Le Conseil régional de Dakhla-Oued ed Dahab approuve 14 projets d'une valeur de 50 millions d'euros

La réunion ordinaire à El Guerguerat a permis de conclure un accord visant le développement régional et la compétitivité économique
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Le Conseil de la région de Dakhla-Oued ed Dahab, présidé par Khattat Yanja, a approuvé le contrat pour la mise en œuvre des projets prioritaires de développement régional pour la période 2020-2022. Le montant des 14 projets à réaliser s'élève à 574 millions de dirhams marocains (MAD) - un peu plus de 50 millions d'euros -. Parmi les objectifs les plus importants du projet figuraient l'amélioration de l'attractivité économique de la région, le renforcement de l'infrastructure routière et la promotion de l'enseignement supérieur. Le gouverneur de la province d'Oued Eddahab, Lamine Benomar, et le gouverneur d'Aoussred, Abderrahmane El Jaouhari, ont participé à cette session. 

Les 14 projets approuvés font partie du programme de développement régional, qui repose sur trois piliers principaux : "Compétitivité et attractivité du territoire", "développement durable" et "cohésion sociale et territoriale". Le budget de 574 millions de dirhams a été réparti entre ces trois entités. 

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PHOTO/GUILLERMO LÓPEZ - Port de pêche de Dakhla

Le premier d'entre eux, lié à la compétitivité et à l'attractivité du territoire, comptera neuf projets et un budget qui atteint 264 millions de dirhams - près de 25 millions d'euros -, soit environ la moitié du budget total approuvé lors de la session du Conseil. Les efforts dans ce secteur se concentreront sur les travaux de réhabilitation du réseau d'assainissement liquide dans les entreprises en dehors de la région industrielle sur le boulevard Mohammed V, la construction et l'équipement de la maison des entrepreneurs à Dakhla, et le centre de Bir Gandouz.

La quasi-totalité du budget (290 millions de MAD) sera absorbée par trois projets liés au développement d'une zone logistique dans le port de Dakhla en Afrique de l'Ouest, celui d'un site côtier à El Argoub et un investissement destiné à l'amélioration des plages. Plusieurs ministères contribueront au programme à hauteur de 170 millions de dirhams. Le ministère de l'équipement, des transports, de la logistique et de l'eau apportera la plus grande contribution (100 millions), suivi du ministère de l'éducation nationale, de la formation professionnelle, de l'enseignement supérieur et scientifique (45 millions). En outre, le ministère de l'industrie, du commerce, de l'économie verte et numérique et le ministère de la santé apporteront également une contribution de 25 millions de dirhams

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PHOTO/GUILLERMO LÓPEZ - École française à Dakhla

Le président Yanja a déclaré dans un communiqué officiel que la tenue de la session ordinaire du Conseil de Dakhla-Oued ed Dahab, à Guerguerat, a été faite "pour marquer l'épopée nationale qui s'est déroulée dans cette région si importante pour le Royaume". Il a également souligné que tous ces projets visent à consolider l'économie avec la vision de transformer les provinces du sud en véritables centres économiques.

D'autre part, il faut prendre en considération les difficultés que traverse la région de Guerguerat en raison de sa situation géographique sur le point de passage de la frontière qui relie le Sahara occidental à la Mauritanie. Selon l'accord militaire numéro 1, signé par les Nations Unies (ONU), le Maroc et le Front Polisario, cette région ne peut avoir aucune présence militaire. Cependant, le Front Polisario a dénoncé à plusieurs reprises la violation de l'accord par le Maroc. Le royaume alaouite a fait valoir qu'il utilisait le passage pour le transfert de marchandises vers d'autres pays africains, bien que le Polisario le considère tout aussi illégal. 

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Le conflit, qui était loin d'être sous les feux des médias depuis un certain temps, a été rouvert il y a quelques mois lorsque le Front Polisario a annoncé la fin du cessez-le-feu, qui était en vigueur depuis 1991. La conséquence de cela a été la position de l'ancien président des États-Unis, Donald Trump, qui a reconnu la souveraineté marocaine sur le territoire du Sahara occidental. Bien que le nouveau locataire de la Maison Blanche, Joe Biden, ne se soit pas encore prononcé sur la question, il a reçu le soutien de plus de 250 dirigeants politiques pour réaffirmer ce qui a été l'un des derniers messages de Trump en tant que président. Une grande partie de la communauté internationale comprend que la reconnaissance du Sahara comme partie de la souveraineté du Maroc est postulée comme la seule solution viable à long terme.