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Récompenses pour les personnes touchées par la suspension des vols au Maroc

Royal Air Maroc annonce qu'elle indemnisera les voyageurs en raison des derniers problèmes
De grands écrans et des affiches rappellent la pandémie de COVID-19 et avertissent les passagers de garder une distance de sécurité dans le hall de l'aéroport Mohamed V de Casablanca, au Maroc.

PHOTO/AP  -   De grands écrans et des affiches rappellent la pandémie de COVID-19 et avertissent les passagers de garder une distance de sécurité dans le hall de l'aéroport Mohammed V de Casablanca, au Maroc.

Le Maroc a annoncé qu'à partir d'aujourd'hui, et pour deux semaines si tout va bien, tous les vols et routes internationaux seront suspendus en raison de la nouvelle mutation du coronavirus. La nouvelle a fait grand bruit, surtout pour ceux qui profitaient du pays alaouite et ceux qui, pour leur travail ou leurs affaires, doivent être sur la route en permanence. Ce problème a exacerbé la situation, car les clients qui ont passé un contrat avec leur compagnie aérienne pour s'envoler à l'étranger ne savent pas ce qu'il adviendra de leur argent. Royal Air Maroc (RAM), la compagnie nationale et l'une des principales compagnies aériennes desservant le Royaume, a commenté ces événements et publié une déclaration indiquant que les clients qui avaient acheté leurs billets recevront des avantages en raison des désagréments causés. 

La RAM offre deux options aux passagers de ses vols. La première consiste à changer les billets des personnes qui veulent voyager vers ou depuis le Maroc vers d'autres destinations. Si elles veulent changer leur voyage, elles pourront le faire avec une date de voyage initiale allant du 30 novembre au 13 décembre. La société tente de satisfaire ses clients en leur offrant la possibilité d'effectuer un changement sans pénalité. La seule chose qu'ils pourraient avoir à payer est la différence de tarif pour une nouvelle date de voyage jusqu'au 31 janvier 2022.

D'autre part, pour ceux qui ne veulent pas choisir de changer, il y a la possibilité d'un remboursement. Il s'agira d'un crédit nominatif non transférable, qui pourra être réclamé pendant 12 mois à compter de la date d'émission. La société a précisé qu'il sera remboursable à la fin de sa validité s'il n'est pas utilisé et à la demande du client, il disposera de trois mois au plus tard après son expiration. 

Boeing 737 de CN-ROP Royal Air Maroc
PHOTO/REUTERS - CN-ROP Boeing 737 Royal Air Maroc

Ce sont les deux alternatives proposées par la marque à ses voyageurs pour tenter de les empêcher de porter plainte suite à l'annulation des vols par les autorités marocaines. La seule exigence proposée par la compagnie est que les clients doivent se rendre à l'endroit où ils ont acheté leur billet à l'origine pour demander leur crédit ou leur changement de dates.

La nouvelle variante du COVID-19 commence à causer des désagréments dans les pays, dont certains, comme le Maroc, ont déjà commencé à prendre des mesures pour se protéger contre cette nouvelle souche. Le comité interministériel chargé de la coordination des mesures de prévention du virus a pris la décision d'arrêter les voyages internationaux, arguant qu'"il est nécessaire de préserver les acquis du Maroc dans la lutte contre la pandémie et de protéger la santé de ses citoyens". 

El aeropuerto internacional Mohamed V de Casablanca, Marruecos
PHOTO/AP - L'aéroport international Mohammed V à Casablanca, Maroc

Craignant un trop grand nombre d'infections, le Royaume a également décidé de suspendre tous les vols directs et les deux routes maritimes le reliant à la France, et a interdit vendredi l'entrée dans le pays aux voyageurs en provenance d'Afrique du Sud, du Botswana, de Namibie, du Lesotho, d'Esuatini, du Mozambique et du Zimbabwe. 

La variante omicron fait parler d'elle depuis que les premiers cas ont été détectés en Afrique du Sud, début novembre. La nouvelle souche a déjà été détectée en Europe dans des pays comme l'Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, l'Italie, le Danemark, l'Autriche et le Royaume-Uni, mais des cas ont également commencé à se propager à Hong Kong et en Israël. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déjà déclaré que le risque d'ichtyose est très élevé et qu'il pourrait y avoir de nouvelles vagues aux conséquences graves, car cette mutation est très contagieuse et le vaccin pourrait ne pas être aussi efficace pour repousser cette nouvelle variante du virus.