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Le Maroc annonce la création d'une nouvelle carte de santé pour le tourisme

En simplifiant l'historique médical du visiteur, le Royaume vise à identifier à temps les cas de maladies virales
marruecos turismo

AFP/FADEL SENNA  -   Touristes sur la place Jemaa el-Fnaa dans la ville marocaine de Marrakech

La préoccupation du Maroc pour la préservation de la santé de ses citoyens se poursuit et le gouvernement du pays prend des mesures. Le ministère de la Santé, suivant les recommandations du Comité national de facilitation du transport aérien, a annoncé qu'une nouvelle carte de santé sera créée pour les voyageurs entrant dans le pays.

Cette nouvelle carte est destinée à faciliter le processus d'entrée dans le Royaume et à permettre aux autorités sanitaires de faire plus facilement leur travail. En outre, les touristes seront mieux contrôlés en termes de maladies et les éventuels cas seront rapidement détectés. En effet, selon le ministère, "l'histoire médicale du pays a été mise à jour, simplifiée et normalisée".

Turistas comprando en el casco antiguo de la ciudad marroquí de Marrakech AFP/FADEL SENNA
AFP/FADEL SENNA - Touristes faisant du shopping dans la vieille ville de Marrakech, au Maroc

Le royaume alaouite vise, à travers cette carte de santé, à détecter précocement tout cas de maladie virale ou mortelle pour tous les citoyens. Le ministère de la Santé affirme qu'il sera utilisé pour détecter les cas de COVID-19, mais il sera également utilisé pour détecter les cas de monkeypox. La maladie suscite déjà un émoi international et l'OMS a relevé le niveau d'alerte en raison du nombre d'infections.

"Le dossier médical du passager est donc l'outil initial dans le processus d'identification et de traçage des cas de contact pour l'enquête et la réponse", indique l'OMS.

Désormais, toute personne souhaitant entrer au Maroc, que ce soit par voie terrestre, aérienne ou maritime, doit être munie de cette carte. Le Royaume s'assure ainsi que tous les voyageurs remplissent les mêmes conditions

Pasajeros llegan al aeropuerto Mohammed V en la ciudad occidental marroquí de Casablanca PHOTO/AFP
PHOTO/AFP - Des passagers arrivent à l'aéroport Mohammed V dans la ville de Casablanca, dans l'ouest du Maroc

Les passagers doivent avoir ce dossier médical téléchargé sur leur téléphone portable ou sur papier avant d'embarquer dans l'avion pour le Maroc. Toutefois, il est rappelé que bien que toutes vos données sanitaires figurent sur cette carte, vous devrez présenter votre passeport COVID avec le calendrier vaccinal complet ou, à défaut, un test PCR négatif effectué 72 heures avant le voyage. Le ministère rappelle que les jeunes âgés de 12 à 18 ans doivent avoir reçu toutes les doses du vaccin et que les moins de 12 ans ne doivent présenter aucun rapport et sont exemptés de toute obligation d'entrer dans le pays.

L'inquiétude concernant la situation épidémiologique au Maroc diminue, car les campagnes de vaccination portent leurs fruits. Pour cette raison, le gouvernement a commencé à assouplir les mesures il y a quelques mois, mais il reste attentif à ce qui pourrait se passer.

Le gouvernement d'Aziz Akhannouch a annoncé une nouvelle prolongation de l'urgence sanitaire nationale. Cette prolongation de la situation de pandémie restera en vigueur jusqu'au 30 septembre et vise à continuer à garantir la sécurité et la santé des Marocains. Le pays veut à tout prix éviter de nouvelles vagues d'infection par le coronavirus.

Aeropuerto Mohammed V en la ciudad occidental marroquí de Casablanca PHOTO/AFP
PHOTO/AFP - Aéroport Mohammed V de la ville de Casablanca, dans l'ouest du Maroc

Mais le COVID semble avoir été relégué au second plan par rapport au monkeypox. Le Maroc a confirmé le premier cas le 2 juin, un voyageur en provenance d'Europe, et n'a pas eu d'autres cas depuis, mais la situation dans d'autres pays comme l'Espagne, où plus de 3 000 personnes ont été infectées, est préoccupante.

À l'époque, le Royaume-Uni a réagi rapidement et mis en place un programme de lutte contre la maladie. Ce plan vise à tirer les leçons de ce qui s'est passé avec COVID et à ne pas répéter les mêmes erreurs. Elle a donc été divisée en quatre phases pour combattre la maladie. Dans un premier temps, l'ensemble du personnel de santé recevra le maximum d'informations sur le mode d'attaque de ce virus, son diagnostic et son traitement. Ensuite, des centres spécialisés seront mis en place pour envoyer des échantillons le plus rapidement possible et obtenir les résultats avant qu'il ne soit trop tard. Ensuite, s'ils sont positifs pour le monkeypox, les contacts seront recherchés pour être testés et, enfin, les personnes infectées seront confinées pour éviter tout risque supplémentaire.