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Marruecos

Ignacio Galán et Tamim al-Thani encouragent la coopération

Le fonds souverain qatari contrôle 8,7 % d'Iberdrola et l'émir Al-Thani rencontrera en Espagne le roi Felipe VI, le Premier ministre et des hommes d'affaires
Tamim bin Hamad al-Thani et Ignacio Sánchez Galán

 -   Tamim bin Hamad al-Thani et Ignacio Sánchez Galán

L'émir du Qatar, Tamim bin Hamad al-Thani, est en pleine tournée de présentation en Espagne. L'objectif de cette visite d'État est de renforcer les relations entre les deux pays. Il rencontrera donc le chef de l'État, Felipe VI, le Premier ministre, Pedro Sánchez, ainsi que des hommes d'affaires. Iberdrola, dont le fonds souverain du pays est le principal actionnaire, est l'un de ses principaux liens avec l'Espagne.

Les relations stratégiques entre les deux pays remontent à près de trois décennies et les échanges commerciaux dépassent 1 milliard d'euros par an. Iberdrola est le plus gros investissement en Espagne du fonds souverain de l'émirat, la Qatar Investment Authority (QIA), avec une participation de 8,7 % dans l'entreprise présidée par Ignacio Galán. Son investissement est évalué à environ 6 000 millions d'euros. 

Le fonds souverain de l'Émirat est le principal actionnaire d'Iberdrola, après avoir signé une alliance avec la société en 2011. La manœuvre a bien fonctionné pour le véhicule qui canalise les richesses du pays, créé en 2005 pour investir dans des secteurs autres que le gaz et le pétrole, qui alimentent les caisses de l'État. L'entreprise énergétique présidée par Ignacio Galán a plus que doublé son cours depuis cette année-là, bénéfices auxquels il faut ajouter les dividendes qu'elle a distribués, soit quelque quatre euros par action. QIA mise également sur d'autres grandes entreprises espagnoles, telles que IAG et Colonial.

Tamim bin Hamad al-Thani e Ignacio Sánchez Galán
Tamim bin Hamad al-Thani et Ignacio Sánchez Galán
Grande collaboration entre les deux pays

La collaboration entre l'Espagne et l'émirat s'est consolidée avec des échanges commerciaux annuels de plus de 1 000 millions d'euros et, selon les dernières données de l'ICEX, avec sa visite en Espagne, Tamim bin Hamad al-Thani renforcera les relations entre les deux territoires à une époque de profonds changements dans la sphère internationale.

Selon des sources diplomatiques, il est désormais essentiel de maintenir un dialogue intense et fluide entre les deux pays, et Iberdrola continuera à être un pont pour canaliser les investissements entre l'Espagne et le Qatar. La société énergétique profitera de l'Autorité des zones franches, présidée par Ahmad al-Sayed, qui dirigeait QIA lorsqu'elle a rejoint Iberdrola il y a 11 ans.

Le Conseil d'affaires Qatar-Espagne, coprésidé par Ignacio Galán et Sheikh Khalid bin Khalifa bin Abdulaziz al-Thani, sera également un instrument extraordinaire pour favoriser la collaboration. Le rôle de QIA, avec quelque 450 milliards de dollars (environ 425 milliards d'euros) sous gestion, est déjà crucial pour l'Espagne. Grâce à Iberdrola, le véhicule qatari est le deuxième plus grand investisseur sur le marché boursier espagnol.

Tamim bin Hamad al-Thani e Ignacio Sánchez Galán
Tamim bin Hamad al-Thani et Ignacio Sánchez Galán

Le secteur des énergies renouvelables et des infrastructures est fondamental pour le Qatar, d'où son engagement solide envers Iberdrola. Le pays dispose d'une feuille de route bien définie pour son avenir grâce à son plan stratégique Qatar National Vision 2030, qui repose sur l'innovation et la croissance durable, et dont Iberdrola sera une pierre angulaire. La compagnie d'électricité, en plus d'être la plus grande entreprise d'Europe par sa capitalisation, avec une valeur boursière de 70 milliards d'euros, est un leader dans les énergies renouvelables et un pionnier dans les réseaux intelligents, le stockage, l'hydrogène vert et l'innovation dans le secteur de l'énergie.

La collaboration entre Iberdrola et le Qatar remonte à 2005, lorsque l'entreprise s'est lancée dans le secteur du gaz dans le pays et s'est établie cinq ans plus tard avec la construction de la centrale électrique de Mesaieed, l'une des plus grandes du Moyen-Orient. L'investissement s'est élevé à quelque 2 milliards de dollars (1,9 milliard d'euros aux taux de change actuels).

Ignacio Sánchez Galán

Un engagement de plus d'une décennie

QIA est entré dans le capital de l'entreprise énergétique avec 6,2 % en 2011, puis a augmenté sa participation pour atteindre les 8,7 % actuels et a toujours soutenu le modèle économique d'Iberdrola, dirigé par Ignacio Galán, qui a axé ses investissements de plus de 130 milliards d'euros au cours des deux dernières décennies sur les énergies renouvelables, les réseaux intelligents, le stockage et les solutions intelligentes pour les clients.

Une autre preuve de la forte alliance entre le Qatar et l'entreprise énergétique réside dans l'Iberdrola Innovation Middle East, situé dans le parc scientifique et technologique de Doha, qui est une référence mondiale pour le développement de solutions innovantes en matière de réseaux intelligents, d'intégration des énergies renouvelables et d'efficacité énergétique.

Les actifs renouvelables d'Iberdrola sont le joyau de la couronne de l'entreprise énergétique, qui dispose d'une capacité installée d'environ 40 000 MW, avec un plan à l'horizon 2025 : l'objectif est de disposer de 60 000 MW d'ici cette année-là. Elle fournit de l'énergie à 100 millions de personnes et à des milliers d'entreprises et montre également l'exemple, ayant réduit ses propres émissions de CO2 à 60 grammes par kWh en Europe, soit environ six fois moins que celles des principaux concurrents d'Iberdrola en Espagne et en Europe.

Dans les années à venir, il poursuivra ses investissements dans davantage d'énergies renouvelables, de réseaux, de stockage et dans le développement de l'hydrogène vert, avec quelque 65 milliards de dollars (62 milliards d'euros) d'ici 2025. En outre, Iberdrola maintient son objectif de réaliser cette année un bénéfice net compris entre 4 000 et 4 200 millions d'euros.