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Les secteurs primaire et tertiaire sont en tête de la création d'emplois au Maroc d'ici 2021

Le rapport préparé par le Haut-Commissariat au Plan (HCP) indique que ces deux secteurs ont été les principaux moteurs de l'économie marocaine
étalage sur un marché de rue au Maroc

REUTERS/YOUSSEF BOUDLAL  -   Marché aux légumes à la périphérie de Casablanca

Le taux de chômage actuel au Maroc est de 12,3 %. Les dernières données collectées ont publié qu'en 2020, le chiffre s'élevait à 11,9%, montrant une augmentation significative du chômage qui pourrait causer le déséquilibre de l'économie du Royaume. Au cours de l'année écoulée, deux secteurs se sont distingués par la création d'emplois. Il s'agit du secteur des services et du secteur primaire - agriculture, sylviculture et pêche.  

C'est ce que révèle le Haut-Commissariat au Plan (HCP) dans son dernier rapport. Selon les estimations des plus de 10 millions d'emplois créés, le secteur des services en a employé 45,8 % et le secteur primaire 31,2 %. La majorité des citoyens marocains optent pour ces deux régions pour trouver du travail. Selon la note d'information, près de 7 personnes sur 10, qui vivent dans les zones rurales et représentent 67,8 % d'entre elles, travaillent dans l'agriculture et les emplois connexes. Le HCP ajoute toutefois qu'au niveau national, 68 000 emplois ont été créés, la plupart dans les régions plus rurales, tandis que dans les zones urbaines, le nombre de chômeurs a diminué de plus de 11 000.

D'autre part, le secteur des services est plus caractéristique des zones plus urbaines et des grandes villes, où il est confirmé qu'au cours de l'année dernière, près de deux tiers de la population de ces zones a exercé cette profession, créant plus de 115 000 emplois.  

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AFP/FADEL SENNA  -  Centre de formation au Maroc

Derrière l'agriculture et les services, d'autres industries ont également été actives en matière d'emploi, bien qu'elles n'aient pas atteint le même niveau d'augmentation que les deux autres secteurs mentionnés. L'artisanat est la troisième force créatrice d'emplois du pays, avec un taux de 11,7 %. Viennent ensuite la construction et les travaux publiés qui ont fourni 11,2%.  

La tendance à la création d'emplois est observée dans ces secteurs depuis la mi-2021. Le HCP a déjà souligné que le travail agricole est la principale source de revenus des Marocains, et la principale rentrée d'argent des familles. "Au niveau national, 38% des revenus des ménages proviennent des salaires, 44% en milieu urbain et 23% en milieu rural", précise la note. 

Le même rapport note qu'au cours de l'année écoulée, un total de 470 millions d'heures de travail par semaine a été enregistré, ce qui correspond à une augmentation de 19 % du temps d'emploi des travailleurs.

agricultores marroquíes cosechan uvan
AFP/FADEL SENNA  -  Des agriculteurs marocains récoltent des raisins au vignoble "Val d'Argan" dans le village d'Ounara, dans la région occidentale d'Essaouira

Par rapport à 2020, année gravement affectée par l'apparition du coronavirus dans les entreprises du monde entier, l'économie nationale marocaine a créé 230 000 emplois supplémentaires, dont 130 000 dans les zones rurales et 100 000 dans les villes. En 2020, une perte de 432 000 emplois a été enregistrée, il s'agit donc d'une forte augmentation malgré les inconvénients créés par COVID-19. Il faut savoir que par rapport à 2019, année pré-pandémique et où rien n'a altéré les bases des économies mondiales, le Maroc a créé en 2021, 165 000 emplois de plus en comparaison.  

Le Haut-Commissariat au Plan publie également dans le document les taux de chômage au niveau socio-démographique. Dans les zones urbaines, le chômage passe de 15,8 % à 16,9 %, tandis que dans les régions plus rurales, la tendance baisse de près d'un point, passant de 5,9 % à 5 %. D'une part, ce sont les jeunes Marocains qui souffrent le plus du chômage. Les personnes âgées de 15 à 24 ans ont un taux de chômage de 31,8 %, tandis que les diplômés occupent 19,6 % de ce pourcentage ; les personnes sans éducation ou diplôme ont 4,6 % de chômeurs et les femmes du pays ont 16,8 %, tandis que les hommes stagnent à 10,9 %.