Les entreprises appellent à la modernisation du cadre des relations commerciales Maroc-UE

Business Europe, la Confédération générale des entreprises du Maroc et EuroCham Maroc ont souligné que l'environnement du commerce et de l'investissement entre le Royaume et l'UE doit être actualisé
Cette photographie, prise le 28 juin 2019, montre une vue des grues à conteneurs du terminal I du port de Tanger Med, dans la ville de Tanger (nord)

PHOTO/AFP  -   Cette photographie, prise le 28 juin 2019, montre une vue des grues à conteneurs du terminal I du port de Tanger Med, dans la ville de Tanger (nord)

Business Europe, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et EuroCham Maroc ont approuvé mardi le "Pacte pour la modernisation du commerce et de l'investissement entre l'Union européenne (UE) et le Royaume du Maroc", qui prévoit une modernisation du cadre des relations commerciales et d'investissement entre l'Europe et le Royaume alaouite.

L'objectif de cette évolution législative est de tirer parti de tout le potentiel économique et commercial découlant du lien économique entre le pays d'Afrique du Nord et l'UE. Tout cela vise à progresser sur la voie de la reprise économique après le fléau de la crise sanitaire du COVID-19.

À cet égard, Pierre Gattaz, président de Business Europe, a rappelé que l'actuel accord d'association entre l'UE et le Maroc date de 2000 et que le monde a changé, de sorte que "nous devons adapter notre accord aux réalités commerciales du XXIe siècle et aux besoins des entreprises dans des domaines importants tels que l'économie numérique". 

Puerto de Tánger Med en la ciudad norteña de Tánger
AFP/FADEL SENNA - Port de Tanger Med dans la ville de Tanger, au nord du pays

Pour sa part, Chakib Alj, président de la CGEM, a fait remarquer que "l'UE est un partenaire commercial naturel et fiable pour le Maroc" et qu'"il est important de donner aujourd'hui un nouvel élan à cette relation afin que nous puissions bénéficier conjointement des opportunités qui se présentent, notamment celles liées aux chaînes d'approvisionnement, en particulier les chaînes alimentaires, ainsi que nos priorités en termes de durabilité et de numérique".  

L'accord d'association euro-méditerranéen UE-Maroc, signé en février 1996 et entré en vigueur en mars 2000, est un accord d'association établissant une zone de libre-échange pour les produits industriels. Afin de faire progresser la libéralisation des échanges, un nouveau protocole agricole a été négocié en octobre 2012. L'accord d'association couvre également la libéralisation progressive du commerce des services et du droit d'établissement.

Les négociations avec le Maroc ont été lancées en mars 2013, mais ont été suspendues en 2014. L'UE continue d'espérer que les négociations pourront reprendre, maintenant que les nouveaux protocoles de l'accord agricole ont été approuvés, après l'arrêt de la Cour de justice de l'UE sur son application aux produits sahariens.

Un empleado de la empresa francesa de producción de cables Acome trabaja en una fábrica de cables en un parque industrial conectado a una zona de libre comercio en la ciudad marroquí de Tánger, el 13 de marzo de 2018
AFP/FADEL SENNA - Un employé de la société française de production de câbles Acome travaille dans une usine de câbles dans un parc industriel relié à une zone franche dans la ville marocaine de Tanger, le 13 mars 2018.

Selon Business Europe, la CGEM et EuroCham Maroc, cette modernisation de l'accord d'association UE-Maroc devrait reposer sur huit points fondamentaux, comme le rapportent les médias Medias 24 et l'agence de presse marocaine MAP : 

  • Faciliter les investissements et améliorer l'accès au marché pour les investisseurs dans les secteurs prioritaires, tels que les énergies renouvelables, l'agroalimentaire et les services numériques.
  • Réduction des barrières non tarifaires pour les produits industriels et reconnaissance mutuelle des réglementations et normes pertinentes.
  • Libéralisation et facilitation du commerce, des services et des transports.
  • La création d'un cadre pour la reconnaissance mutuelle de certaines qualifications professionnelles.
  • Facilitation des échanges et intégration régionale et continentale.
  • La création de "guichets administratifs uniques" pour les PME afin de promouvoir leur participation au commerce entre l'UE et le Maroc.
  • Promotion et facilitation du commerce des produits agroalimentaires.
  • Amélioration du climat des affaires.