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Biden demande au Conseil de sécurité de l'ONU de créer un État palestinien viable 

La nouvelle administration américaine préconise un nouveau consensus sur le Moyen-Orient à l'ONU  
La nueva Administración estadounidense aboga por un nuevo consenso sobre Oriente Medio ante la ONU  

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Pendant les quatre années de l'administration républicaine, Donald Trump a promu un nouveau paradigme dans les relations internationales avec les pays du Moyen-Orient : maintien des sanctions contre l'Iran, soutien total à l'État d'Israël, soutien à la normalisation des pays arabes avec le pays hébreu, ou encore amitiés avec des régimes autoritaires au mépris des droits de l'homme.  

Lors de ses débuts à la Maison Blanche à Washington, le nouveau leader américain, Joe Biden, a approuvé une série de mesures, dont beaucoup invalident plusieurs prises par l'ancien président Donald Trump. 

L'arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche invite à l'espoir du côté palestinien. Riyad al-Maliki, ministre palestinien des affaires étrangères, a indiqué que l'Autorité palestinienne est prête à reprendre les négociations également avec la nouvelle administration américaine sans autre condition que le respect des résolutions des Nations unies. 

Les États-Unis ont assuré mardi à l'ONU que la nouvelle administration de Joe Biden soutiendra une solution négociée de deux États au Moyen-Orient, soulignant un retour au consensus international après la pause de Donald Trump. 

Joe Biden estime que la solution des deux États "est la seule façon" de parvenir à une résolution du conflit israélo-palestinien, a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche Jen Psaki. La "solution à deux Etats reste la seule voie à suivre", selon le nouveau président américain, selon l'AFP. 

Dans un changement de position clair par rapport à l'administration précédente, le représentant américain a exhorté le gouvernement israélien et les Palestiniens à éviter "les mesures unilatérales qui rendent la solution à deux Etats plus difficile", parmi lesquelles il a souligné les "annexions de territoire" et les "activités de colonisation". 

Bien qu'un changement radical de politique envers les Palestiniens ne soit pas attendu, étant donné l'alliance entre Washington et Tel-Aviv, Biden devrait s'éloigner des positions plus ultra-orthodoxes et conservatrices du leader israélien Benjamin Netanyahu. 

Richard Mills, le représentant américain aux Nations unies, a également annoncé devant le Conseil de sécurité que plusieurs décisions de l'administration précédente concernant le Moyen-Orient seraient annulées. 

Selon le diplomate, Washington va maintenant exhorter le gouvernement israélien et l'Autorité palestinienne à "éviter les mesures unilatérales qui entravent la solution de deux États, telles que l'annexion de territoires, les activités de colonisation, la démolition, l'incitation à la violence et l'indemnisation des personnes emprisonnées pour des actes de terrorisme". 

AFP/ALAA BADARMEH - El presidente palestino Mahmoud Abbas habla en Ramala, Cisjordania, el 3 de septiembre de 2020 
AFP/ALAA BADARMEH - Le président palestinien Mahmoud Abbas s'exprime à Ramallah, en Cisjordanie, le 3 septembre 2020.

"Nous espérons qu'il sera possible (...) de renforcer progressivement l'expertise des deux parties afin de créer un environnement dans lequel nous pourrons à nouveau être en mesure de contribuer à faire avancer une solution", a-t-il poursuivi. 

La contribution américaine à l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), qui avait été réduite de 360 millions de dollars sous Trump, sera rétablie, a-t-il déclaré. 

Cette approche contraste avec celle de Trump, qui a axé sa stratégie au Moyen-Orient sur des mesures et des propositions rejetées de front par les autorités palestiniennes et a inclus des accords historiques entre les pays arabes et Israël, qui ont changé le paradigme régional du conflit. 

D'autre part, les représentants palestiniens et israéliens - comme d'habitude - ont croisé leurs accusations sur différents sujets, dont la pandémie, le ministre palestinien des affaires étrangères, Riyad Al Malki, accusant Israël de ne pas fournir aux Palestiniens de vaccins contre le coronavirus, manquant ainsi à ses responsabilités en tant que "puissance occupante". 

Le chef du Bureau politique du mouvement Hamas, Ismail Haniyeh, a déclaré que le président américain nouvellement élu Joe Biden devrait changer le cours du conflit israélo-palestinien et abandonner la politique de Donald Trump : "Les politiques injustes à l'égard de notre peuple ont fait des États-Unis un partenaire dans l'injustice et l'agression, et ont porté atteinte à l'état de stabilité dans la région et dans le monde, et ont empêché la capacité américaine d'être partie prenante à la résolution des conflits. 

Quelques jours auparavant, dans un acte symbolique et controversé dans la ville de Nazareth, également à majorité arabe, en pleine campagne électorale de Benjamin Netanyahou, il avait mélangé d'innombrables promesses électorales avec des messages tels que "les Arabes doivent faire partie intégrante de la société israélienne" ou "c'est une chance pour le début d'une nouvelle ère". 

AFP/ALAA BADARMEH - El presidente palestino Mahmoud Abbas habla en Ramala, Cisjordania, el 3 de septiembre de 2020 

Cette démarche du président ne répond cependant pas à un rapprochement entre son parti et ce secteur de la société, composé de personnes originaires de la région et de descendants des populations indigènes restées en Israël après sa création en 1948 et dont beaucoup revendiquent leur identité palestinienne. 

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Abulgueit, a également participé à la réunion du Conseil de sécurité et a souhaité que l'administration Biden prenne des mesures pour "corriger" les politiques "inutiles" de Trump. 

À cet égard, le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a de nouveau exprimé le soutien de Moscou à l'organisation d'une conférence internationale de paix que les Palestiniens ont réclamée et a proposé de la tenir ce printemps ou cet été au niveau ministériel. 

L'annonce, sous l'administration Trump, d'un soutien à l'annexion de la Cisjordanie par Israël a conduit l'Autorité palestinienne présidée par Mahmoud Abbas à interrompre les négociations. Le président palestinien a exhorté le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, à convoquer une nouvelle conférence internationale de paix l'année prochaine pour relancer les pourparlers avec Joe Biden à la tête de la Maison Blanche.  

Pendant l'administration Trump, les relations avec les Palestiniens se sont détériorées au point que les États-Unis ont fermé le bureau de représentation palestinien à Washington et qu'ils ont déclaré ne plus reconnaître la Maison Blanche comme le principal médiateur du conflit, comme cela avait été le cas historiquement.