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Israël ouvre une ambassade à Bahreïn un an après le début des relations diplomatiques

Yair Lapid s'est rendu à Bahreïn pour l'inauguration de la nouvelle ambassade d'Israël
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Shlomi Amshalem/GPO via AP  -   Le ministre israélien des Affaires étrangères Yair Lapid et son homologue bahreïni Abdullatif al-Zayani tiennent un document lors de la première visite de haut niveau d'un haut fonctionnaire israélien dans le petit État du Golfe.

Il y a un an, le Maroc, les Émirats arabes unis, Israël et Bahreïn ont signé les accords d'Abraham. Elle a marqué le début des relations diplomatiques entre Israéliens et Bahreïnis, qui confirment aujourd'hui leurs liens étroits avec l'ouverture de l'ambassade d'Israël à Bahreïn. En plus de l'inauguration, le lancement d'un pont aérien entre les deux pays a été annoncé avec le premier vol régulier entre eux. Le vol a été effectué par un avion de Guf Air de Manama à Tel Aviv, où il a été accueilli par une cérémonie.

Il s'agit du premier voyage officiel d'un responsable israélien, en l'occurrence Yair Lapid - le ministre des Affaires étrangères - dans ce petit pays arabe. Lapid a rencontré le roi Hamad bin Isa Al Khalifa lors d'un événement qui a marqué la ratification de ce qui devrait être des liens diplomatiques solides. Le sous-secrétaire aux affaires de l'aviation civile de Bahreïn, Mohammed Thamir Al Kaabi, estime que "le lancement du premier vol ouvre de nouvelles perspectives passionnantes entre nos pays et permet à nos peuples de se réunir enfin et d'établir des liens qui créeront un avenir meilleur".

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PHOTO/REUTERS - Le ministre israélien des Affaires étrangères Yair Lapid s'exprime lors d'une conférence de presse à Manama, au Bahreïn, le 30 septembre 2021.

Le ministre israélien des affaires étrangères a déjà visité les autres États signataires des accords d'Abraham, le Maroc et les Émirats arabes unis. Dans le cadre de ce qu'ils ont décrit comme un "accord historique", Israël a été reconnu par ces pays en échange d'une série d'accords et de traités commerciaux. Lapid et Al Khalifa ont tous deux exprimé leur volonté de parvenir à la "paix durable tant attendue au Moyen-Orient" qui, selon eux, a été grandement facilitée par la signature des accords d'Abraham. Ce traité a mis en vedette la figure importante des États-Unis qui, sous la présidence de Donald Trump, ont réussi à mettre fin à des décennies de différends et de blocus.

La coopération entre Israël et Bahreïn ne s'arrêtera pas là, ou du moins c'est l'intention actuelle des deux parties. Outre l'ouverture de la nouvelle ambassade, une série de nouveaux accords seront signés, qui continueront à rapprocher les parties et à renforcer les liens entre elles. Les questions de santé et d'économie figurent parmi celles qui sont sur la table des négociations, même si un éventuel accord de transfert d'eau est également sur la table. Nombre de ces initiatives sont motivées par la crainte de voir l'Iran accroître sa puissance militaire et son influence dans la région.

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AFP/SAUL LOEB - Le ministre bahreïni des Affaires étrangères Abdullatif al-Zayani, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le président américain Donald Trump et le ministre des Affaires étrangères des EAU Abdullah bin Zayed Al-Nahyan tiennent des documents après avoir participé à la signature des accords d'Abraham.

Le pays présidé par Ebrahim Raisi est une préoccupation majeure, non seulement pour ses voisins, mais aussi pour la communauté internationale dans son ensemble. Téhéran continue d'enrichir l'uranium à un niveau de pureté qui commence à ouvrir la voie à la production d'armes nucléaires, ce contre quoi l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a déjà mis en garde. En effet, le président, Rafael Grossi, a assuré que "la confiance de l'Agence dans sa capacité à maintenir une connaissance continue (des activités nucléaires de l'Iran) se détériore avec le temps et s'est maintenant encore plus détériorée".

Ce qui est clair pour des pays comme Israël et Bahreïn, c'est que, s'ils veulent rester à l'écart de l'influence iranienne, ils doivent unir leurs forces pour former des alliances importantes. Et ils doivent le faire malgré la réticence d'une grande partie de la société bahreïnie à reconnaître Israël en raison du conflit avec la Palestine. Yair Lapid a fait cette remarque lors de sa visite au Bahreïn : "Je pense que c'est la bonne solution (de créer deux Etats) pour les Israéliens et les Palestiniens. Tout le monde ne le pense pas au sein du gouvernement (israélien), mais à l'heure actuelle, ce n'est malheureusement pas faisable", a-t-il déclaré à une table après la conférence de presse conjointe.