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Les pays du Golfe sur le point de mettre fin à leurs différends avec le Qatar

Le ministre des affaires étrangères des EAU, Anwar Gargash, soutient les efforts diplomatiques pour mettre fin à la crise du Golfe
El ministro de Relaciones Exteriores de Emiratos, Anwar Gargash, apoya los esfuerzos diplomáticos para poner fin a la crisis del Golfo

AFP/KARIM SAHIB  -    -   Le ministre d'État aux affaires étrangères des Émirats arabes unis, Anwar Gargash

En 2017, l'Arabie saoudite et ses alliés, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte, ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, qu'ils accusaient de "soutenir divers groupes terroristes et sectaires qui visent à déstabiliser la région". Doha, pour sa part, a décrit les mesures comme "injustifiées et fondées sur des accusations et des allégations qui ne sont pas étayées par des faits".  

Parmi les mesures prises par ces pays figurent la cessation de toute relation avec les autorités qataries, y compris la rupture des relations diplomatiques et l'expulsion du personnel diplomatique, ainsi que la fermeture de tous leurs ports, aéroports et postes frontières. De leur côté, les citoyens qataries disposaient de deux semaines pour quitter le territoire de ces pays.  

AP/JON GAMBRELL - L'émir du Qatar, Cheikh Tamim bin Hamad al-Thani
AP/JON GAMBRELL - L'émir du Qatar, Cheikh Tamim bin Hamad al-Thani

En 2013, Doha a également affronté Abou Dhabi et Riyad au sujet du labyrinthe égyptien. Alors que les Saoudiens et les Emirats ont soutenu et financé le coup d'Etat qui a chassé les Frères musulmans du pouvoir, le Qatar est devenu un refuge pour les dirigeants islamistes, un groupe que certains pays qualifient de terroriste.   

En mars 2014, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Bahreïn ont retiré leurs ambassadeurs de Doha et de Riyad, mais l'accord dit de "Riyad" a signifié le retour des diplomates au Qatar, qui accueille une importante base militaire américaine et qui accueillera la Coupe du monde en 2022.  

En 2015, ces luttes de pouvoir régionales dans les pays du Golfe ont culminé avec l'expulsion du Qatar de la coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite, prétendant soutenir les milices rebelles hutues dans la guerre au Yémen.   

Une des raisons de ces conflits est le géant qatari Al-Jazeera, un média dont les reportages ont entraîné des frictions constantes avec ses voisins. L'incident a conduit l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l'Égypte et le Bahreïn à bloquer l'accès à Internet de plusieurs médias qatariens. Le Qatar, qui nie les accusations, s'est montré disposé à négocier mais rejette la capitulation qui lui est demandée, qui inclut la fermeture de la chaîne de télévision.  

Cependant, les Emirats arabes unis ont affirmé mardi leur "soutien" aux négociations en cours, menées par l'Arabie saoudite, pour mettre fin au conflit diplomatique qui dure depuis trois ans entre les deux pays du Golfe et le Qatar voisin.  

Le ministre saoudien des affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhane, a déclaré samedi que son pays était "en pleine coordination" avec ses alliés dans les négociations visant à parvenir à "un accord final" pour résoudre la crise du Golfe.  

"Les Émirats soutiennent les actions entreprises par l'Arabie saoudite au nom des quatre pays", a écrit le ministre des affaires étrangères Anwar Gargash.  

Le pays "se félicite" également de la médiation du Koweït et des États-Unis dans cette affaire, "pour renforcer la solidarité dans le Golfe arabe", a ajouté M.Gargash sur son compte Twitter.  

L'Egypte a également salué les efforts en cours et la médiation du Koweït pour résoudre la crise, selon l'AFP.  

"Nous espérons que ces efforts louables conduiront à une solution globale qui s'attaquera à toutes les causes de la crise", a déclaré le porte-parole du ministère égyptien des affaires étrangères, Ahmed Hafez, sur Facebook.