L'Afrique compte plus de 1 000 décès dus aux coronavirus et près de 20 000 cas

L'Égypte, l'Afrique du Sud et le Maroc sont les pays les plus touchés
El coronavirus en ÁFRICA

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Le continent africain a dépassé les 1 000 décès dus à l'épidémie de COVID-19 ce samedi, alors que le nombre total de cas sur le continent s'élève maintenant à 19 895, selon le Centre africain de contrôle des maladies (CDC Afrique). Au total, à 8 heures GMT samedi, le continent a enregistré 1 017 décès et 4 642 récupérations. 

La zone la plus touchée est le nord, l'Égypte étant le pays le plus touché par la pandémie sur l'ensemble du continent (2 844 cas et 205 décès). Elle est suivie, au sud, par l'Afrique du Sud, avec 2 783 infections et 50 décès, et, toujours au nord, par le Maroc (avec 2 564 cas positifs et 135 décès). Pour sa part, l'Algérie, avec 2 418 cas et 364 décès, est la nation africaine où le coronavirus s'avère le plus mortel. 

L'Afrique, avec 1,2 milliard d'habitants, reste pour l'instant l'une des zones les moins touchées par COVID-19, bien que les chiffres des infections continuent de progresser malgré les mesures de prévention drastiques imposées très tôt par de nombreux pays. À ce jour, 52 des 54 pays du continent ont signalé des cas. 

Les experts de la santé ont averti que l'Afrique a des semaines de retard sur les États-Unis et l'Europe dans l'évolution de la pandémie et le Centre africain pour le contrôle des maladies a averti que, pour l'endiguer, la région devra effectuer quelque 15 millions de tests de dépistage dans les prochains mois. 

Selon les estimations de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (UNECA), plus de 300 000 personnes pourraient mourir de la pandémie sur ce continent en raison des conditions particulières de vulnérabilité de la région, telles que le manque de moyens sanitaires, la présence d'autres maladies ou les conditions de surpeuplement des populations les plus pauvres, notamment dans les zones urbaines. 

C'est pourquoi près de vingt chefs de gouvernement - non seulement d'Afrique mais aussi du reste du monde, comme le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, ou la chancelière allemande, Angela Merkel - ont lancé mercredi une demande publique d'aide économique urgente pour l'Afrique. La pétition, qui souligne que si le COVID-19 n'est pas vaincu en Afrique, il ne sera pas non plus possible de garantir la fin de la crise sanitaire dans le reste du monde, a été publiée dans le journal britannique Financial Times et estime l'aide nécessaire pour l'Afrique à au moins 100 milliards de dollars. 

Parallèlement à la crise sanitaire, l'UNECA prévoit que l'économie du continent se contractera de 3,2 % à 1,8 % en raison de la pandémie, poussant quelque 27 millions de personnes dans l'extrême pauvreté.