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Fête de l'indépendance : le Maroc commémore son autodétermination

Cette date marque le début de l'histoire moderne du Maroc et la fin de sa période de protectorat
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PHOTO/ARCHIVO  -   Le roi du Maroc, Mohamed VI

Le Maroc célèbre le 66e anniversaire de son indépendance à un moment marqué par la pandémie de COVID-19. Ce jour-là, le Maroc célèbre son indépendance vis-à-vis des anciennes puissances colonisatrices que sont la France et l'Espagne et célèbre ainsi sa souveraineté en tant que royaume.

A l'occasion de cette soixante-sixième célébration, le Maroc met en avant toutes les réalisations du royaume au cours de l'année.  La particularité de la crise sanitaire a conduit à un fort décollage économique afin d'exécuter la reprise économique, et le royaume alaouite connaît actuellement une étonnante accélération dans ce domaine

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PHOTO/ARCHIVO  -   L'énergie éolienne au Maroc

En outre, avec le départ des islamistes du gouvernement, le Maroc devrait commencer à décharger un important programme de protection sociale basé sur la protection de ses citoyens, en mettant l'accent sur les groupes les plus vulnérables aux fluctuations économiques et à la crise sanitaire.

En termes d'égalité, le pays arabe met en œuvre des mesures qui visent progressivement à donner aux femmes l'accès aux postes de pouvoir. Le nouveau gouvernement, dirigé par Ajanouch, compte six femmes ministres, dont l'une est chargée du portefeuille des finances et de l'économie, un ministère qui a toujours été dirigé par un homme. Bien qu'il reste encore beaucoup de chemin à parcourir sur le plan social et politique, le Maroc apparaît désormais comme un pays arabe modèle par rapport à ses voisins sur ces questions.

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PHOTO/ARCHIVO - Ministre Nadia Fattah

En outre, le pays continue à faire de grands progrès pour mettre fin à la pandémie grâce à une immunisation de masse dans le cadre du programme national de vaccination contre le COVID-19.

 L'indépendance du Maroc

Pour parler de son histoire, il faut remonter à 1912, année où la France et l'Angleterre se disputaient les territoires de ce que l'on appelait l'Empire jérifien. Dans ce conflit territorial, les deux puissances coloniales se considèrent mutuellement avec suspicion. Les Britanniques, craignant que les Français ne se positionnent au sud-ouest de la Méditerranée, à la frontière de Gibraltar, ont amené le sultan du Maroc de l'époque, Mulay Fafid, à signer un traité de protectorat avec la France en mars 1912 avec la signature du traité de Fès.

Dans cet accord, la France s'engage à reconnaître l'Espagne sur le territoire du nord du Maroc et établit un protectorat dont Tétouan est la capitale. En tant que protectorat, le territoire devait être administré par l'Espagne. L'Espagne a offert sa protection à la région en échange d'une série d'avantages économiques et politiques.

Ainsi, le général Felipe Alfau a dirigé l'occupation d'une zone qui s'étendait sur les régions du Rif et de Yébala, ainsi que l'incorporation d'un territoire au sud qui s'est avéré être ce qui est maintenant la province de Tarfaya. Dans ces territoires, la population marocaine a mené une série de poches de résistance qui ont été cruciales pour leur future indépendance. Cette résistance a conduit à une série d'affrontements qui ont duré 18 ans (1909-1927).

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PHOTO/PIXABAY –  Tanger, Maroc

Au moment où il semblait que le pacifisme allait régner, l'expédition du général Silvestre dans l'intérieur du Rif pour rejoindre l'Annuel fut interrompue par le soulèvement des tribus du Rif sous la direction d'Abd el-Krim.

L'Espagne est à une époque où elle perd beaucoup de territoires. Le royaume avait récemment perdu les Antilles et les îles Philippines, plongeant les intérêts économiques espagnols dans une crise majeure. Constatant sa perte rapide d'influence, ainsi que la menace française au Maroc, l'Espagne se lance dans une campagne visant à retrouver une partie de son pouvoir de colonisation.

Cette opposition de la population aux puissances colonisatrices parvient à s'étendre à Casablanca, Rabat, Fès, Tétouan et Tanger. En 1950, le parti de l'Istiqlal obtient le soutien du sultan Mohammed V, qui réclame l'indépendance totale du Maroc. La question de l'indépendance fait son entrée à l'ONU en 1952, et seulement un an plus tard, la France envoie le sultan en exil à Madagascar. 

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AFP/ FADEL SENNA  - Parlement du Royaume du Maroc

Cependant, ses paroles lors d'un discours à Tanger, alors considérée comme une ville internationale, affirmant "l'attachement du Maroc à la liberté et à l'intégrité territoriale de la nation et son attachement à ses composantes et à son identité", ont inspiré son peuple.

Cet événement et le remplacement de Mohammed V par Mohammed Ben Arafa allument la mèche d'une population qui perçoit le nouveau sultan comme illégitime. Les révoltes ont généré une opposition active à la France et ont finalement conduit à une rébellion par laquelle le Maroc a obtenu son indépendance en 1956 de la République française et de l'Espagne, marquant le début de l'histoire moderne du pays.