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L'UE envoie à la Tunisie 300 millions d'euros de plus pour atténuer l'impact de la pandémie

La Commission européenne assure qu'il s'agit d'un prêt à des conditions "favorables" et soutient le processus constituant ouvert par Kais Saied
Kais Saied

AFP/KARIM JAAFAR  -   Le président de la Tunisie, Kais Saied

La Commission européenne a envoyé mercredi un fonds de 300 millions d'euros au gouvernement tunisien sous la forme d'une aide qui, espère Bruxelles, contribuera à atténuer l'impact économique de la pandémie de COVID-19 et à promouvoir la stabilité financière du pays après la guerre en Ukraine. 

Il s'agit d'un prêt à long terme qui, selon un résumé de l'exécutif européen, comprend des conditions "très favorables" pour son remboursement futur à l'Union européenne (UE). 

La Commission espère que ces fonds contribueront à alléger la balance des paiements et la situation budgétaire de la Tunisie, tout en soutenant la mise en œuvre de réformes économiques structurelles dans des secteurs tels que l'administration publique, les services sociaux et les entreprises publiques. 

Selon le même communiqué, le commissaire européen aux affaires économiques, Paolo Gentiloni, la Tunisie est un "partenaire clé de l'UE" et a déclaré qu'avec ce versement de 300 millions d'euros, Bruxelles démontre sa volonté de soutenir "le peuple tunisien" en "ces temps difficiles", désormais marqués par la guerre en Ukraine. 

La Commission a notamment souligné l'impact négatif de l'invasion russe en Ukraine sur l'approvisionnement en énergie et en denrées alimentaires, et a rappelé que ce nouveau fonds économique est la deuxième partie d'un programme d'aide dont la première partie, d'un montant identique de 300 millions, a déjà été versée en juin 2021. 

"L'UE soutient fermement les Tunisiens dans leur détermination à préserver les acquis démocratiques du pays et continuera à soutenir les réformes économiques indispensables pour assurer un avenir plus prospère", a déclaré le chef de l'UE. 

A cet égard, la Commission a rappelé que la Tunisie est aujourd'hui confrontée à un nouveau scénario politique, avec l'organisation, d'abord, d'un référendum constitutionnel en juillet prochain, puis d'élections législatives en décembre prochain, prévues par le Président Kais Saied. 

L'UE a applaudi cette feuille de route, estimant qu'elle est fondée sur un "dialogue inclusif" avec tous les acteurs politiques et qu'elle respecte, selon elle, les droits fondamentaux et l'État de droit, ce qui, selon l'UE, sera essentiel pour "garantir la stabilité" du pays.