PUBLICIDAD

Iberdrola

Les attaques contre les forces armées maliennes font près de 50 morts

Les attaques ont été coordonnées contre les bases des FAMa de Mondoro et Boulkessi
Atalayar_Soldados Ejército Mali

REUTERS/BENOIT TESSIER  -   Soldats des forces armées maliennes (FAMa)

Le djihadisme secoue à nouveau le Mali, bien que cette fois ce ne soit pas les troupes françaises de Barkhane, mais les forces armées maliennes. Plusieurs groupes d'assaillants auraient attaqué de manière coordonnée les bases militaires situées dans les villes de Boulkessi et Mondoro, toutes deux très proches de la frontière avec le Burkina Faso, dans la région dite du Liptako-Gourma.

Les attaques ont eu lieu tôt dimanche matin, et ont fait au moins six morts et près de vingt blessés parmi les troupes de la FAMa. Selon les FAMa par l'intermédiaire du colonel Souleymane Dembelé, une trentaine d'assaillants ont été tués lors des attaques, il semble donc évident que cette fois-ci les FAMa ont pu agir rapidement et efficacement en répondant aux attaques.

Atalayar_Fuerzas Armadas Mali
PHOTO/AFP - Troupes des forces armées maliennes (FAMa)

L'attaque n'a pas encore été revendiquée, mais il s'agit d'une zone fréquentée par les deux principaux groupes terroristes opérant dans cette partie du Sahel, la branche d'Al-Qaïda (JNIM) et la branche de Daesh (ISGS). Selon le communiqué de la FAMa, les groupes attaquants ont également subi de grandes pertes de matériel, notamment de véhicules et d'armes.

En effet, près de la ville de Boulkessi, les forces françaises de l'opération Barkhane ont mené une opération il y a quelques jours au cours de laquelle plusieurs terroristes ont également été tués et un grand nombre de motos détruites. Le gouvernement français a déjà averti que le nombre de troupes déployées sera réduit dans un avenir proche, après avoir mené à bien une série d'opérations au cours de l'année dernière, au cours desquelles plusieurs chefs terroristes ont été neutralisés. Cependant, la réalité de ces derniers mois nous a laissé un Sahel, en particulier au Mali, de plus en plus embourbé dans la violence.

Atalayar_Barkhane 3
AFP/ PASCAL GUYOT - Un soldat français de l'opération Barkhane, une mission anti-terroriste dans le Sahel, patrouille pendant qu'un hélicoptère Eurocopter Tigre (Eurocopter EC665 Tiger) effectue un vol tactique au Mali

Le Sahel, plus précisément le groupe formé par la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad, tiendra un sommet en février dans la ville de N'Djamena, où l'on discutera de l'avenir du G5-Sahel et du rôle que doivent jouer les 5 000 hommes de sa force conjointe, qui est actuellement déployée dans plusieurs des zones frontalières des cinq pays, mais dont le rôle devrait prendre de l'importance à mesure que la présence française se réduit.

Macron continue de faire des démarches auprès des alliés européens et maintenant aussi auprès des États-Unis. Alors que la politique de Donald Trump consistait à réduire l'AFRICOM, le commandement américain pour le continent africain, le président français et le nouveau président américain, Joe Biden, ont publié un communiqué dans lequel ils expriment leur ferme volonté de mener une plus grande coopération dans la région du Sahel. Bien que la présence américaine ne soit pas très importante dans cette zone, ils maintiennent des capacités importantes au Niger pour soutenir Barkhane grâce aux drones Reaper qui y sont déployés.