La police française a battu un jeune homme qui a décapité un professeur pour avoir montré des photos de Mahomet

L'auteur de l'attentat, avant de mourir, a pris une photo de la tête de la victime pour la diffuser sur les réseaux sociaux, selon les médias français
Membres de la police française

AFP/FRANCK FIFE  -   Membres de la police française

Nouvel attentat islamiste en France lié à la diffusion des images de Mahomet. Le pays français a été une nouvelle fois le théâtre d'un attentat islamiste lié à l'affichage d'images du prophète. Dans cette affaire, il y a quelques heures, la victime était un enseignant du secondaire qui avait montré des images de Mahomet pendant un cours sur la liberté d'expression.

L'auteur de ce meurtre à motivation religieuse est un garçon de 18 ans qui a été abattu peu après par la police française. Les autorités ont identifié le suspect décédé comme étant un jeune Tchétchène, selon plusieurs médias français, car son identité n'avait pas été rendue publique et on ne savait pas s'il avait un casier judiciaire.

Le parquet national antiterroriste a immédiatement pris en charge l'affaire et a ouvert une enquête sur l'attentat, qui s'est produit à environ 50 km au nord-ouest de Paris et qui a de nouveau frappé la nation française, dans ce cas dans le domaine sensible de l'éducation. 

L'offensive a eu lieu vers 17 heures, heure locale, lorsque l'agresseur a décapité la victime près de l'institut où il travaillait, à Conflans-Sainte-Honorine, au milieu de la rue et en criant « Allah est grand », selon plusieurs témoins cités par les médias locaux.

L'auteur présumé a été arrêté à seulement 200 mètres de là, mais déjà dans la ville voisine d'Eragny, par une patrouille de police. L'homme s'est approché des policiers de manière menaçante avec un grand couteau et ils lui ont tiré dessus, causant sa mort.

Le suspect portait une ceinture qui lui faisait craindre d'avoir des explosifs, alors une équipe de déminage est entrée et un périmètre de sécurité a été mis en place. L'agresseur a même pris une photo de la tête décapitée et l'a montrée sur les réseaux sociaux pour revendiquer son action, mais elle a été rapidement effacée. La police enquête pour savoir si l'agresseur ou un complice a téléchargé le contenu de Twitter, qui était accompagné du texte suivant : « Au nom d'Allah, j'ai exécuté un de ces chiens de l'enfer qui ont osé se moquer de Mahomet », selon France Info. Le message contenait des menaces contre le président français Emmanuel Macron, décrit comme « le chef des infidèles ».

Le président Emmanuel Macron s'est rendu à Conflans-Sainte-Honorine, où la victime enseignait et où le meurtre a eu lieu, pour rencontrer ses collègues et montrer son soutien à la communauté éducative.

Après la réunion, Emmanuel Macron a fait des déclarations officielles aux médias et a défini l'attaque comme une « attaque terroriste islamiste » et une offensive contre les « valeurs » démocratiques et laïques de la République française. Il a surtout souligné le soutien de toute la France à la communauté éducative « pour les défendre et leur permettre de faire leur travail : faire des citoyens libres. Les terroristes "ne passeront pas" et "l'obscurantisme religieux ne gagnera pas », a déclaré le dirigeant français. 

Le ministre français de l'Education, Jean-Michel Blanquer, a quant à lui condamné « la monstruosité du terrorisme islamique » et a déclaré que « la République a été attaquée ce soir ». Il a également annoncé qu'il rencontrerait ce samedi des représentants des enseignants et des parents.

L'ensemble de la communauté éducative française a émis une réaction unanime pour condamner et défendre l'enseignement libre et laïque. Cela fait suite à une attaque brutale qui fait ressurgir des images du passé, comme celles de l'attaque contre les membres de l'hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo il y a cinq ans.