Le Maroc reprend ses vols à partir du 15 juin

Le ministère des affaires étrangères a décidé d'annuler l'opération "Traversée du détroit" pour la deuxième année consécutive
Boeing 737 de CN-ROP Royal Air Maroc

PHOTO/REUTERS  -   Boeing 737 Royal Air Maroc

Le ministère marocain des Affaires étrangères a annoncé la reprise des vols vers le Royaume à partir du 15 juin. Le gouvernement marocain a choisi d'imposer des mesures plus laxistes au vu de la diminution des cas de COVID-19, cependant, les vols "seront effectués sous autorisations exceptionnelles" étant donné que "l'espace aérien du Royaume est toujours fermé", indiquent les autorités.

Rabat, qui vise à atteindre une immunité collective de 80 % de la population, a lancé une campagne de vaccination massive en janvier. Pour l'instant, 6 millions de personnes au Maroc ont été vaccinées avec des doses des vaccins chinois Sinopharm et britannique AstraZeneca. Compte tenu de la situation épidémiologique favorable, les autorités proposent une réouverture progressive pour permettre l'arrivée des visiteurs pour la période estivale.

Pour procéder à cette ouverture, les autorités marocaines ont classé les pays en deux listes selon les données de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). La liste "A" énumère les pays qui ont maintenu l'incidence du virus sous contrôle et qui enregistrent des indicateurs positifs, "notamment en ce qui concerne la propagation des variantes". 

El aeropuerto internacional Mohamed V en Casablanca, Marruecos
PHOTO/AP - L'aéroport international Mohammed V de Casablanca, au Maroc.

Les voyageurs en provenance de ces Etats, qu'ils soient ressortissants marocains ou étrangers établis au Maroc, citoyens de ces pays ou étrangers y résidant, peuvent entrer dans le Royaume Alaouite s'ils sont munis d'un certificat de vaccination ou, le cas échéant, du résultat négatif d'un test PCR au moins 48 heures avant l'entrée sur le territoire marocain.

Pour sa part, la liste "B" contient tous les pays qui connaissent "une dispersion des variantes ou l'absence de statistiques précises", selon les autorités. Les voyageurs originaires des pays figurant sur cette liste doivent obtenir des autorisations exceptionnelles avant de voyager, présenter un test PCR négatif dans les 48 heures suivant leur entrée dans le pays et, enfin, subir une période d'isolement de 10 jours. 

Pasajeros y equipaje son revisados para viajar en el Aeropuerto Internacional Mohamed V en Casablanca, Marruecos
PHOTO/AP - Les passagers et les bagages sont contrôlés à l'aéroport international Mohammed V de Casablanca, au Maroc.

Le gouvernement marocain a ajouté que les listes "A" et "B" seront publiées régulièrement sur les sites web des ministères chargés des affaires étrangères, de la santé et du tourisme. En outre, les deux listes seront mises à jour régulièrement, en principe au moins deux fois par mois. Pour l'instant, certains des pays figurant sur la liste "B" sont l'Algérie, les Émirats arabes unis, la Syrie et le Yémen.

Rabat a décidé en janvier de fermer son espace aérien afin d'empêcher la propagation du coronavirus et de ses nouvelles variantes. Pour cette raison, la compagnie aérienne Royal Air Maroc (RAM) ne dessert que quatre pays africains, dont la Mauritanie, le Sénégal, la Côte d'Ivoire et la Tunisie, et deux pays américains, les États-Unis et le Canada.

Rabat a également annoncé qu'elle suspendait pour la deuxième année consécutive les transferts des ports espagnols vers le Maroc. Toutefois, elle autorisera l'arrivée de bateaux en provenance de France et d'Italie, à condition qu'un double PCR soit effectué pour les visiteurs. Ainsi, seuls le port français de Sète et le port italien de Gênes seront autorisés pour l'arrivée des voyageurs en provenance du territoire européen.

El aeropuerto internacional Mohamed V de Casablanca, Marruecos
PHOTO/AP - L'aéroport international Mohammed V de Casablanca, au Maroc.

"L'opération Marhaba 2021 sera menée à partir des mêmes points de transit maritime que l'année dernière". "En plus du test PCR présenté à l'embarquement, les voyageurs subiront un autre test à bord pour assurer une sécurité sanitaire maximale pour eux et leurs proches", souligne le gouvernement marocain dans le communiqué. 

Cette situation coïncide avec la crise bilatérale qui a suivi l'hospitalisation en avril dernier à Logroño du leader du Front Polisario, Brahim Ghali.