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Israël demande une condamnation internationale de l'Iran après l'attaque d'un navire au large d'Oman

L'Iran dément les accusations israéliennes d'attaque de pétrolier
Shlomi Amsalem/Government Press Office via AP - El ministro de Asuntos Exteriores de Israel, Yair Lapid, habla durante la inauguración de la embajada de Israel en Abu Dhabi, Emiratos Árabes Unidos

Shlomi Amsalem/Government Press Office via AP  -   Le ministre israélien des Affaires étrangères, Yair Lapid, s'exprime lors de l'inauguration de l'ambassade d'Israël en Israël

Le ministre israélien des Affaires étrangères Yair Lapid a discuté hier soir avec son homologue américain Antony Blinken de la récente attaque en mer d'Arabie d'un navire exploité par la société d'un milliardaire israélien, dont il rend l'Iran responsable, tout en appelant à une condamnation internationale, a indiqué une porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Lapid a discuté avec Blinken de "l'attaque du navire dans le golfe d'Oman, de l'activité conjointe contre le terrorisme iranien et de la formulation d'une réponse internationale efficace" contre Téhéran, selon le communiqué.

Selon la déclaration, l'organisation a activé les canaux diplomatiques "dans toutes les arènes pertinentes" et dans plusieurs pays "pour promouvoir" une "condamnation et une réponse internationales" à l'attaque de jeudi dernier contre un pétrolier naviguant près d'Oman. Le navire, baptisé "Mercer Street" et propriété du Japon, est exploité par la société Zodiac Maritime de l'Israélien Eyal Ofer.

ISNA/vía REUTERS  -   Uno de los dos petroleros después de haber sido atacado en el golfo de Omán
ISNA/via REUTERS - Un des deux pétroliers après avoir été attaqué dans le Golfe d'Oman

L'attaque - perpétrée par un drone - a tué deux membres d'équipage, un Roumain et un citoyen britannique, et Israël accuse directement l'Iran d'avoir commis l'agression.

En réponse, le plus haut diplomate israélien a également contacté ses homologues britannique et roumain pour leur exprimer ses condoléances, et a évoqué "la menace que représente l'Iran, qui ne cesse de nuire à des civils innocents".

Lorsqu'il a été attaqué jeudi soir, le navire se trouvait dans le nord de l'océan Indien et faisait route vers les Émirats arabes unis.

L'incident a suscité l'inquiétude des responsables israéliens. Selon les médias, de hauts responsables du gouvernement et de la défense se sont réunis d'urgence pour discuter de la question. Ils tentent maintenant de remettre les pays occidentaux en état d'alerte pour dénoncer l'ampleur des activités iraniennes présumées au Moyen-Orient.

Israël considère Téhéran comme son principal ennemi dans la région et comme une menace existentielle. Depuis le début du conflit armé en Syrie, elle a bombardé par intermittence les positions des milices iraniennes ou alliées qui soutiennent les forces de Bachar el-Assad.

AFP/ATTA KENARE  -   Soldados iraníes en el estrecho de Ormuz
AFP/ATTA KENARE - Soldats iraniens dans le détroit d'Ormuz

Il est également farouchement opposé à l'accord nucléaire multi-puissances de 2015 avec Téhéran, auquel les États-Unis envisagent de revenir après que l'ancien président Donald Trump s'en soit retiré en 2018.

L'incident semble marquer un nouveau chapitre dans les tensions entre Israël et la République islamique, après d'autres agressions et sabotages contre des navires dans le Golfe au cours des deux dernières années, une dynamique qui s'est intensifiée ces derniers mois. 

Dans le même temps, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Said Khatibzadeh, a qualifié d'"infondées" les accusations du ministre israélien des Affaires étrangères, Yair Lapid, selon lesquelles l'Iran serait à l'origine de l'attaque. Dans la première réaction officielle iranienne à l'attaque et à l'accusation directe du gouvernement israélien, Jatibzadeh a déclaré que "l'existence illégitime du régime sioniste doit mettre fin aux accusations contre l'Iran" et a souligné que "ce n'est pas la première fois que le régime d'occupation de Quds (Jérusalem) attribue de telles accusations à la République islamique".