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Le gouvernement tunisien annonce de nouvelles mesures pour faire face à la crise

La nation nord-africaine connaît une grave récession économique. Le processus a donc été intensifié et des points clés ont été définis pour relancer l'économie
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AFP/FATHI NASRI  -   Manifestants tunisiens

Depuis 2011, la Tunisie fait partie des pays qui sont entrés dans une récession économique très sévère et qui peinent à en sortir. Les différents gouvernements ont essayé de relancer l'économie, mais la situation est très grave et, surtout, elle affecte la population, laissant des niveaux élevés de pauvreté dans le pays. Les autorités tunisiennes tentent de résoudre ce conflit, et le gouvernement du pays vient d'annoncer de nouvelles mesures pour relancer l'activité économique.

L'exécutif de la nation nord-africaine a élaboré un ensemble de mesures axées sur la stimulation de la richesse du pays, la relance des projets d'investissement, le développement des exportations et la création d'un nouveau climat des affaires qui attirera les futurs investisseurs internationaux.

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AFP/FATHI NASRI - Manifestants tunisiens

C'est ce qu'a annoncé le gouvernement dans une déclaration sur sa page Facebook officielle. "Ces mesures visent à rétablir la confiance des acteurs économiques et à protéger le tissu institutionnel, ce qui permettra de relancer l'activité économique, de stimuler l'investissement public et privé et de relever progressivement le niveau de la croissance", est-il précisé.

Ce sont 50 nouvelles ressources encadrées dans quatre piliers fondamentaux qui résolvent la situation: le premier est de soutenir la liquidité des institutions financières, afin que les banques puissent facilement transformer l'argent en espèces. La deuxième cherchera à faciliter l'accès au financement, tandis que la troisième se fonde sur la manière d'améliorer les investissements. Enfin, la Tunisie s'efforcera de faciliter le cadre juridique et stratégique des affaires, ainsi que de simplifier les procédures pour stimuler les exportations. Les procédures sont obsolètes et difficiles d'accès.

On espère que lorsque ces mesures seront pleinement mises en œuvre, elles commenceront à accélérer les projets publics bloqués depuis longtemps et à stimuler l'investissement privé. C'est notamment le cas des jeunes pousses et des petites entreprises actives dans l'agriculture et les projets liés à la production et à l'approvisionnement en énergies renouvelables. En outre, un partenariat public-privé doit être établi et les services de transport maritime du pays doivent être renforcés.

Le gouvernement tunisien espère que ces mesures fonctionneront bien en Tunisie. Une vision préliminaire d'une nouvelle dynamique à court et moyen terme a été adoptée afin d'en faire un succès et d'amorcer la relance de l'économie nationale. Dans le même temps, le Fonds monétaire international (FMI) et d'autres associations examinent un programme de réformes structurelles pour redresser la situation financière. 

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PHOTO/WAM  

Le pays connaît l'une des pires crises économiques depuis son indépendance. Cela est dû à la mauvaise gestion des gouvernements qui ont dirigé la nation, ainsi qu'à l'incapacité à trouver de bonnes et réelles solutions pour gérer la crise. Au fil du temps, des mesures ont commencé à être mises en place, mais au moment où l'on pensait que tout était normal, la dette publique a commencé à atteindre des niveaux record. Le déficit budgétaire de l'État s'est également aggravé, l'inflation a atteint des sommets historiques et la pauvreté a atteint des niveaux dangereux qui inquiètent les observateurs internationaux, qui estiment qu'il sera difficile de s'en remettre. Selon l'Institut des statistiques, le chômage a atteint 18,4 %, en raison de la crise et de la mauvaise gestion, mais aussi des conséquences du coronavirus.

Il convient de noter qu'en raison de la faiblesse de l'économie, de nombreuses entreprises ont fait faillite ou ont vu leurs exportations stagner, connaissant même des moments dramatiques à certaines périodes.  Cela a entraîné un déficit commercial moyen de plus de 6 milliards de dollars, qui s'est répercuté sur le marché du travail du pays.