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Le Liban accueille la réunion des ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe

La réunion préparera le sommet arabe qui se tiendra en Algérie en octobre. Beyrouth soulèvera également la question des réfugiés et de la sécurité alimentaire
AFP/MOHAMED el-SHAHED  -   Reunión de la Liga Árabe en El Cairo, el 4 de marzo de 2020

AFP/MOHAMED el-SHAHED  -   Réunion de la Ligue arabe au Caire

Les délégations de 21 pays arabes commencent déjà à arriver à Beyrouth, qui accueille samedi un sommet des ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe. Le secrétaire général de l'organisation, l'Égyptien Ahmed Aboul Gheit, participera également à la réunion.

Le Qatar, le Koweït, la Jordanie, la Tunisie, l'Algérie, les Comores, le Soudan, la Somalie, la Palestine et le Yémen seront représentés par leurs ministres des Affaires étrangères respectifs, tandis que les Émirats arabes unis, l'Irak, l'Arabie saoudite, Bahreïn, Oman, Djibouti, le Maroc, la Libye et la Mauritanie seront représentés par leurs délégués permanents auprès de la Ligue arabe, a annoncé le gouvernement libanais. La Syrie, qui a été exclue de l'organisation panarabe en 2011, ne participera pas au sommet.

PHOTO/DALATI&NOHRA  -   Ahmed Aboul Gheit, Secretario General de la Liga Árabe
PHOTO/DALATI&NOHRA - Ahmed Aboul Gheit, secrétaire général de la Ligue arabe

Le premier à atterrir au pays des cèdres a été le chef de la diplomatie qatarie, Cheikh Mohammed bin Rahman Al Thani, qui a été reçu par son homologue libanais, Abdullah Bou Habib.

Cette réunion servira à préparer le sommet arabe qui se tiendra en Algérie en octobre. Une conférence consultative est prévue à 10 heures, suivie d'une conférence de presse conjointe d'Ahmed Aboul Gheit et d'Abdullah Bou Habib, rapporte Al-Ain.

Les diplomates libanais ont relayé auprès des médias arabes que la tenue de cette réunion génère des "signaux positifs". Les sources ont également assuré qu'aucun procès-verbal ou décision finale ne sera publié, car le sommet sera basé sur les interventions des ministres ou des représentants. Un responsable gouvernemental a déclaré à Reuters qu'Aboul Gheit rencontrera le président libanais Michel Aoun samedi

AFP/ DALATI AND NOHRA  -   Michel Aoun se distancia de Hizbulá y pide un diálogo sobre defensa
AFP/ DALATI AND NOHRA - Le président libanais Michel Aoun

En ce qui concerne les questions à discuter, le Liban mettra sur la table la question des réfugiés, la sécurité alimentaire et le soutien aux forces de sécurité libanaises. Sur ce dernier point, il convient de noter la récente décision du Qatar de faire don de 60 millions de dollars à l'armée libanaise dans le cadre de son aide pour surmonter la grave crise économique que traverse le pays méditerranéen. Doha a évoqué le "peuple libanais frère" et "la nécessité d'une action conjointe du monde arabe pour aider le peuple libanais". 

Les pays du Golfe ont interrompu leurs investissements au Liban ces dernières années en raison de la forte influence du Hezbollah, l'organisation chiite libanaise soutenue par l'Iran. En octobre de l'année dernière, Riyad et Beyrouth se sont engagés dans une crise diplomatique qui s'est terminée par l'expulsion de l'ambassadeur libanais d'Arabie saoudite. Le Royaume a pris cette décision après qu'un ministre libanais a critiqué le rôle saoudien dans la guerre au Yémen.

En avril dernier, l'Arabie saoudite a annoncé le retour du diplomate "en réponse aux appels des forces politiques modérées au Liban et à l'engagement du gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à toutes les activités politiques, militaires et sécuritaires qui portent atteinte au Royaume", a rapporté l'agence de presse saoudienne SPA