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Marruecos

Le Maroc rappelle l'importance d'une alliance interafricaine pour lutter contre le changement climatique

Mohamed Arrouchi rappelle que les effets de la pollution se multiplient et appelle à recourir à trois commissions africaines sur le climat pour commencer à agir en faveur de la planète
 Mohamed Arrouchi, embajador de Su Majestad el Rey y representante permanente ante la Unión Africana

PHOTO/FILE  -   Mohamed Arrouchi, ambassadeur et représentant permanent du Royaume auprès de l'Union africaine (UA) et de la CEA

La ville de Malabo, en Guinée équatoriale, a accueilli la 4e session du Comité technique spécialisé sur les migrations, les réfugiés et les personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays, avec la participation de nombreux pays africains. L'un d'entre eux était le Maroc, représenté par Mohamed Arrouchi, ambassadeur et représentant permanent du Royaume auprès de l'Union africaine (UA) et de la CEA. Lors du discours de la délégation alaouite au forum, l'ambassadeur a souligné l'importance de l'environnement et du bien-être de la planète et de chacun.

Arrouchi a rappelé que les conséquences du changement climatique sont de plus en plus importantes. Ceux-ci, en plus d'aggraver la situation de l'environnement de la planète, ont également des effets physiques sur l'Afrique, nuisant aux tendances démographiques et à la situation économique précaire du continent. L'ambassadeur a souligné que l'Afrique ne dispose pas des mêmes capacités technologiques pour atténuer les effets que d'autres régions du monde, de sorte que le problème finit par être beaucoup plus important. 

AFP/PHILIPPE DESMAZES - Un niño camina por el lago seco de Faguibine, cerca de Bintagoungou, en la región de Tombuctú, en el norte de Mali
AFP/PHILIPPE DESMAZES - Un garçon marche dans le lac asséché de Faguibine, près de Bintagoungou, dans la région de Tombouctou, au nord du Mali.

Le représentant marocain a imploré la nécessité de créer une alliance africaine, dont tous les pays du continent feraient partie et s'uniraient pour collaborer à la lutte contre l'environnement. Arrouchi a déclaré que sans elle, l'Afrique ne sera pas en mesure de faire face aux conséquences du changement climatique. D'après les statistiques et les données qu'il a présentées, il est confirmé que le continent va entrer dans une crise grave sans retour possible, à moins que chaque pays ne fasse sa part et ne favorise la durabilité.

Le diplomate a souligné que cette union est la seule solution à ce grave problème. Elle assurerait des synergies pour maximiser la mobilisation et les ressources que chaque nation peut fournir. À son avantage, le continent pourrait renforcer ses systèmes. Ainsi, l'adaptation aux diversités des serres sera plus stable et durable. Cela serait rendu possible grâce aux conditions du système d'alerte précoce et à l'engagement et aux bonnes relations avec les partenaires commerciaux du continent africain.

Bien que l'Afrique soit le continent qui contribue le moins aux émissions de gaz à effet de serre, d'autres régions sont de grands producteurs de gaz à effet de serre et, au final, toutes les parties du monde sont concernées. Selon Arrouchi, afin de préserver l'environnement et l'écosystème du continent, l'accent doit être mis sur la lutte et la réduction des émissions de carbone

AFP/ BOUREIMA HAMA - Un niño vadea a través del agua en una calle inundada en el barrio de Kirkissoye en Niamey el 3 de septiembre de 2019
AFP/ BOUREIMA HAMA - Un enfant dans une rue inondée dans le quartier de Kirkissoye à Niamey, le 3 septembre 2019.

À cette fin, le diplomate marocain a insisté sur l'importance de conclure des accords avec les principaux partenaires économiques du continent. Arrouchi demande que la question soit inscrite à l'ordre du jour des réunions entre eux, car cela lui donnera l'importance nécessaire et permettra de renforcer la défense de la région, ce qui mettra fin à la question.

Étant donné que ce processus sera long et que tous les pays ne seront pas d'accord sur de nombreux points, Arrouchi a rappelé au Comité qu'il existe un certain nombre d'organisations qui peuvent prendre les choses en main pour le moment et qui peuvent commencer à prendre des initiatives. Il s'agit des trois commissions climatiques du Sahel, du bassin du Congo et des États insulaires. Il s'agit de trois conseils composés de différents pays de chacune de ces zones. Dans ces associations, il est question de la lutte contre les défis climatiques, notamment dans les pays qui partagent une même fragilité économique et qui ne sont pas en mesure de faire face au problème de manière durable

AFP PHOTO/HO/MOROCCAN ROYAL PALACE - El rey de Marruecos, Mohamed VI
AFP PHOTO/HO/MOROCCAN ROYAL PALACE - Le roi du Maroc Mohamed VI

Le Maroc participe activement à la Commission Climat du Sahel en raison de sa proximité géographique, car c'est lui qui a la plus grande influence sur le Sahel. Lors de la création de l'organisation, le roi Mohammed VI a appelé tous les pays qui composent le territoire à former un partenariat pour une vie meilleure et un avenir sans soucis pour les citoyens de la région. Toutefois, le Royaume a également réitéré son soutien aux deux autres commissions.

"La justice climatique ne doit pas être un simple slogan. Cela doit être une obligation pour nous tous. Une obligation de donner à nos populations l'accès aux ressources de base. Le Sahel, trait d'union entre l'Afrique du Nord et l'Afrique australe, est aujourd'hui soumis aux impacts considérables du changement climatique. Le plus grand défi est donc d'aborder la question du climat de manière efficace, tout en tenant compte des objectifs de développement socio-économique et en répondant aux impératifs de sécurité", a déclaré le monarque lors de la première conférence à Niamey.