Moussa Sow: “Le plus important en Afrique c’est de s’occuper des jeunes”

Le leader des jeunesses du président Macky Sall se rends en Europe pour échanger des points de vues communs avec ses homologues de l’Union Européenne
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GUILLERMO LÓPEZ/ATALAYAR  -   Moussa Sow

Moussa Sow est le Président de la Convergence des Jeunes Républicains (COJER) , l’organisations des jeunes affins à l’Alliance pour la République, le parti au pouvoir depuis 2012 au Sénégal. Comme monsieur Sow l’explique, la COJER ce sont “les jeunes qui accompagnent le président Macky Sall”.  

Enrobé dans les idées libérales, ce jeune politicien s’inquiète spécialement pour les jeunes du Sénégal et de l’Afrique de l’Ouest. En octobre 2021, il fait part d’une délégation de politiciens africains qui visite les institutions de l’union Européenne à Bruxelles et à Madrid, guidés par la Fondation Friedrich Naumann. Le but de ce voyage est clair : fortifier les relations entre les libéraux et créer des échanges entre l’Afrique et l’Europe.  

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Quelles idées et quels principes avez-vous pu retenir de de ces journées en Europe avec vos collègues libéraux, non seulement africains mais aussi allemands ? 

Je tiens d‘abords à vous remercier, et aussi remercier le président Macky Sall, qui m'a justement permis d'être ici en Europe, pour effectivement participer à ce voyage. Pour participer à cette mission qui consiste justement à dialoguer, discuter avec les Européens dans le cadre de la coopération qui existe entre le Sénégal, ou entre l'Afrique de l'Ouest, d'une manière un peu plus globale, et l'Union Européenne.  

Lorsque nous sommes venus en Belgique, à Bruxelles justement, nous avons également eu beaucoup de plaisir à discuter, à dialoguer, à parler justement avec les autorités européennes du parlement, mais également avec des jeunes de la Belgique. Nous avons appris beaucoup de choses, mais également eux, à leur niveau, ils ont également appris beaucoup de choses de nous, parce que c'était un partage. C'était des échanges fructueux dans l’idée de renforcer ce voisinage qui existe entre l'Afrique de l'Ouest justement, et l'Europe, malgré la distance. Parce que pour la plupart des pays-là où nous sommes, par exemple ici en Espagne, c'est seulement cette l'Atlantique qui nous sépare. Donc nous sommes voisins, raison pour laquelle nous avons toujours voulu avoir une coopération fructueuse entre l'Afrique, et particulièrement l'Afrique de l'Ouest, et les pays européens.  

Du Sénégal je vais en parler plus concrètement parce que justement je viens du Sénégal. Je suis le responsable national des jeunes qui accompagnent le président Macky. Laissez-moi féliciter le président de la République parce que depuis qu'il est venu en 2012, il n'a cessé d’aider, d'appuyer et d'assister la jeunesse. Il a mis en place beaucoup de structures allant dans le sens justement d'aider les jeunes à trouver du travail, à trouver de l'emploi, parce qu'aujourd'hui, c'est de ça qu'il s'agit. Il faudrait que cette jeunesse, qui est la frange la plus importante en Afrique et au Sénégal, ait une activité et sois occupée pour qu'effectivement on puisse développer le pays, parce que là c'est de l'énergie positive, et il est important de prendre en charge cette tranche d’âge qui est la plus importante au Sénégal et en Afrique de l'Ouest. 

Par rapport aux échanges et au dialogue que vous avez eu ici, vous avez eu des idées et pensé à des manières de créer des liens pour aider les jeunes du Sénégal ? 

Quant à cette question, je dois d’abords aussi remercier la Fondation Friedrich Naumman qui nous a aidé à concrétiser ce voyage. La Fondation, justement, nous a permis d'avoir ce “link”,  cette connexion entre les endroits de là où nous venons et l'Europe. Nous avons rencontré évidemment des autorités responsables quand même de certains ministères, de certaines organisations et à partir de là, la connexion s'est établie. Le “link” est établi et nous avons aimé ce qu'ils nous ont présenté. À notre tour également, nous leur avons présenté ce que nous avons de nouveau en Afrique. Mais également à partir de ce moment, nous allons regarder le contact. Pour qu'on puisse ensemble travailler et véritablement essayer de développer des projets que nous avons trouvé sur place chez nous, mais également d'avoir cet esprit ouvert pour inventer ou pour trouver des solutions à nos jeunes à travers le numérique, par exemple. Nous avons également parlé de cette question lancinante, qui est l'immigration irrégulière. On n’est pas sans savoir que l’Espagne accueille beaucoup de jeunes Sénégalais. Nous avons jugé nécessaire d'aller en contact direct avec cela, ces autorités-là, qui accueillent les jeunes qui les orientent et qui forment vraiment cette coopération entre l'Afrique et l'Espagne.   

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Je crois que vous avez pu parler de la possibilité d’étendre les échanges Erasmus jusqu’en Afrique, dans vos pays ? Que pensez-vous de cette possibilité future ? 

Ce serait quelque chose de bon. Nous en avons disserté et je pense que nous avons compris justement qu'il faut renforcer cette coopération qu'il faut également trouver un souffle nouveau, pour que véritablement on puisse avoir une meilleure connexion entre nous et les autorités.  

Dans tous les cas, cela a été un bénéfice, une réussite pour non seulement nous qui sommes venus de l'Afrique, mais également ça l’est pour nos homologues. Comme je vous le disais, la connexion elle est établie, nous allons rester en contact pour créer de nouveaux outils et des coopération internationales entre les autorités qui soient un vrai bénéfice pour la jeunesse. Notamment, en dehors du programme Erasmus, nous avons eu des idées comme la création de formations dans les pays d’origine, pour que les migrants d’adaptent aux travails qui peuvent les attendre en Europe, mais cela ne reste que en tant qu’idée, rien n’est encore formel. Ce qui est sûr et certain, c’est que cette expérience de la main de la Fondation Friedrich Naumann nous a très fortement aidé pour établir les connexions nécessaires avec nos collègues libéraux pour travailler dans le futur pour le bien de nos citoyens et de nos jeunes.