La police nationale confirme que Brahim Ghali est hospitalisé à Logroño

Le leader du Polisario n'est toujours pas en état d'aller témoigner et l'on s'attend à ce que le juge Pedraz reporte à nouveau la date du procès
Atalayar_Hospital Brahim

AFP/ RYAD KRAMDI  -   Brahim Ghali, président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et secrétaire général du Front Polisario

Selon La Razón, la police nationale prévoit d'envoyer un rapport complet sur l'état de santé de Ghali au juge de l'Audiencia Nacional, Santiago Pedraz, dans le courant de demain. Une fois qu'il aura été informé, M. Pedraz décidera s'il convient de reporter sa déclaration jusqu'à ce que l'accusé soit en état de la faire.

Une fois l'identité de Ghali confirmée à l'hôpital espagnol, il devra s'expliquer devant l'Audiencia Nacional lorsque son état de santé le lui permettra et lorsque le juge Pedraz le jugera opportun. Le Maroc accuse le dirigeant d'avoir commis des crimes de génocide, de terrorisme, d'enlèvements et de graves violations des droits de l'homme, comme cela a été rapporté dans différents médias.

En plus de cela, Ghali serait accusé d'avoir commis plusieurs crimes de détention illégale et de torture. Ces accusations découlent de la plainte déposée par le blogueur dissident El Fradel Breika qui dénonçait "la répression et les graves abus commis par les tortionnaires du Polisario à l'encontre des habitants des camps de Tindouf sous la surveillance des autorités algériennes".

De même, La Razon a fait état de la libération de Breika d'une prison du Polisario où, avec deux autres blogueurs, il aurait subi "les pires sévices physiques et psychologiques pour avoir osé dénoncer les graves violations des droits de l'homme, les viols et la corruption des dirigeants séparatistes, ainsi que leur exploitation de la misère de la population dans les camps pour servir leurs intérêts personnels".

Selon le dissident, "trois militants pro-démocratie ont été enlevés par des miliciens armés du Polisario pour la simple raison qu'ils avaient condamné sur les réseaux sociaux les graves violations commises à l'encontre des populations des camps de Tindouf". Les trois militants affirment avoir subi divers types de torture et d'abus dans un lieu inconnu.

Tout indique que le 7 mai, date fixée par le juge après avoir demandé en principe que l'identité du Ghali soit identifiée et corroborée à l'hôpital, sera reportée car l'état de santé du leader est encore faible. Des sources indiquent que le même jour, les services de santé emmèneront Brahim Ghali dans le service, mais qu'il ne sera pas en mesure de faire une apparition ou une déclaration.