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Le Maroc fait un pas de plus dans la lutte contre le COVID avec la création d'une usine de vaccins

Le Roi Mohammed VI assiste à la signature de l'accord pour la mise en place d'une usine de fabrication de vaccins qui permettra au Maroc de produire de grandes quantités pour une exportation massive
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Le Maroc poursuit sa lutte contre la pandémie après des mois pendant lesquels le pays a été sur les dents suite à la propagation rapide d'Omicron. Le Royaume a maintenant lancé un projet de construction d'une usine de fabrication de vaccins dans la province de Bensliman, dans la région de Casablanca-Settat. Dans cette nouvelle usine, des inoculations anti-COVID-19 seront créées, ainsi que d'autres vaccins. Selon MAP News, l'agence de presse officielle du Maroc, cette infrastructure est une idée du roi Mohammed VI, qui cherche à positionner le Royaume comme "un centre de biotechnologie incontournable en Afrique et dans le monde, capable de répondre aux besoins sanitaires du continent à court et à long terme", précise l'agence.

Selon la MAP, l'usine bénéficiera d'un investissement estimé entre 400 et 500 millions d'euros pour sa construction. Il permettra le développement clinique, la fabrication et la commercialisation de produits biopharmaceutiques essentiels qui, selon les experts, garantiront l'immunité sur le continent africain. La construction de l'usine a déjà commencé et la production du premier lot d'essai est prévue pour la fin du mois de juillet. Au total, le bâtiment sera composé de trois lignes industrielles capables de produire environ 116 millions d'unités d'ici 2024. L'entreprise qui réalisera le projet est la société suédoise Recipharm, qui fait partie d'un projet appelé "Fill & Finish" qui vise à intégrer les pays dans les plateformes biotechnologiques les plus efficaces du monde.

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La même société indique que l'unité marocaine, baptisée "SENSYO Pharmatech", deviendra le plus grand site de production de vaccins en Afrique, et l'un des cinq premiers au monde. L'objectif principal de la marque européenne dans le Royaume est de fabriquer plus de 20 vaccins et produits pharmaceutiques made in Morocco en moins de trois ans, ce qui permettra de couvrir 70% du pays et même plus de 60% des besoins de l'Afrique.

Le roi Mohammed VI, en tant que principal responsable du projet, a présidé la cérémonie de signature de l'accord et a visité le site où l'usine industrielle sera construite. Il était également accompagné d'une grande partie du gouvernement marocain qui était présent lors de la signature de l'accord. Il s'agit de Nadia Fettah Alaoui, ministre de l'Économie et des Finances, Nizar Baraka, ministre de l'Équipement et de l'Eau, Khalid Aït Taleb, ministre de la Santé et de la Protection sociale, Younes Sekkouri, ministre de l'Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l'Emploi et des Compétences, et Mohcine Jazouli, ministre délégué chargé du ministère de l'Investissement, de la Convergence et de l'Évaluation des politiques publiques. 

La société en charge du plan était représentée par Othman Benjelloun, président de la société "Sensyo Pharmatech", et Said Ahmidouch, vali de la région.

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Le ministre de la Santé a déclaré lors de la conférence de presse que "le Maroc va amorcer un nouveau virage vers la réalisation des vaccins et la souveraineté sanitaire. Le Royaume s'est lancé dans cette démarche pour remédier à la pénurie de vaccins et à leur distribution inéquitable".

Aujourd'hui, le Maroc produit environ trois millions de doses par mois. Avec la nouvelle usine, la capacité après février passera à cinq millions de doses, et d'ici la fin de l'année, 20 millions de doses par mois devraient être produites. D'ici 2025, le Royaume sera en mesure de fabriquer plus de 2 milliards de doses de vaccins.

Selon les dernières données, 73,2 % de la population marocaine est entièrement vaccinée. Plus de 23 millions de personnes ont été inoculées et 78,2 % ont reçu au moins une dose, ce qui signifie que près de 25 millions de Marocains ont reçu cette première partie de leur inoculation. Le Royaume affirme également que le pic le plus élevé de la dernière vague d'Omicron a déjà été franchi, et que les cas vont commencer à diminuer au fil du temps.