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Josep Borrell affirme que le Nicaragua se trouve dans une situation "désastreuse" et espère faire pression

Les principaux rivaux électoraux du président Daniel Ortega sont en prison
Vice-président de la Commission européenne en charge du Haut Représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell

PHOTO/EUROPEAN UNION/ERIC VIDAL  -   Vice-président de la Commission européenne en charge du Haut Représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell

Le haut représentant de l'UE pour les affaires étrangères, Josep Borrell, a déclaré que le Nicaragua se trouve dans une situation "très grave" et a espéré que le club européen pourra faire "pression" sur le régime après le débat au cours duquel les ministres de l'UE discuteront ce lundi de la réaction des Vingt-sept aux élections dans ce pays.

"J'espère mettre plus de pression sur le régime", a déclaré l'homme politique à son arrivée à la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne (UE) à Luxembourg, après avoir été interrogé sur ses attentes concernant le débat des chefs de la diplomatie des États membres.

La situation dans ce pays d'Amérique latine est "très grave", a-t-il souligné.

Les ministres des affaires étrangères se réunissent dans le cadre d'une réunion au cours de laquelle l'Espagne a demandé à discuter de la réaction des Vingt-sept aux élections du 7 novembre au Nicaragua, où les principaux rivaux du président Daniel Ortega sont emprisonnés.

El presidente Ortega busca un cuarto mandato consecutivo en noviembre de 2021, y está tirando de todas las palancas a su disposición para asegurar que su Frente Sandinista de Liberación Nacional retenga el poder
AP/CRISTOBAL VENEGAS - Le président Ortega cherche à obtenir un quatrième mandat consécutif en novembre 2021 et actionne tous les leviers à sa disposition pour assurer le maintien au pouvoir de son Front sandiniste de libération nationale.

"Nous avons une idée claire de ce qui va se passer. Fondamentalement, l'opposition ne sera pas autorisée à participer aux élections et il est clair que tout se prépare pour des élections qui ne seront ni libres ni démocratiques", a déclaré une source européenne.

Face à une situation dans laquelle il y a "un virage autoritaire clair du régime Ortega", "il y aura probablement un refus de reconnaître le résultat" des élections, parce qu'il ne représentera pas l'opinion des Nicaraguayens, a déclaré la même source.

Interrogé sur la décision du gouvernement vénézuélien de suspendre le dialogue avec l'opposition et sur le fait de savoir si cela signifie un changement des conditions d'envoi d'une mission d'observation électorale aux élections régionales de cette année au Venezuela, M. Borrell a préféré ne pas répondre.

El presidente nicaragüense Daniel Ortega y la vicepresidenta Rosario Murillo durante una marcha denominada "Caminamos por la paz y la vida. Justicia" en Managua, Nicaragua el 29 de agosto de 2018
REUTERS/OSWALDO RIVAS - Le président nicaraguayen Daniel Ortega et la vice-présidente Rosario Murillo lors d'une marche intitulée "Nous marchons pour la paix et la vie". Justice" à Managua, au Nicaragua, le 29 août 2018.

"Sur la mission d'observation électorale au Venezuela, je pense avoir déjà dit tout ce que j'avais à dire", a-t-il commenté.

Vendredi, depuis Washington, M. Borrell a assuré que les États-Unis soutenaient l'envoi d'une mission d'observation électorale européenne aux élections vénézuéliennes.

M. Borrell a défendu l'envoi d'une mission d'observation électorale, car "il ne s'agit pas d'élections présidentielles ou législatives, elles sont régionales et locales" et "il y a beaucoup de maires et de présidents d'États qui sont en fonction et qui veulent répéter leur mandat".

Perfiles de las figuras de la oposición detenidas en Nicaragua, hasta el 23 de junio
AFP/AFP - Profils des personnalités de l'opposition détenues au Nicaragua, au 23 juin.

"Il me semble raisonnable qu'il y ait un effort, non pas pour soutenir l'opposition, mais pour qu'il y ait des garanties que les élections seront aussi libres que possible", a-t-il déclaré aux journalistes.

Le 21 novembre, le Venezuela organisera des élections régionales et locales, au cours desquelles les citoyens éliront les gouverneurs des 23 États qui composent le pays et les maires de 335 municipalités, ainsi que les représentants des conseils législatifs.