Deux Algériens arrêtés à Barcelone dans le cadre d'une opération contre le terrorisme djihadiste

Les personnes arrêtées avaient l'intention de commettre un attentat, selon des sources de recherche
 Des agents des Mossos d'Esquadra détiennent un suspect lors de l'opération antiterroriste de mardi

AFP/PAU BARRENA  -   Des agents des Mossos d'Esquadra détiennent un suspect lors de l'opération antiterroriste de mardi

Les Mossos d'Esquadra, la police autonome de Catalogne, ont arrêté mardi à Barcelone deux Algériens âgés de 41 et 43 ans dans le cadre d'une opération contre le terrorisme djihadiste. Les hommes arrêtés préparaient un attentat, selon des sources d'enquête consultées par El Periódico de Cataluña. Les détenus sont accusés des crimes d'appartenance et de collaboration active avec une organisation terroriste, d'actes de préparation à des activités terroristes, de formation et d'autoformation, selon un communiqué de presse publié par le Mossos et disponible sur son site web. 

Agentes
AFP/PAU BARRENA - Des membres de la police régionale catalane des Mossos d'Esquadra montent la garde lors d'une opération antiterroriste à Barcelone, en Espagne, mardi

L'intervention a été réalisée sur ordre du juge de l'Audience nationale Manuel García Castellón, lequel est venu dans le pays nord-africain pour enquêter sur cette cellule, qui a été presque entièrement désactivée en janvier dernier, selon des sources juridiques à El Periódico. Ces deux arrestations font partie de la deuxième phase de l'opération menée le 15 janvier 2019 à Barcelone et Igualada, au cours de laquelle 19 personnes ont été arrêtées, dont quatre sont toujours en détention provisoire.

Les détenus faisaient partie d'un groupe de pickpockets à Barcelone qui s'était radicalisé. Leur but était de quitter les rues pour devenir des djihadistes prêts à commettre une attaque, mais ils n'avaient pas prévu comment ils allaient la mener. Les agents avaient mis la loupe sur un groupe formé de trois Algériens, un Irakien et un Libyen, tous dans une phase très avancée de radicalisation.  

Policía
AFP/PAU BARRENA - Des membres des Mossos d'Esquadra de la police régionale catalane escortent un suspect (C) lors d'une opération antiterroriste à Barcelone, ce mardi

Les Mossos ont lancé l'affaire Alexandria en 2017 grâce à un appel qui a alerté la police catalane et qui s'est terminé par les arrestations mardi. Plusieurs citoyens algériens ont fait l'objet d'enquêtes à Barcelone et à Igualada. Jusqu'à 18 personnes ont été arrêtées. La plupart des personnes arrêtées étaient des pickpockets vivant à Barcelone et qui avaient été radicalisés.  

Le reste des personnes arrêtées faisaient partie d'un gang voué au vol dans la capitale catalane. Les personnes arrêtées avaient entre 33 et 44 ans. Ils vivaient dans des appartements modestes, certains d'entre eux étant venus occuper leurs maisons illégalement.  

Les enquêteurs pensent que les personnes arrêtées dans le cadre de cette opération vivaient de la petite délinquance, bien que cinq d'entre elles aient été radicalisées de manière très inquiétante. La propagande djihadiste a commencé à être téléchargée sur Internet, sans aucun lien direct avec l'État islamique. L'enquête a permis d'identifier les lieux où la cellule terroriste envisageait d'opérer. Le groupe avait déjà commencé à développer des engins explosifs et à se procurer des armes de guerre, ce qui leur aurait permis de mener l'attaque.