La Jordanie renforce son soutien au Maroc sur la question du Sahara occidental

Le Ministre jordanien des affaires étrangères a souligné que son pays "a été et continuera d'être aux côtés du Maroc"
Inauguration du consulat jordanien à El Ayoun

PHOTO/Moroccan Diplomacy  -   Inauguration du consulat jordanien à El Ayoun

La Jordanie est un autre des pays qui a récemment montré son plein soutien au Maroc sur la question du Sahara occidental. Le royaume jordanien a exprimé son plein soutien à la formule d'autonomie du territoire sahraoui sous souveraineté marocaine et cela a été démontré par l'ouverture de son consulat général jeudi à El Aaiun.

Le Ministre jordanien des affaires étrangères lui-même, Ayman al-Safadi, a souligné que la nation jordanienne "a été et sera toujours du côté du Maroc" sur la question du Sahara occidental. Comme il l'a déclaré lors de l'inauguration du consulat jordanien. 

Lors de la cérémonie d'ouverture officielle, le vice-premier Ministre jordanien a également précisé la position nationale sur la question sahraouie : "L'inauguration du consulat général à El Ayoun confirme la position ferme de la Jordanie qui a été et restera toujours aux côtés du Royaume du Maroc". Ces déclarations liées à la question de l'intégrité territoriale marocaine par Al-Safadi sont intervenues lors d'une conférence de presse conjointe avec le Ministre marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita. Une position totalement opposée à celle défendue par le Front Polisario, qui prône la tenue d'un référendum sur l'indépendance, une position que presque personne ne soutient sur la scène internationale, à l'exception de quelques pays comme l'Algérie, un des acteurs internationaux en désaccord avec le Maroc en Afrique du Nord.

La inauguración del Consulado jordano en El Aaiún, es la culminación de la conversación telefónica entre el rey Mohamed VI y el rey Abdullah II en noviembre de 2020
PHOTO/Diplomatie marocaine - L'inauguration du consulat jordanien à Laayoune, est le point culminant de la conversation téléphonique entre le roi Mohammed VI et le roi Abdallah II en novembre 2020.

Par ailleurs, Ayman al-Safadi a indiqué que l'ouverture du consulat général prouve également que "nous travaillons avec nos frères pour résoudre le problème du Sahara marocain, conformément aux résolutions de la légalité internationale et à l'initiative d'autonomie présentée par le Maroc", décrivant cette proposition comme une "solution pratique et logique afin de résoudre ce conflit artificiel".

L'inauguration, jeudi, du consulat général du Royaume de Jordanie à Laâyoune démontre la solidité des relations entre Rabat et Amman, un exemple de bonnes relations et de coopération entre les pays arabes. Un lien consolidé qui est également représenté par la bonne entente entre leurs deux rois, le roi marocain Mohammed VI et le roi jordanien Abdullah II, qui partagent la même vision sur les questions arabes, régionales et internationales. 

Après l'intervention des forces armées marocaines à El Guerguerat en novembre 2020 face aux troubles qui ont éclaté à ce poste frontière qui relie le Sahara occidental à la Mauritanie, le monarque jordanien a salué les décisions du roi Mohammed VI de rétablir et d'assurer la circulation des personnes et des biens dans cette zone.

Il a également félicité le souverain alaouite pour la réussite de cette opération qui a permis la réouverture du passage aux échanges commerciaux entre le Royaume du Maroc et les pays d'Afrique subsaharienne. C'est précisément à l'occasion de cette action que le roi Abdallah II a exprimé à Mohammed VI son intention d'ouvrir le consulat général de Jordanie à El Aaiun. 

De cette manière, la Jordanie suit les traces d'autres pays qui ont pris la décision d'ouvrir des délégations diplomatiques dans des centres importants de la région d'El Ayoun ou de Dakhla. C'est le cas des nations de l'importance des États-Unis et des Émirats arabes unis. Ainsi, la Jordanie est devenue jeudi le onzième pays à ouvrir un consulat à Laayoune, après les Émirats, le Bahreïn, la Côte d'Ivoire, les Comores, le Gabon, Sao Tomé-et-Principe, la République centrafricaine, le Burundi, Eswatini et la Zambie.

Representación, del número de Consulados Generales en El Aaiún y Dajla
PHOTO/Diplomatie marocaine - Représentation, du nombre de consulats généraux à Laayoune et Dakhla

Le Ministre jordanien des affaires étrangères a souligné les relations "historiquement fortes, stratégiques et distinguées" entre les deux royaumes frères, qui se manifestent par une "coopération continue et une coordination ininterrompue" entre les responsables marocains et jordaniens à tous les niveaux, comme le rapportent les médias marocains Quid. 

"Ces liens historiques représentent un modèle dans les relations arabes" au service d'intérêts communs afin de "contribuer au développement de nos peuples et faire face à tous les défis communs auxquels nous sommes confrontés", selon les indications du roi Mohammed VI et du roi Abdallah II, a déclaré le Ministre jordanien des affaires étrangères.

M. Al-Safadi a souligné, lors de sa rencontre avec Nasser Bourita, que le dernier événement officiel à l'occasion de l'ouverture du consulat général était l'occasion de discuter des mesures à prendre pour élever les relations solides entre les deux pays au niveau d'une coopération "fructueuse" qui sert les intérêts des deux pays et ceux de la communauté arabe dans son ensemble.

Tout cela fait suite aux dernières avancées diplomatiques par lesquelles l'ancienne administration américaine de Donald Trump a reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental et le pays d'Afrique du Nord a établi des relations avec Israël ; dans le cadre de la stratégie menée par l'ancien président américain pour normaliser les relations entre l'État israélien et les différentes nations arabes afin de tenter d'œuvrer à la pacification du Moyen-Orient. 

El rey Mohamed VI de Marruecos (Derecha), habla con el rey Abdullah II de Jordania
PHOTO/AFP - Le roi Mohammed VI du Maroc (à droite) s'entretient avec le roi Abdallah II de Jordanie

La première grande étape a été les accords d'Abraham, en vertu desquels les Émirats arabes unis et le Bahreïn ont établi des liens diplomatiques avec Israël, ce que seules l'Égypte et la Jordanie avaient fait par le passé dans la sphère arabe. Par la suite, le Soudan se joindra à l'initiative visant à établir des relations avec le pays juif. Tout cela dans le but de résoudre le conflit dans la région du Moyen-Orient, enraciné depuis des décennies et avec des problèmes non résolus comme la question palestinienne.

Après ces mouvements, un soutien important est venu pour que le Maroc reconnaisse la formule de l'autonomie du Sahara occidental sous souveraineté marocaine comme la seule voie possible pour résoudre le conflit sahraoui. Cela a été représenté par l'ouverture de consulats par des pays comme les Émirats et les États-Unis dans des villes comme Dakhla et El Aaiún. En janvier, une conférence internationale virtuelle a même été organisée par le Maroc et les États-Unis, au cours de laquelle des dizaines de pays ont approuvé leur soutien au royaume alaouite sur la question du Sahara occidental, une question sur laquelle la position du Front Polisario concernant un référendum sur l'indépendance est pratiquement exclue sans aucun soutien international.