Brahim Ghali, chef du Front Polisario, hospitalisé d'urgence en Espagne

Il a été admis pour des problèmes respiratoires dans un hôpital de Logroño
Atalayar_Brahim Ghali, jefe Frente Polisario

PHOTO/REUTERS  -   Brahim Ghali, secrétaire général du Front Polisario

Brahim Ghali, leader du Front Polisario, a été hospitalisé à Logroño dans un état grave en raison de difficultés respiratoires. Selon le média marocain Le360, Ghali, qui aurait été infecté par le coronavirus, souffre d'autres maladies comme l'hépatite C et la cirrhose du foie, il a également été opéré d'un cancer du côlon. Ghali, 73 ans, a été admis sous un faux nom algérien, Mohamed Benbatouch. Le politicien sahraoui a utilisé cette fausse identité car la justice espagnole l'accuse de violations des droits de l'homme. Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a offert des soins de santé à Ghali, mais il semble que le personnel médical algérien ne soit pas suffisant pour traiter ses problèmes. Ghali s'était récemment rendu à Alger, le principal allié du Front Polisario et un soutien clé du Maroc. Au cours de la réunion, qui s'est tenue en février, Tebboune et Ghali ont convenu de travailler ensemble pour relever les défis et les menaces qui les concernent tous deux.

Brahim Ghali a été l'un des fondateurs du Front Polisario en 1973 et a ensuite été élu premier secrétaire général. L'une de ses premières actions militaires est une attaque contre l'armée espagnole. Un an plus tard, en 1974, Ghali a commencé à diriger l'Armée de libération nationale sahraouie, la branche militaire du Front Polisario. Ghali était également présent lors de la première réunion entre le gouvernement espagnol et le Front Polisario en 1975. Le leader du Polisario a occupé le poste de ministre de la Défense dans le premier gouvernement de la République arabe sahraouie démocratique, et a été le commandant en chef et le représentant du Front Polisario en Espagne jusqu'en 2008. Quelque temps plus tard, il a été transféré comme ambassadeur sahraoui en Algérie jusqu'en 2015. Ghali est l'actuel secrétaire général du Front Polisario depuis 2016, après le décès du secrétaire précédent, Mohamed Abdelaziz

Atalayar_Brahim Ghali, jefe Frente Polisario
PHOTO/AP - Brahim Ghali, secrétaire général du Front Polisario

La question du Sahara occidental a été traitée à de nombreuses reprises par les Nations Unies, bien que l'organisation n'ait pas réussi à clarifier une quelconque conclusion sur le sujet. Le Groupe international de soutien à la réunification sahraouie est l'un des organismes les plus pertinents pour trouver une solution au conflit. Il est composé de personnalités d'Espagne, du Brésil, des Açores, du Costa Rica, de Grande-Bretagne et de Russie ; et cherche à promouvoir un dialogue de paix et de tolérance au Sahara occidental. Par ailleurs, la communauté internationale a envisagé d'organiser un référendum dans la région, mais cette idée n'a reçu qu'un faible soutien international.

La proposition la plus soutenue au sein de la communauté internationale concernant la question du Sahara occidental est celle défendue par le Royaume du Maroc, qui prône l'autonomie du territoire sous souveraineté marocaine. Une position qui a été soutenue par l'ancienne administration américaine de Donald Trump et par d'autres nations qui ont ouvert des consulats dans des territoires tels que Dakhla et Laâyoune, apportant ainsi leur soutien au pays d'Afrique du Nord.