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Le Venezuela, Cuba, la Bolivie, le Nicaragua et le Salvador s'abstiennent de condamner l'invasion de l'Ukraine

L'Argentine et le Brésil, qui ont maintenu une position de neutralité au début du conflit, ont voté pour
PHOTO/AFP - La Asamblea General de la ONU condena por mayoría la invasión rusa de Ucrania, 2 de marzo de 2022

PHOTO/AFP  -   L'Assemblée générale des Nations unies condamne l'invasion russe en Ukraine par un vote majoritaire, 2 mars 2022

L'invasion russe de l'Ukraine a eu des conséquences dans le monde entier. Mercredi, l'Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution condamnant les actions de la Russie. Le vote a été défini par 141 voix pour, cinq contre (Belarus, Érythrée, Corée du Nord, Syrie et Russie elle-même) et 35 abstentions

Parmi les pays qui ont décidé de ne pas participer à la résolution figurent la Chine et quatre pays d'Amérique latine : la Bolivie, Cuba, le Salvador et le Nicaragua. Le vote du Venezuela, allié bien connu de Moscou, n'était pas valable en raison de ses dettes envers l'organisation.

Lors d'une conversation téléphonique avec son homologue russe, le président vénézuélien a exprimé son soutien ferme à l'"opération militaire spéciale" en Ukraine. "Nicolas Maduro a exprimé son soutien ferme aux actions clés de la Russie, condamnant l'activité déstabilisatrice des États-Unis et de l'OTAN, et soulignant l'importance de combattre la campagne de mensonges et de désinformation lancée par les pays occidentaux", a indiqué un communiqué du Kremlin après cet appel à "l'initiative de la partie vénézuélienne".

AP/MATIAS DELACROIX  -   El presidente de Venezuela, Nicolás Maduro
AP/MATIAS DELACROIX - Le président vénézuélien Nicolás Maduro

Les abstentions notables reflètent le fait que plusieurs pays ont choisi de ne pas soutenir la résolution contre l'invasion en Ukraine. Cuba est un allié historique de Moscou, ce qui a incité le gouvernement cubain à rejeter la responsabilité du conflit actuel sur les États-Unis et la "doctrine militaire de plus en plus offensive qui menace la paix" de l'OTAN.

De son côté, le Nicaragua, en tant qu'allié de la Russie, a formellement reconnu les régions de Donetsk et de Louhansk dans l'est de l'Ukraine. "Le président Poutine a fait un pas. Il a reconnu des républiques qui, depuis le coup d'État de 2014, n'ont pas reconnu les gouvernements putschistes (d'Ukraine) et ont établi leur gouvernement, en se battant", a déclaré Daniel Ortega lors d'un événement officiel, selon EFE.

AFP/MARVIN RECINOS  -   El presidente nicaragüense Daniel Ortega habla a sus partidarios durante la "Caminata por la Seguridad y la Paz" convocada por el gobierno en Managua
AFP/MARVIN RECINOS - Le président du Nicaragua, Daniel Ortega
Votes favorables

Les principales économies latino-américaines, telles que l'Argentine et le Brésil, ont été critiquées pour leur neutralité face aux actions de la Russie. Toutefois, les deux pays ont condamné l'invasion de l'Ukraine, en votant en faveur de la résolution de l'ONU, bien que leurs présidents Alberto Fernandez et Jair Bolsonaro n'aient pas exprimé leur rejet public ni émis de sanctions à l'encontre de Moscou.

Alberto Fernández était en visite officielle à Moscou dans les jours précédant l'invasion et a proposé au Kremlin d'être "la porte d'entrée de l'Amérique latine". Mercredi, cependant, l'ambassadrice de l'Argentine aux Nations unies, María del Carmen Squeff, a averti dans son discours qu'"aucune acquisition territoriale ne peut être reconnue comme légale sur la base de l'utilisation ou de la menace de la force".

AFP/PRESIDENCIA BRASILEÑA/MARCOS CORREA  -   Jair Bolsonaro, presidente de Brasil
AFP/PRESIDENCIA BRASILEÑA/MARCOS CORREA - Jair Bolsonaro, président du Brésil

De son côté, le président brésilien Jair Bolsonaro, qui s'est également rendu en Russie le 24 février, avait prévenu que son pays n'avait pas encore décidé de son vote, notant qu'il n'allait "pas prendre parti". "Nous resterons neutres et nous aiderons autant que possible à trouver une solution", a-t-il ajouté. Finalement, mercredi, le Palais Itamaraty a décidé de soutenir la résolution.

Après le début du conflit, López Obrador a expliqué la position du Mexique : "Nous n'allons pas exercer de représailles économiques car nous voulons maintenir de bonnes relations avec tous les gouvernements du monde". Il a ainsi refusé d'émettre des sanctions directes contre la Russie : "Nous ne considérons pas que cela relève de notre responsabilité, et nous pensons que la meilleure chose à faire est de promouvoir le dialogue pour parvenir à la paix"

REUTERS/EDGARD GARRIDO  -   El Presidente de México, Andrés Manuel López Obrador
REUTERS/EDGARD GARRIDO - Le président du Mexique, Andrés Manuel López Obrador

Il a également désapprouvé le veto imposé aux médias russes. Je ne suis pas d'accord avec le fait que les médias russes ou ceux de tout autre pays soient censurés. Nous devons affirmer la liberté", a-t-il ajouté.

Coordinateur pour les Amériques : José Antonio Sierra