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Marruecos

Le prêt de la Banque mondiale au Maroc va au nouveau modèle de développement

Le montant total accordé est de 450 millions de dollars
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AFP/ERIC BARADAT  -   Siège du Groupe de la Banque mondiale à Washington, DC

Le Maroc vient de recevoir un prêt de 450 millions de dollars de la Banque mondiale. Le pays alaouite entend utiliser cet argent pour le programme de performance du secteur public au Maroc, afin d'améliorer la transparence du gouvernement et des opérations publiques. Le programme, baptisé Ennajaa, sera dirigé par le ministère de l'économie et des finances, en collaboration avec le ministère de l'intérieur et le ministère de l'industrie et du commerce. Les nouvelles améliorations commenceront à être déployées à partir du début de l'année prochaine, avec une date limite fixée à 2055. Le gouvernement, pour sa part, prévoit un coût de 675 millions de dollars pour la mise en service du projet.

Le prêt fait partie de l'objectif du Royaume dans la mise en œuvre de son Nouveau Modèle de Développement, imposé par le dernier gouvernement arrivé au pouvoir il y a quelques mois. Avec elle, une transformation numérique et une modernisation du système et de l'administration seront réalisées, ce qui constitue une nouvelle étape clé dans le processus de réalisation de nouveaux changements pour les futures mises à jour. D'autre part, elle vise également à résoudre le problème des lacunes dans la mise en œuvre de la réforme du secteur public, qui posent des problèmes majeurs dans l'exécution de tout type d'acte ou de mouvement administratif.

Selon le gouvernement marocain, l'argent sera réparti entre trois domaines principaux, conformément aux objectifs du programme et au modèle de développement. La première d'entre elles consistera à améliorer l'efficacité des dépenses publiques. Le programme se concentrera sur la loi de finances 2015 et, sur cette base, visera à réparer le système qui contrôle les dépenses publiques. La loi d'il y a sept ans a introduit une nouvelle architecture budgétaire, fondée sur des programmes de politique publique. Elle a jeté les bases d'une gestion publique axée sur les résultats. 

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Nadia Fettah Alaoui, ministre marocaine de l'économie et des finances et Ferid Belhaj, vice-président pour la région MENA de la Banque mondiale (BM)

En outre, l'adoption de l'approche de la performance dans les ministères et régions en charge de ces transactions a également été prise en compte. À cette fin, on tentera d'intégrer un bon dialogue sur la manière de gérer le processus, l'amélioration de la qualité des indicateurs et, à son tour, une tentative de renforcer ces discussions lors de leur évaluation ex post. Le programme abordera également le contrat existant entre le Maroc et la région de Fès-Meknès, qui est basé sur la réduction des risques environnementaux et sociaux, puisqu'il dispose d'un budget destiné à traiter la situation climatique et environnementale. En outre, l'accent sera mis ici sur la promotion de la disponibilité des données relatives aux marchés publics, ce qui améliorera la transparence et l'efficacité des marchés, en plus d'attirer les investisseurs qui peuvent apporter des avantages économiques au Royaume.

Deuxièmement, l'argent sera affecté à l'amélioration de la collecte des recettes publiques. Cela se fera en améliorant une gestion plus efficace des risques et de la non-conformité, en augmentant la conformité des contribuables et la manière dont les recettes fiscales sont perçues. La Direction générale des impôts, la Trésorerie générale du Royaume et la Direction générale des entités locales collaboreront pour actualiser la répartition des fonctions dans la gestion de la fiscalité locale, tandis qu'un nouveau cadre de gouvernance de la fiscalité locale sera déployé.

Enfin, le système et les bases de la transformation numérique seront améliorés. Ce dernier point du programme vise à améliorer l'interopérabilité par la mise en place d'une plateforme qui permettra d'améliorer l'échange de données et l'interopérabilité des systèmes d'information fournis dans les systèmes gouvernementaux. Un autre objectif est de promouvoir le programme Open Data, en soutenant les engagements du Maroc avec d'autres pays, en suivant les recommandations fournies par la banque sur l'évolution de la préparation aux données ouvertes.