que lui revenir (...) Le droit naturel de notre peuple est de répondre aux crimes de l'occupation, de les dissuader et de défendre nos droits. Aujourd'hui, l'occupation paie la facture de ses violations". 

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Debbie Hill/Pool vía REUTERS REFILIA - Yair Lapid, ministre israélien des affaires étrangères

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Yair Lapid, a été le premier membre du gouvernement israélien à commenter l'attaque. Sur son compte Twitter, Lapid a déclaré que "la joie du Jour de l'indépendance a été écourtée en un instant".

Tout ceci intervient alors que la Haute Cour israélienne a jugé que l'armée israélienne avait le droit d'expulser plus de 1 300 Palestiniens vivant dans certains villages de Masafer Yatta, situés dans les collines du sud d'Hébron. 

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AFP/ AHMAD GHARABLI - Les forces de sécurité israéliennes se déploient alors que des militants palestiniens, israéliens et étrangers manifestent autour de la maison de la famille Salem lors d'une manifestation dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est.
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Selon la décision du tribunal, cette mesure ne prévoit pas l'expulsion obligatoire des maisons, mais elle donne le feu vert à l'armée israélienne pour le faire "si nécessaire". Selon les médias locaux, cette décision est la plus grande autorisation judiciaire approuvant l'expulsion de Palestiniens de leurs maisons depuis 1967. Selon le tribunal, les résidents palestiniens n'ont pas réussi à prouver qu'ils vivaient dans les villages en tant que "résidents permanents" avant que l'armée israélienne n'installe un camp d'entraînement dans la même zone.

La Défense, pour sa part, a fait valoir que, conformément aux conventions de Genève, il est "illégal d'exproprier des terres occupées". Les juges ont toutefois rejeté cette demande, défendue par l'armée israélienne, qui a déclaré que "l'importance vitale de ce champ de tir pour les Forces armées israéliennes découle du caractère topographique unique de la zone, qui permet des méthodes d'entraînement spécifiques pour les petites et grandes structures, d'une escouade à un bataillon".

La décision du tribunal a été rendue la veille du Jour de l'indépendance d'Israël, une date que les Palestiniens appellent "Naqba", un jour qui représente l'un des moments les plus sombres de leur histoire lorsqu'ils se souviennent de l'exode massif qu'ils ont connu après la création du nouvel État israélien en 1948.