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Raisi exhorte le Japon à restituer les avoirs iraniens bloqués dans ses banques

Le président iranien et Motegi ont également discuté de la situation en Afghanistan après la prise de pouvoir des talibans et le retrait des troupes internationales
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AFP PHOTO / HO / IRANIAN PRESIDENCY  -   Ebrahim Raisi (R) rencontre le ministre japonais des Affaires étrangères, Toshimitsu Motegi, à Téhéran

Le président iranien Ebrahim Raisi a exhorté dimanche le Japon à restituer les avoirs iraniens bloqués dans les banques japonaises en raison des sanctions américaines, tout en défendant la position de l'Iran sur l'accord nucléaire de 2015.

"Le retard dans le déblocage des avoirs iraniens dans les banques japonaises ne peut être justifié", a souligné M. Raisi lors d'une rencontre à Téhéran avec le ministre japonais des Affaires étrangères, Toshimitsu Motegi, qui effectue une tournée au Moyen-Orient.

Les sanctions imposées par les États-Unis à l'Iran après son retrait unilatéral de l'accord nucléaire de 2015 entre Téhéran et six grandes puissances (JCPOA) ont laissé des milliards de dollars iraniens bloqués dans les banques d'autres pays. Dans le cas du Japon, ces actifs sont estimés à 3 milliards de dollars. 

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AFP PHOTO / HO / PRESIDENCE IRANIENNE - Le président iranien Ebrahim Raisi (R) rencontre le ministre japonais des Affaires étrangères Toshimitsu Motegi (3e R) à Téhéran

Pour leur retrait de l'accord, les États-Unis doivent "rendre des comptes à l'opinion publique mondiale", selon le dirigeant iranien, qui s'est dit favorable à des négociations pour sauver le pacte, bien qu'il n'ait pas avancé d'informations permettant d'envisager sa reprise.

Les négociations visant à obtenir de Washington qu'il revienne sur le JCPOA et de Téhéran qu'il respecte tous ses engagements, qu'il a commencé à violer en réponse aux sanctions, ont débuté en avril dernier à Vienne mais ont été suspendues en juin en raison du changement de gouvernement en Iran.

À cet égard, Motegi a affirmé que "Tokyo a toujours soutenu le JCPOA et estime que la réactivation de l'accord est dans l'intérêt de tous", selon un communiqué publié par la présidence iranienne. 

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PHOTO/ Délégation de l'UE à Vienne/Handout via REUTERS - Le secrétaire général adjoint du Service européen d'action extérieure (SEAE), Enrique Mora, et le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi

M. Raisi et Motegi ont également discuté de la situation en Afghanistan après la prise de pouvoir des talibans et le retrait des troupes internationales.

Le président iranien a assuré que son pays "a toujours soutenu la paix et la stabilité en Afghanistan" et considère que ce sont les Afghans qui "doivent décider pour eux-mêmes" sans interférence étrangère.

"La présence des Américains dans la région, y compris en Afghanistan, n'a non seulement pas réussi à apporter la sécurité au pays mais a représenté des menaces", a dénoncé le religieux ultra-conservateur. 

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AFP/ ATTA KENARE - Bâtiment réacteur de la centrale nucléaire de Bushehr, dans le sud de l'Iran, à 1 200 km au sud de Téhéran

Motegi a également rencontré à Téhéran son homologue iranien, Mohamad Javad Zarif, et son remplaçant proposé, Hosein Amir Abdolahian, ainsi que le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Ali Shamkhani.

La visite du Japon en Iran fait partie d'une tournée dans la région qui l'a conduit en Irak, en Turquie, en Égypte, en Palestine, en Israël et en Jordanie.