Bin Salman rencontre l'envoyé américain pour le Yémen afin de stimuler le processus de paix

Tim Lenderking a entamé une visite au Moyen-Orient dans le but de promouvoir la paix dans le pays yéménite
Atalayar_El príncipe heredero saudí Mohammed Bin Salman

PHOTO/ Bandar Algaloud/Cortesía de la Corte Real saudí/Handout vía REUTERS  -   Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman

Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman a rencontré tôt vendredi l'envoyé spécial des États-Unis pour le Yémen Tim Lenderking, qui a entamé une visite dans la région pour pousser à un processus de paix et à un cessez-le-feu au Yémen.

"Les deux parties ont examiné au cours de la réunion les développements sur le sol yéménite et les efforts conjoints pour parvenir à une solution politique à la crise yéménite", selon l'agence de presse officielle saoudienne SPA.

L'agence n'a pas donné plus de détails sur la visite de Lenderking au Royaume ni sur l'agenda de ces journées, au cours desquelles il prévoit également de se rendre à Oman, médiateur dans le conflit.

Atalayar_Bin Salman Yemen
PHOTO/AGENCE SAUDI - Photo d'archive, le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal bin Farhan Al Saud (R) rencontre le sous-secrétaire d'État adjoint américain pour les affaires du golfe Persique, Timothy Lenderking

Le prince Khaled bin Salman bin Abdulaziz, vice-ministre de la défense, la princesse Rima bint Bandar bin Sultan, ambassadeur saoudien aux États-Unis, ainsi que le prince Faisal bin Farhan, ministre des Affaires étrangères, et l'ambassadeur saoudien au Yémen, Muhammad bin Saeed al-Jaber, ont assisté à la réunion.

La visite de Lenderking intervient alors que le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohamad Javad Zarif, termine-lui aussi une tournée qui l'a conduit au Qatar, en Irak, à Oman et au Koweït dans le cadre des négociations du pacte nucléaire de Vienne et pour tenter d'apaiser le ton avec l'ennemi juré qu'est l'Arabie saoudite.

Le mois dernier, l'Arabie saoudite a proposé une trêve aux rebelles chiites Houthis soutenus par l'Iran, mais depuis lors, la violence sur le terrain, sur les lignes de front de la province de Marib au Yémen, s'est intensifiée entre les insurgés et les forces du gouvernement yéménite reconnu internationalement et soutenu par Riyad.

Atalayar_Bin Salman Yemen
REUTERS/ KHALED ABDULLAH - Des partisans armés des Houthis montent à l'arrière d'un camion

Le Yémen est plongé dans une guerre sanglante depuis fin 2014, lorsque les rebelles houthis ont conquis de grandes parties de l'ouest et du nord du pays, dont la capitale, Sanaa, d'où ils ont chassé le gouvernement internationalement reconnu d'Abd Rabbuh Mansour al-Hadi.

Le conflit s'est aggravé en 2015 avec l'intervention des pays arabes en soutien à al-Hadi, au point que l'ONU considère la situation du pays comme la plus grande tragédie humanitaire de la planète, avec environ 80 % de sa population ayant besoin d'une forme d'assistance pour couvrir ses besoins fondamentaux.