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Le roi Felipe VI et Biden s'accordent sur la défense des valeurs démocratiques et de l'unité

Felipe VI a eu un entretien d'une demi-heure avec le président des États-Unis, au cours duquel ils ont souligné la "bonne amitié" qui unit les deux pays
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REUTERS/Jonathan Ernst  -   Le président des États-Unis, Joe Biden, parle à côté du roi Felipe VI après leur rencontre au Palais royal

Les dirigeants de l'OTAN sont déjà à Madrid, donnant le coup d'envoi de l'une des semaines les plus importantes pour la défense et la sécurité internationale. Le président des États-Unis, Joe Biden, est arrivé à la base militaire de Torrejón de Ardoz, où le roi d'Espagne, Felipe VI, l'attendait pour assister au sommet attendu de l'OTAN, accueilli pour la deuxième fois de son histoire dans la ville de Madrid. 

Après son accueil, et après que Biden se soit rendu à la Moncloa, le président des États-Unis s'est rendu au Palais royal. Sur place, et avant le dîner officiel, le roi Felipe VI a eu un entretien avec Joe Biden au cours duquel ils ont convenu de la nécessité de protéger les valeurs démocratiques et l'unité collective de tous les pays membres de l'Alliance.

"Le Royaume d'Espagne et les États-Unis d'Amérique partagent des liens historiques et culturels profonds (...) nous en sommes très fiers". C'est par ces mots que Felipe VI a entamé une déclaration commune avec Biden, après une rencontre d'une demi-heure, dans laquelle il a souligné que l'aspect le plus important de la relation "est que nous partageons des valeurs et des principes qui constituent aujourd'hui la base d'une relation riche et large".

"Il s'agit, sans aucun doute, d'un sommet particulièrement important", a-t-il réaffirmé. "Une situation dans laquelle les dirigeants internationaux doivent continuer à faire preuve d'unité et de détermination pour défendre notre liberté".

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JUANJO MARTÍN/POOL VIA REUTERS - Le président des États-Unis, Joe Biden, parle à côté du roi Felipe VI après leur rencontre au Palais royal

Dans le même ordre d'idées, le président américain a fait remarquer que l'OTAN est désormais "unie" et "motivée" comme "je ne pense pas que nous l'ayons jamais été auparavant". Nous sommes prêts à faire face aux menaces d'agression parce que, franchement, il n'y a pas d'autre choix", a-t-il averti.

Biden a qualifié l'invasion de l'Ukraine par la Russie de "l'abus de pouvoir le plus important depuis la Seconde Guerre mondiale. Certains pensaient que cela ne se reproduirait jamais, mais c'est arrivé et nous avons répondu à l'unisson".

De même, le président américain a remercié le roi et le peuple espagnol pour leur soutien "non seulement pour ce qui se passe en Europe et ce qui se passe en Afrique du Nord, mais aussi en Amérique latine". Il a déclaré que "l'aide, le soutien et la contribution ont été extrêmement précieux".

"Nous devons rester unis. L'unité est importante et je pense que nous avons pris un très bon départ en démontrant le pouvoir des démocraties dans le deuxième quart du 21e siècle", a-t-il conclu. 

Un contingent militaire plus important 

L'une des principales mesures déjà annoncées est l'augmentation du personnel militaire, tant dans les bases militaires de l'OTAN que dans les opérations internationales de défense et de formation.

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BRENDAN SMIALOWSKI/AFP - Le roi d'Espagne, Felipe VI, accueille le président américain Joe Biden avant leur rencontre au Palais royal de Madrid

Le président américain a également annoncé que la présence des troupes en Europe sera renforcée par 3 000 soldats supplémentaires en Roumanie, en Pologne et dans une base anti-aérienne en Italie et en Allemagne. Il convient également de noter que les États-Unis vont renforcer leur présence militaire sur la base espagnole de Rota, puisque deux destroyers supplémentaires seront envoyés pour s'ajouter aux quatre déjà présents sur la base.

De même, l'accroissement des capacités militaires américaines en Espagne augmentera de 600 le nombre de troupes américaines à Rota. Cette augmentation rendra nécessaire une réforme de l'accord de coopération entre l'Espagne et les États-Unis, qui devra à son tour passer par le Conseil des ministres et être approuvé par le Congrès des députés.

Coordinateur pour les Amériques : José Antonio Sierra.