L'Espagne et les Émirats arabes unis cherchent à coopérer dans le secteur des énergies renouvelables

La ministre de la Transition écologique et du Défi démographique, Teresa Ribera, a souligné le rôle des Émirats dans le secteur de l'énergie éolienne et solaire
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EUROPA PRESS/EDUARDO PARRA  -   Quatrième vice-président du gouvernement espagnol et ministre de la transition écologique et du défi démographique, Teresa Ribera

La ministre espagnole de la Transition écologique, Teresa Ribera, a accordé une interview à l'agence de presse des Émirats arabes unis, dans laquelle elle a évoqué le rôle que joue le pays dans le domaine des énergies renouvelables, et les progrès qu'il réalise à cet égard. La ministre espagnole était déjà sous les feux de la rampe il y a quelques jours dans le pays, alors qu'elle occupait la présidence de la 11e assemblée de l'IRENA, l'Agence internationale pour les énergies renouvelables, qui s'est tenue aux Émirats.

M. Ribera a souligné la relation qui existe entre les deux pays dans ce domaine, due en partie au fait qu'ils partagent des intérêts communs dans le secteur, notamment en ce qui concerne l'énergie éolienne et solaire. En raison de ses liens avec le secteur pétrolier, les Émirats ont une longue expérience de la construction et de l'ingénierie offshore, ce dont le pays a profité pour l'appliquer également au secteur des énergies renouvelables offshore, un intérêt croissant en Espagne, selon M. Ribera.

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PHOTO/AFP - Le parc solaire Mohammed bin Rashid Al Maktoum, la centrale photovoltaïque de Dubaï

Les Emirats ont récemment présenté, suite à l'accueil des réunions de l'IRENA, d'importantes avancées dans le traitement de l'hydrogène pour lutter contre le changement climatique. Le 17 janvier, la Mubadala Investment Company et la Abou Dhabi National Oil Company ont lancé une alliance liée à la production d'hydrogène vert, qui vise à devenir une référence mondiale.

L'Espagne a exprimé son intérêt pour ce type d'industrie, d'où les propos du ministre. Acciona sera chargée de développer des usines de production d'hydrogène en mer dans notre pays, grâce à l'énergie éolienne et solaire. Pour y parvenir, il sera important de compter sur l'expérience de l'émirat, en plus du soutien financier avec lequel l'Union européenne soutiendra le projet.

Irene a souligné la croissance que connaît le secteur des énergies renouvelables, en raison de la prise de conscience qui a lieu dans le monde entier concernant l'entretien et la protection de l'environnement, comme l'a démontré la semaine de la durabilité qui s'est tenue dans la capitale des Émirats.

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PHOTO/WAM - Centrale solaire d'Abou Dhabi

Le pays du Golfe, grand producteur de pétrole, est très conscient de la diversification de son économie et de ses ressources énergétiques. Elle sait que les hydrocarbures sont une ressource limitée et elle profite des avantages économiques qu'ils continuent à apporter pour s'orienter vers d'autres types d'énergie, illimités et durables.

L'année dernière, les Émirats arabes unis ont accueilli la plus grande centrale solaire du monde, située à Al-Dhafra. La centrale photovoltaïque devrait fournir deux gigawatts d'énergie, ce qui signifierait l'alimentation en énergie de 160 000 foyers grâce à plus de 3 millions de panneaux solaires. Tout cela fait partie de la stratégie énergétique 2050 que le gouvernement émirati a présentée il y a près de cinq ans et pour laquelle les progrès réalisés montrent un grand engagement.