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La Cour constitutionnelle malienne nomme le chef du coup d'État Assimi Goita à la présidence

Suite à la libération par les putschistes du président déchu et de son premier ministre
AFP/MICHELE CATTANI-En esta foto de archivo tomada el 18 de septiembre de 2020, el coronel Assimi Goita (C), presidente del CNSP (Comité Nacional para la Salvación del Pueblo).

AFP/MICHELE CATTAN  -   Photo d'archives prise le 18 septembre 2020, le colonel Assimi Goita (C), président du CNSP (Comité national pour le salut du peuple).

La Cour constitutionnelle malienne a validé le putschiste Assimi Goita, protagoniste du coup d'État de lundi dernier, comme nouveau président de la République en remplacement du dirigeant évincé, Bah Ndaw.

La Cour entend ainsi donner un semblant de légalité au coup d'État de lundi dernier à Bamako, mené par les mêmes putschistes qui ont déposé le président d'alors, Ibrahim Boubacar Keita (IBK), en août dernier.

Dans ses efforts pour légaliser les nouvelles autorités, la Cour s'appuie sur la démission présentée par Bah Ndaw lundi dernier, dans des circonstances peu claires, étant donné qu'il a été détenu dans un complexe militaire toute la journée et libéré seulement jeudi.

AFP/MICHELE CATTANI  -   El presidente de la transición de Mali, Bah Ndaw, durante su ceremonia de investidura en el CICB (Centro Internacional de Conferencias de Bamako) en Bamako
AFP/MICHELE CATTANI  -   Le président de transition du Mali, Bah Ndaw, lors de sa cérémonie d'investiture au CICB (Centre International de Conférence de Bamako) à Bamako.

Suite à cette démission, a raisonné la Cour, il y avait un vide de pouvoir qui devait être comblé immédiatement, et selon les lois de la Charte de la transition en vigueur au Mali dans cette période de transition, la personne habilitée à remplacer un président est, en premier lieu, son vice-président, en l'occurrence le colonel Assimi Goita.

Reste à savoir comment le nouveau président et la procédure de sa nomination seront accueillis par le peuple malien, mais surtout par la Communauté des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), à laquelle le Mali appartient et qui est déterminée depuis août dernier à imposer une période de transition au Mali afin de remettre le pouvoir aux civils.