L'Arabie saoudite réitère son soutien au Maroc sur la question du Sahara occidental

La question du Sahara occidental s'impose dans les pays arabes, qui ont déjà manifesté ouvertement leur soutien au Maroc
marruecos-arabia-saudi

PHOTO/PRENSA SAUDI  -   Photo d'archive, le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita (R) et le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal bin Farhan Al-Saud lors d'une conférence de presse conjointe après leur rencontre le 29 juillet 2020.

L'Arabie Saoudite a réitéré au siège de l'ONU à New York son soutien à la souveraineté du Maroc et à l'intégrité territoriale du Sahara occidental.

Le représentant permanent de l'ambassadeur d'Arabie Saoudite, Abdullah Al Moullami a souligné que le pays arabe "rejette toute violation des intérêts suprêmes ou de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Royaume frère du Maroc". Selon le média Rue20, Moullami a salué la tenue de deux tables rondes au cours desquelles la question du Sahara a été discutée avec la participation du Maroc, de l'Algérie et de la Mauritanie.

discurso-rey-marruecos
PHOTO/ARCHIVO - le roi du Maroc, Mohamed VI

Le représentant saoudien a appelé à "la poursuite de ce processus afin de parvenir à une solution définitive à un conflit qui n'a que trop duré". Par cette déclaration, l'Arabie Saoudite continue de soutenir les efforts du Maroc pour tenter de trouver "une solution politique et réaliste à la question du Sahara marocain" sur la base des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et sous l'égide du Secrétaire général des Nations unies.

À son tour, Moullami a souligné qu'il s'agit d'une solution qui serait conforme au droit international et qui serait en accord avec la Charte des Nations unies, les résolutions du Conseil de sécurité et l'Assemblée générale des Nations unies.

elecciones-marruecos
PHOTO/ ARCHIVO - élections qui se tiendront au Maroc en septembre 2021

Dans ce contexte, en avril dernier, le ministre marocain des affaires étrangères, Nasser Bourita, a tenu une réunion en ligne avec son homologue, le prince Faisal bin Farhan al-Saud. Lors de cette rencontre, le prince saoudien a une nouvelle fois exprimé son soutien total à cette question, soulignant l'engagement à soutenir l'unité territoriale des États arabes. Ainsi, le Maroc et l'Arabie Saoudite réaffirment leur engagement diplomatique dans un contexte où la diplomatie au Moyen-Orient connaît des étapes historiques.

Il y a moins d'un mois, c'était l'anniversaire des accords d'Abraham, un pacte historique entre Israël, les Émirats arabes unis et Bahreïn qui a abouti à la normalisation des relations diplomatiques entre les trois pays. À leur tour, des pays comme le Maroc ont salué l'accord, intensifiant les relations diplomatiques en matière de sécurité, de technologie et d'accords économiques avec Israël, ce qui est significatif puisque le royaume n'a pas encore d'ambassade israélienne officielle au Maroc.

acuerdos-abraham-emiratos
AFP PHOTO / SAUDIAL PALACE / BANDAR AL-JALOUD - Photo de famille du 41e sommet du Conseil de coopération du Golfe (CCG) dans la ville saoudienne d'Al-Ula.

Avec la réitération par l'Arabie saoudite de la propriété marocaine du Sahara, le pays arabe suit les traces des États-Unis, qui ont entrevu leur soutien au Maroc lorsque l'ancien président Donald Trump a reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental et annoncé la normalisation des relations entre le Maroc et Israël. Le président actuel, Joe Biden, a suivi l'exemple de Trump en assurant qu'il n'y a "aucun changement" dans sa position sur le Sahara occidental.

L'Arabie saoudite est suivie d'une liste de 22 pays qui ont manifesté leur soutien à l'intégrité territoriale du Royaume du Maroc, dont les Émirats arabes unis, le Qatar, le Sénégal et la République démocratique du Congo. 

Lors des dernières élections, la forte participation des régions du sud a montré "l'attachement indéfectible des citoyens du sud à leur marocanité", selon le gouvernement marocain. Le Maroc attribue cette forte participation au renforcement par le royaume alaouite du développement économique et social au Sahara dans le but de créer un nouveau modèle de développement dans lequel les droits de l'homme sont réalisés.