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Karima Benyaich : "Nous ne voulons pas la guerre mais nous n'avons pas à la provoquer" (et 2)

L'ambassadeur du Maroc en Espagne assure qu'à Guerguerat le transit est assuré et que le Polisario perd son soutien.
Karima Benyaich, L'ambassadeur du Maroc en Espagne

Atalayar  -   Karima Benyaich, L'ambassadeur du Maroc en Espagne

L'ambassadrice du Maroc en Espagne, Karima Benyaich, assure que ce que fait son pays au poste frontière de Guerguerat, c'est "sécuriser le passage" en tant que "pays responsable" et accuse le Front Polisario de "provocations" répétées. "Nous ne voulons pas la guerre, mais nous ne devons pas non plus la provoquer", a-t-il déclaré dans une interview à Europa Press.


Benyaich concède qu'il est nécessaire que l'ONU nomme un nouvel envoyé spécial pour le Sahara, mais estime que le véritable problème réside dans les "provocations" du Polisario et demande que l'on reconnaisse que le Maroc est "un pays stable, un pays sérieux, un pays 
Interrogée sur la position espagnole sur le différend, elle a rappelé que le président du gouvernement, Pedro Sánchez, avait déjà déclaré que "la centralité" de la résolution du problème du Sahara se trouvait à l'ONU.
Le Maroc insiste cependant sur le fait que la solution doit être "juste, pragmatique, durable et dans le cadre de la souveraineté et de l'intégrité territoriale marocaines".


M. Benyaich défend que ce sont les propres envoyés spéciaux de l'ONU qui ont déclaré qu'il n'était pas possible d'organiser un référendum parce que "le peuple se déplace d'un endroit à l'autre", et insiste sur la proposition marocaine d'"autonomie avancée dans le cadre de la régionalisation" qui figure déjà dans la Constitution marocaine de 2011.
Dans la même veine, il a fait valoir que l'autodétermination ne doit pas nécessairement être une indépendance, mais qu'elle peut se traduire par une association ou une intégration. "La seule solution est une autonomie avancée dans le cadre de notre intégrité territoriale", a-t-il souligné.

Embajadora de Marruecos en España

L'ambassadeur estime que "les gens ne connaissent pas la situation dans le pays" et défend qu'à Guerguerat, le Maroc garantit le commerce non seulement entre le Maroc mais aussi entre l'Afrique et l'Europe. Le 13 novembre, a-t-elle déclaré, la marine marocaine a dissous "de manière pacifique, en formant un cordon de sécurité" et "dans le respect total du droit international" la manifestation qui avait commencé le 21 octobre.
Benyaich a accusé le Front Polisario d'utiliser "les femmes et les enfants comme boucliers humains", de brûler les matériaux avec lesquels ils avaient campé et de recourir à des "fausses nouvelles" comme "ils ont l'habitude de le faire". "Ce qu'ils ont fait, c'est déclarer la guerre au Maroc et lever le cessez-le-feu", dit-il.


"Le Polisario perd du soutien"


En outre, il a assuré que l'intervention marocaine "a été bien accueillie au niveau international" alors que le Polisario "constate qu'il perd du soutien" et qu'il y a 165 pays qui ne le reconnaissent pas.
Le Polisario, selon lui, est un mouvement qui est "un héritage de la guerre froide", qui a "détourné" les gens dans les camps et qui est maintenant affaibli. Ainsi, il a exprimé sa "condamnation" des conditions dans lesquelles vivent les réfugiés dans les camps de Tindouf, affirmant qu'"ils ne vivent même pas avec la dignité d'être des réfugiés".

Karima Benyaich, embajadora de Marruecos en España

Selon l'ambassadeur, le Polisario ne permet pas de censurer la population de Tindouf pour l'aide humanitaire "parce que leur nombre est très faible". Elle affirme que deux tiers des Sahraouis vivent en Mauritanie ou au Maroc - faisant allusion à la zone du Sahara occidental occupée par Rabat et non reconnue internationalement.
De plus, il défend qu'"on ne peut pas parler du peuple sahraoui parce que le Sahara va de l'Atlantique à la mer Rouge et qu'il ne représente pas toute cette population" et que lorsque la région a été colonisée au XIXe siècle, il n'y avait pas d'autre État que le Maroc "qui est un État depuis 12 siècles".