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Le Maroc maintient sa forte présence au sein du Centre islamique pour le développement du commerce (CIDC)

La 39ème session du Conseil d'administration du CICD a eu lieu
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AFP/AMBER HILABI  -   Femme travaillant dans un supermarché

Lundi dernier, le nouveau bureau du CICD a été créé, coïncidant avec les élections qui ont eu lieu à l'occasion des travaux de la 39ème session du Conseil d'administration du même Centre islamique, qui s'est tenue entre les 7 et 8 mars à Marrakech. Le Maroc a dirigé le CICD depuis sa création, et ce leadership est rejoint par le nouveau bureau, mentionné ci-dessus, composé de nouveaux membres : L'Arabie Saoudite, occupant le poste de vice-président, et la Côte d'Ivoire, celui de rapporteur. 

Selon le CIDC et son Conseil, le nouveau bureau a été créé à un moment où les pays membres cherchent des moyens de développer le commerce intra-OCI pour atteindre la part de 25 % de leur commerce extérieur, conformément aux objectifs du programme décennal de développement de l'OIC. Au cours de la session, le Conseil examinera les mesures prises pour le développement du commerce et du partenariat entre les États membres de l'OIC, notamment en ce qui concerne la facilitation des échanges et le développement de l'intégration régionale. Un nouvel agenda de travail a également été fixé, notamment la présentation des comptes de clôture 2021 et l'adoption de son rapport d'activité.

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PHOTO/AP - Femme dans un marché marocain

La 39e session du Conseil d'administration du CICD a été suivie par les États membres du CICD, élus lors de l'Assemblée générale qui s'est tenue à Jeddah, en Arabie saoudite, en janvier dernier. Il s'agit du Bangladesh, du Cameroun, de la Côte d'Ivoire, de l'Indonésie, du Maroc, du Nigeria, du Pakistan, de l'Arabie saoudite et de la Tunisie. L'une des raisons de la tenue de cette session est l'adoption du projet de plan d'action pour l'année 2023, visant à aider les pays de l'OIC à tirer parti des opportunités de commerce et d'investissement offertes par les différents marchés des 57 nations membres de l'organisation.

S'exprimant lors de la cérémonie d'ouverture de la réunion, Hussein Ibrahim Taha, secrétaire général de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), a exprimé sa gratitude pour le soutien continu du roi Mohammed VI à l'organisation, ainsi que pour les activités menées par le CICD, mentionnant que "la tenue de ce conseil d'administration intervient à un moment marqué par la crise de la pandémie du COVID-19, dont les répercussions ont été ressenties dans les Etats membres de l'OCI, et ont entraîné une contraction économique, une baisse des investissements et des exportations, et un déclin des activités touristiques, ce qui a augmenté les indicateurs de pauvreté et de chômage". En fait, Ibrahim Taha a indiqué que "la pandémie de COVID-19 a contribué à la perte de 53,6 millions d'emplois dans les pays membres de l'OCI, tandis que le commerce intra-OCI du commerce extérieur total des pays membres de l'OCI a diminué de manière significative en 2021".

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AFP/FADEL SENNA - Un employé de la société de mode Still Nua travaille dans une usine de textile dans un parc industriel relié à une zone franche dans la ville marocaine de Tanger.

Le CICD est un organe subsidiaire de l'OCI, établi à Casablanca depuis 1984. Sa mission est la promotion du commerce régulier, la promotion des investissements pouvant contribuer au développement des flux commerciaux, la contribution à la promotion des produits et services des Etats membres et l'encouragement de l'accès aux marchés étrangers, la diffusion d'informations commerciales, la fourniture d'une assistance aux Etats membres dans le domaine de la promotion du commerce et des négociations internationales, ainsi qu'aux entreprises et opérateurs économiques, le tout dans le cadre de l'OCI. 

Face à cela, le Royaume continue de démontrer son rôle important dans l'économie du continent africain, se classant comme la cinquième meilleure économie d'Afrique, et le CIDC a confirmé qu'il est capable de surmonter les effets négatifs de la pandémie. Aujourd'hui, il connaît l'un de ses meilleurs moments économiques grâce aux secteurs de l'automobile, de l'aéronautique et de l'agriculture. En outre, il convient de noter qu'il poursuit une expansion mondiale de ses politiques d'investissement.