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La communauté Ahmadiyya dénonce la violente profanation de tombes musulmanes au Pakistan

Dans le district de Sialkot
Communauté Ahmadiyya

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La communauté Ahmadiyya a publié une déclaration officielle dénonçant le fait que des responsables gouvernementaux et des forces de police au Pakistan se livrent à des actes répréhensibles tels que la profanation de tombes de musulmans Ahmadi. 

La déclaration officielle de la communauté Ahmadiyya est reproduite ci-dessous :

Il est regrettable de vous informer que des représentants du gouvernement pakistanais et des forces de police commettent des actes répréhensibles tels que la profanation de tombes de musulmans ahmadis. La persécution des Ahmadis, soutenue par le gouvernement, est généralisée et la vie des Ahmadis est devenue un véritable enfer car ils sont privés de tous leurs droits humains et civiques. Le gouvernement ne laisse pas les Ahmadis tranquilles, même après leur mort.

Nous avons été informés que l'agent du poste de police de Pero Chak, dans le district de Sialkot, où se trouve le poste de police de Motra, a détruit les pierres tombales des tombes du cimetière local à la demande des groupes anti-Ahmadi locaux, qui avaient auparavant brisé deux des pierres tombales. Lorsqu'on leur a demandé de présenter l'autorisation correspondante, ils ont été contraints de partir sans celle-ci. Les dernières nouvelles à ce sujet dans le district de Sialkot sont très inquiétantes. Le cimetière de Pero Chak était partagé par les Ahmadis et les non-Ahmadis depuis 1948. Les ahmadis avaient été enterrés dans la partie du cimetière qui leur était allouée, tandis que les non-ahmadis étaient enterrés dans l'autre partie. Le 6 avril, le commissaire adjoint de Daska ainsi que le SHO du poste de police de Motra et son unité se sont rendus sur le site et ont brisé le reste des pierres tombales de 43 tombes.

Au cours de l'incident, le commissaire a été informé - sur place - que ce cimetière servait de lieu de sépulture commun aux Ahmadis et aux non-Ahmadis depuis 71 ans et que, jusqu'à récemment, tous les résidents vivaient en paix sur le site. Cette paix a récemment été perturbée par les instigations d'un religieux local du nom de Maulawi Irfan Asad. Ignorant ces faits et les plaidoyers et demandes formulés, le commissaire a poursuivi le processus de destruction des pierres tombales. Ainsi, la persécution contre la communauté Ahmadiyya du Pakistan ne se limite pas à ceux qui sont en vie. Les Ahmadis qui sont décédés ne sont pas non plus en sécurité dans leurs tombes.

L'acte illégal commis par la police à l'encontre de la communauté Ahmadiyya au Pakistan n'est pas seulement un acte de violation des droits de l'homme élémentaires, mais c'est un acte qui assombrit davantage le visage du Pakistan aux yeux de la communauté internationale. La communauté internationale doit prendre sérieusement note de ces graves actes criminels contre l'humanité et mettre fin à ce qui est inacceptable. 

Le 13 juillet 2021, les experts des droits de l'homme des Nations unies ont exprimé leur profonde inquiétude face au manque d'attention portée aux graves violations des droits de l'homme perpétrées à l'encontre de la communauté Ahmadiyya dans le monde, et ont appelé la communauté internationale à redoubler d'efforts pour mettre fin à la persécution actuelle des Ahmadis.

Nous demandons donc instamment à nos autorités d'exiger du gouvernement pakistanais qu'il s'acquitte de sa responsabilité d'assurer une protection efficace et la liberté de pratique religieuse aux ahmadis, et que les auteurs de ces attaques soient traduits en justice, afin que ses lois et pratiques soient conformes aux normes internationales, telles qu'énoncées dans les articles 20, 2 et 18 de la Déclaration universelle des droits de l'homme des Nations unies et dans les articles 25 et 26 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.