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Israël et le Jihad islamique palestinien scellent un cessez-le-feu fragile

L'accord a été négocié par l'Égypte après près de trois jours de combats
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AP/HATEM MOUSSA  -   Roquettes lancées depuis la bande de Gaza vers Israël

Israël et le Jihad islamique palestinien sont parvenus à un cessez-le-feu sous la médiation de l'Égypte qui met fin à des affrontements qui durent depuis près de trois jours et ont fait plus de 40 morts palestiniens, dont 15 enfants, et plus de 360 blessés, ainsi que de nombreux bâtiments détruits dans la bande de Gaza.

La violence a éclaté dans la bande de Gaza au cours du week-end en raison de la confrontation permanente entre les Palestiniens et Israël. Les bombardements israéliens ont fait environ 44 morts au cours des trois derniers jours, dont 15 enfants et quatre femmes, selon le ministère de la Santé de Gaza. 

De son côté, le Jihad islamique palestinien a déclaré que neuf des morts sont des combattants du Jihad islamique palestinien, dont les deux principaux commandants de sa branche armée, Taysir al-Jabari et Khaled Mansour.

Du côté israélien, aucun décès n'a été signalé et une quarantaine de blessés légers ont été signalés. 

Malgré le cessez-le-feu, qui est entré en vigueur tard dimanche soir, il y a eu quelques escarmouches initiales, y compris une offensive israélienne, qui a été justifiée par une attaque palestinienne antérieure, selon des sources israéliennes. Face à cette attaque israélienne, le Jihad islamique a répondu par des tirs de roquettes. 

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AFP/JACK GUEZ - Un missile israélien est lancé depuis le système de missiles de défense Iron Dome, conçu pour intercepter et détruire les roquettes à courte portée et les obus d'artillerie entrants, dans la ville israélienne d'Ashdod.

En tout état de cause, une trêve fragile persiste pour l'instant, et Israël est prêt à ce qu'elle soit rompue, comme l'a annoncé son ministère de la défense. 

L'Égypte a servi de médiateur pour l'établissement de cette trêve entre Israéliens et Palestiniens en envoyant une délégation égyptienne dans la bande de Gaza. Une note officielle du bureau du Premier ministre israélien a remercié le pays d'Afrique du Nord pour ses efforts de médiation. Toutefois, l'État israélien a également averti qu'en cas de violation de la trêve, il conservait "le droit de répondre par la force".

Le cessez-le-feu intervient près de trois jours après le début de la dernière escalade de la violence, lorsqu'Israël a lancé des frappes préventives contre des cibles du Jihad islamique à Gaza. Yair Lapid, le Premier ministre israélien, a décrit l'offensive de ce week-end comme une "opération antiterroriste précise visant à prévenir une menace réelle immédiate de la part du Jihad islamique palestinien, un tentacule de l'Iran, une opération visant à tuer des citoyens israéliens innocents".

Parmi les efforts de médiation du Caire figuraient des pourparlers en vue de la libération d'un militant du Jihad islamique capturé par Israël il y a six jours et des garanties qu'un prisonnier palestinien en grève de la faim dans une prison israélienne serait traité à l'hôpital. 

Pour sa part, le Hamas, qui dirige la bande de Gaza et est resté à l'écart des combats, a déclaré que l'opération israélienne représentait une "nouvelle étape dans la lutte pour la liberté des Palestiniens contre l'occupation israélienne". La décision de l'organisation de ne pas participer était frappante, étant donné que le Hamas dispose d'une plus grande puissance d'armement que le Jihad islamique. 

Au cours des trois jours d'affrontements armés, le Jihad islamique a tiré plus de 930 roquettes sur le territoire israélien depuis Gaza, selon l'armée israélienne, qui a précisé que la grande majorité d'entre elles ont atterri dans des zones non peuplées ou ont été neutralisées par le système de défense aérienne Iron Dome. Les projectiles lancés par le Jihad islamique étaient de courte portée, à l'exception de certains visant Tel Aviv et Jérusalem. 

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AFP/JALAA MAREY - Une batterie du Dôme de fer israélien, conçu pour intercepter et détruire les roquettes à courte portée et les obus d'artillerie, a été installée au sol dans la ville de Jérusalem

Les bombardements israéliens ont visé 160 cibles appartenant prétendument au Jihad islamique en Palestine. Il s'agissait notamment d'installations supposées fabriquer et stocker des armes, de sites de lancement de roquettes et d'un réseau de tunnels prétendument utilisés par le groupe, comme le rapporte l'agence de presse EFE. 

La zone de la bande de Gaza continue de souffrir d'une situation humanitaire compliquée en raison de la violence dans la zone et du blocus continu de la bande par Israël, une situation qui fait que 2,3 millions de personnes vivent dans des conditions très difficiles. 

En fait, l'une des conditions du cessez-le-feu est d'alléger le blocus israélien de la bande de Gaza. Dans les heures qui viennent, on verra comment cette trêve évolue et s'il n'y a pas de nouveaux épisodes de tension qui pourraient aggraver la situation dans la zone palestinienne et dans la région du Moyen-Orient en général.