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Le Maroc exigera le passeport COVID pour les transports publics et l'accès aux administrations à partir de jeudi

Le Royaume adopte cette mesure en raison de l'évolution favorable de la pandémie à l'intérieur de ses frontières
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PHOTO/AP  -   Une femme portant un masque pour prévenir la propagation du coronavirus à Rabat, au Maroc.

Il y a un peu plus de quatre mois, le Maroc connaissait la vague de COVID-19 la plus virulente depuis le début de la pandémie. Les mesures sanitaires ne diffèrent pas beaucoup de celles imposées au début de mars 2020. Heureusement, la vaccination a progressé à un rythme effréné, entraînant une baisse significative de l'incidence des cas. Bien qu'il existe encore des zones du pays où la situation est considérée comme "grave", l'incidence hebdomadaire est tombée à 8/100 000, la plus faible depuis 16 semaines.

En raison de cette amélioration de la situation sanitaire, le gouvernement britannique a décidé d'adopter une nouvelle approche de la prévention des infections en exigeant un passeport COVID. A partir du jeudi 21 octobre prochain, le carnet de vaccination sera exigé pour l'utilisation des transports publics. En outre, les déplacements entre les régions et les préfectures, que ce soit par des moyens de transport publics ou privés, ne seront désormais autorisés que sur présentation du passeport COVID, après que celui-ci ait été autorisé comme mesure effective par les autorités sanitaires marocaines.
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Les nouvelles mesures contre la propagation du virus s'étendent également aux administrations et aux lieux de divertissement. Le communiqué de presse publié par l'exécutif indique que tant les employés que les usagers des administrations publiques, semi-publiques ou privées seront tenus de présenter le carnet de vaccination avant d'entrer dans les locaux. Les fonctionnaires en charge des administrations devront veiller au bon respect des nouvelles mesures car elles seront sous leur responsabilité juridique directe. Les hôtels et les établissements touristiques, les restaurants, les cafés, les espaces clos, les magasins, les centres sportifs et les hamams (bains turcs) sont ajoutés à cette liste de lieux dont l'accès est soumis au passeport COVID.

Pour ceux qui sont déjà complètement vaccinés - deux doses, bien que la troisième dose soit administrée pour ceux qui ont reçu la deuxième dose il y a au moins six mois - ils peuvent obtenir leur passeport COVID via un lien fourni par le gouvernement marocain : www.liqahcorona.ma. Au cas où ils ne pourraient pas l'obtenir par ce portail, précise le communiqué, ils peuvent le faire en se rendant dans une annexe administrative proche de leur lieu de résidence et l'acquérir en personne. En tout état de cause, ils appellent tous ceux qui n'ont pas encore été vaccinés à le faire le plus rapidement possible.

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AFP/FADEL SENNA - Des Marocains portant des masques faciaux à Rabat

Toutefois, le gouvernement marocain rappelle que le reste des mesures est toujours en vigueur et que, bien que la situation s'améliore, il est nécessaire de rester attentif à une éventuelle reprise du nombre de cas. Ce qui a été fait, c'est d'assouplir certaines mesures pour les loisirs, comme l'extension des heures d'ouverture de l'hôtellerie et de la restauration jusqu'à 23h00 avec une limite de capacité de 50%, ou l'occupation des transports publics avec une limite de capacité de 75%. Les gymnases et les bains turcs seront également limités à 50 %, et tous les événements en plein air seront limités à un maximum de 50 personnes.

Le principal objectif du Maroc est actuellement d'accélérer le processus de vaccination de sa population. Plus de 20 millions de personnes ont déjà reçu deux doses du vaccin, soit un peu plus de 52 % de la population, ce qui fait du royaume alaouite le pays ayant le taux de vaccination le plus élevé du continent africain. Cependant, l'immunité collective est encore loin d'être acquise, ce qu'ils entendent encourager avec une troisième dose qui a déjà été administrée à 700 000 personnes après l'approbation de ce troisième vaccin au début du mois d'octobre.