PUBLICIDAD

Iberdrola

Oman affiche son plus gros excédent depuis dix ans

Les revenus importants du Sultanat provenant de la hausse des prix du pétrole et du gaz sont en grande partie responsables de cette performance
banco de Omán en mascate

PHOTO/FILE  -  

Le budget du Sultanat d'Oman a enregistré son plus important excédent budgétaire depuis neuf ans. Suite à la hausse des prix du pétrole et du gaz sur les marchés internationaux, le pays du Golfe a obtenu des revenus importants qui lui ont permis d'atteindre les équilibres économiques nécessaires à la réalisation de ce budget.

Le pays a réalisé un excédent financier de plus de 2 milliards de dollars (784 millions de rials) au premier semestre de cette année, contre un déficit de près de 3 millions de dollars (1,1 million de rials) à la même période en 2021.

Cela est dû en grande partie à la hausse du prix moyen du baril de pétrole, qui a augmenté de 87 dollars de janvier à mars de cette année. L'année dernière, en revanche, l'augmentation n'était que de 53 dollars.

En plus de cette augmentation du prix du baril, la production moyenne a doublé par rapport à 2021, dépassant les deux millions de barils par jour.

Tout cela a abouti, selon un rapport publié par le ministère omanais des Finances, à une augmentation des revenus pétroliers de l'État à plus de 8 milliards de dollars (3,18 milliards de rials) à la fin du premier semestre 2022.

Mercado en Mascate, capital de Omán
PHOTO/ARCHIVO - Marché à Muscat, capitale d'Oman

Le gouvernement omanais a bénéficié de ces recettes, qui se sont multipliées cette année, car elles ont accéléré et stimulé le rythme de la croissance financière que connaît le pays. Cela est également dû au réinvestissement d'une partie de ces fonds par l'État, qui a approuvé un budget général dans lequel les dépenses publiques atteignent 3 milliards de dollars.

La dette publique a également diminué, et après le rachat d'un pourcentage de celle-ci, elle a diminué de 5,73 milliards de dollars (2,2 milliards de rials), par rapport à 2021, où elle s'élevait à plus de 45 milliards de dollars (18,6 milliards de rials).

Depuis la crise pétrolière de 2014, les excédents financiers d'Oman avaient été menacés par les fortes baisses du prix du pétrole, qui avaient ébranlé l'économie du pays, d'autant plus que les réformes nécessaires étaient lentes à l'époque.

Mais cette année, clé pour l'avenir des économies du Golfe, permet à Oman de se développer et de laisser derrière lui les déficits budgétaires des années précédentes. Depuis que Haitham bin Tareq al-Said est devenu le nouveau dirigeant du sultanat début 2020, son gouvernement s'est lancé dans un vaste programme de réduction des subventions et d'équilibre financier.