Le premier satellite européen d'observation de la Terre fête son 30e anniversaire

Quatre ans après son lancement (en avril 1995), l'ERS-2 a été ajouté au système avec de nouvelles applications
Agence spatiale européenne

PHOTO/ESA  -   Agence spatiale européenne

L'Europe commémore ce samedi le 30e anniversaire du lancement de son premier satellite d'observation de la Terre, l'ERS-1, qui a inauguré une activité dans l'un des domaines de l'activité spatiale où elle s'est imposée comme un leader mondial.

Airbus, qui a succédé au consortium de plus de 50 entreprises de 14 pays qui a développé et construit ERS-1, a rappelé dans un communiqué vendredi sa mise en orbite le 17 juillet 1991 par une fusée Ariana 4.

Le premier de la série des satellites européens de télédétection (ERS) pesait 2,4 tonnes et était équipé d'un système radar et d'instruments à micro-ondes qui lui permettaient d'observer des régions du monde auparavant hors de portée, obscurcies par des nuages ou du brouillard.

Il est resté en service pendant neuf ans, soit trois fois plus longtemps que prévu, sur une orbite polaire à une altitude de 785 kilomètres.

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PHOTO/ESA - Agence spatiale européenne 

Sur chacune de ses orbites autour de la Terre (il a effectué 45 000 orbites, au cours desquelles il a transmis 1,5 million d'images), il a couvert une bande de 4 000 kilomètres de long et de 100 kilomètres de large.

Quatre ans après son lancement (en avril 1995), ERS-2 a été ajouté au système avec de nouvelles applications, en particulier un instrument de mesure de l'ozone, qui a été utilisé pour surveiller le trou dans la verticale du pôle Sud. Les deux satellites pourraient être exploités simultanément pendant plusieurs années.

Airbus a fait remarquer qu'en s'appuyant sur l'expérience de l'ERS, d'autres projets européens et nationaux d'observation de la Terre ont été lancés, dans lesquels le groupe européen a été et est impliqué, comme MetOp (dont les satellites de deuxième génération sont en cours de construction).

La presidenta de la Comisión Europea, Úrsula von der Leyen
PHOTO/UE - Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen

Il en va de même pour les programmes CryoSat (sur les calottes glaciaires), Swarm (sur le champ magnétique terrestre) et Aeolus (sur les profils des vents à l'échelle planétaire).

Le programme d'observation de la Terre Copernicus de l'Agence spatiale européenne (ESA) dispose depuis avril 2014 du premier de la série Sentinel.

Copernicus est conçu pour fournir des informations pour la surveillance des zones terrestres et marines, pour la gestion des catastrophes et des crises, pour la surveillance des phénomènes atmosphériques et du changement climatique, et pour les questions de sécurité.