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Marruecos

Une étude de l'UpM montre que le Maroc fait de bons progrès en matière d'emploi

Les recherches menées avec d'autres pays méditerranéens révèlent que le royaume alaouite favorise la création d'emplois grâce à des stratégies qui incluent l'inclusion des jeunes et des femmes sur le marché du travail
Des employés du groupe français Renault au Maroc travaillent sur une ligne de production à l'usine Renault de Tanger

AFP/FADEL SENNA  -   Des employés du groupe français Renault au Maroc travaillent sur une ligne de production à l'usine Renault de Tanger

Lors de la 5ème Conférence ministérielle, l'Union pour la Méditerranée (UpM) a présenté les conclusions d'un projet auquel le Maroc, comme d'autres pays riverains de la Méditerranée, a participé. Il s'agit d'un projet qui a principalement suivi les progrès de ces nations en matière de création d'emplois. Outre le royaume alaouite, des nations comme la Tunisie, l'Algérie, la Turquie, la Palestine, le Monténégro, l'Espagne, la France, Malte et le Portugal ont participé. 

"L'objectif de ce suivi n'est pas d'analyser les performances des pays concernés, mais plutôt d'observer les évolutions dans les domaines identifiés par la dernière déclaration ministérielle de l'UpM", précise Xavier Matheu, responsable du département Connaissance de la FEF (Fondation européenne pour la formation).

Dans le cadre de cette analyse de la création d'emplois, les pays observés ont dû montrer qu'ils encouragent l'esprit d'entreprise et le dialogue social, et qu'ils fournissent des compétences aux travailleurs pendant leur journée de travail. L'un des points les plus importants était d'observer comment ces pays favorisent l'emploi des jeunes, des femmes et des migrants, ainsi que leur inclusion sur le marché du travail.

Laboratorio del centro de formación en tecnologías de la información "1337" en la ciudad central de Marruecos, Khouribga
AFP/FADEL SENNA - Laboratoire du centre de formation informatique "1337" dans la ville de Khouribga, au centre du Maroc.

Les résultats ont souligné que le Maroc a dépassé toutes les attentes et a rempli tout ce qui avait été convenu pour le bon développement du projet. L'UpM confirme que le pays du Maghreb s'est engagé sur la voie du progrès et a mis en œuvre de manière efficace des programmes qui développent tous les facteurs clés de la création d'emplois. Il faut noter que le Royaume est un endroit où il y a des heures de travail décentes et il y a une généralisation de la protection sociale qui fait que le pays progresse de plus en plus dans ce secteur.

Dans le cas du Maroc, Younes Sekkouri, ministre de l'Inclusion économique, des Petites entreprises, de l'Emploi et des Compétences, a salué les programmes Forsa et Awrach comme un exemple clair du pouvoir de la création d'emplois. Il s'agit de stratégies développées par le gouvernement marocain qui visent à créer un grand nombre de nouveaux emplois directs. Awrach, par exemple, a été présidé et supervisé par Aziz Akhannouch, le premier ministre du Maroc. Son gouvernement a affecté plus de 2,5 milliards de dirhams au projet, qui devrait être achevé en 2023.

Dans le sillage de l'étude, le rapport souligne que le Maroc, comme les autres participants, a mis en place un cadre au sein des structures d'entreprises pour favoriser le dialogue social. "Ceci est symbolisé par des mécanismes participatifs de consultation des organisations de la société civile dans les processus officiels liés aux politiques de l'emploi et du travail, avec un soutien financier notamment au Maroc et en Espagne", confirme Matheu.

Mercado de verduras en las afueras de Casablanca
REUTERS/YOUSSEF BOUDLAL - Marché de légumes dans la banlieue de Casablanca

Le document fait également l'éloge de la diversité des politiques et des actions créées pour promouvoir l'emploi des jeunes dans la nation nord-africaine. Les jeunes Marocains sont l'un des principaux problèmes en termes de chômage, avec des chiffres très inquiétants, et c'est pourquoi divers programmes ont été mis en place pour les spécialiser dans différents secteurs afin qu'ils puissent obtenir un emploi.

Dans le cas des femmes, elles sont de plus en plus nombreuses à chercher un emploi. Malgré cela, il existe toujours un grave problème d'inégalité salariale entre les hommes et les femmes au Maroc. La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) confirme que 49% des femmes ont reçu un salaire très bas par rapport à leurs homologues masculins. On a également observé que les femmes se tournent vers le télétravail pour augmenter leur taux d'activité. 

En revanche, les migrants au Royaume-Uni ont de bonnes chances de trouver du travail, selon Matheu. En effet, des pays comme le Maroc évoluent avec des politiques d'émigration, de transit et d'accueil des étrangers et des réfugiés, de sorte que leur situation ne les empêche pas de trouver un emploi. 

Unos trabajadores transportan sacos de rosas cosechadas en un campo junto a la ciudad de Kelaat Mgouna (o Tighremt NImgunen) en la provincia central marroquí de Tinghir, en las montañas del Atlas
AFP/FADEL SENNA - Des ouvriers portent des sacs de roses récoltées dans un champ près de la ville de Kelaat Mgouna (ou Tighremt NImgunen), dans la province de Tinghir, au centre du Maroc, dans les montagnes de l'Atlas.

Toutefois, le rapport souligne également que le Maroc s'adapte à la situation actuelle et que la numérisation de certains secteurs devient de plus en plus importante. C'est pourquoi les apprentissages visant à développer cette transformation technologique sont facilités. Le pays du Maghreb a mis en place des mesures politiques pour anticiper les compétences futures qui améliorent l'employabilité de tous sur le territoire.