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Hamdok justifie le nouveau pacte comme une garantie "pour le bien-être des Soudanais"

Le premier ministre tente de répondre aux critiques en affirmant que, dans cette situation, l'accord avec les militaires est la meilleure option pour le Soudan
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PHOTO/BERND JUTRCZENKA  -   Le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok

Les dernières manifestations contre l'accord de Hamdok avec al-Burham ont positionné le premier ministre comme un "traître". La société soudanaise, qui espérait un gouvernement exclusivement civil, a vu ses aspirations frustrées par ce nouveau pacte.

Hamdok a fait valoir que son acceptation de l'accord répondait à son désir de garantir "le bien-être des Soudanais". Il a déclaré qu'il n'avait "trahi personne" et a poursuivi en qualifiant l'insurrection militaire d'octobre de "coup d'État". 

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PHOTO/AFP - Des femmes soudanaises célèbrent à Khartoum après la signature de la déclaration constitutionnelle pour une transition civile entre le Conseil militaire de transition et l'opposition.

Cependant, bien qu'il ait reconnu l'insurrection comme une rébellion contre le gouvernement de transition, le Premier ministre a fait valoir qu'"il doit y avoir de larges réconciliations entre toutes les composantes de la société soudanaise", défendant ainsi son pacte avec les insurgés.

Il a également souligné que "la transition démocratique est une responsabilité conjointe entre civils et militaires" et qu'il s'efforcera de répondre à "une coordination de ces derniers dans tous les domaines, afin que chacun puisse accomplir ses tâches". 

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AFP/ ASHRAF SHAZLY - Le Premier ministre soudanais Abdullah Hamdok (au centre) et le général de division Malik Tayeb Khojali (à gauche) inspectent une garde d'honneur à El-Fasher, dans le nord du Darfour.

Il a également indiqué que le Soudan avait déjà commencé à travailler pour réintégrer la communauté internationale et le processus de transition. Dans cette lignée, Abdullah Hamdok aurait repris ses principales fonctions de premier ministre après avoir signé l'accord avec les militaires dimanche.

Toutefois, ce pacte n'a pas été accueilli favorablement par les organisations politiques et, surtout, par le principal mouvement de protestation du Soudan, qui a même qualifié M. Hamdok de "traître". L'accord implique nécessairement la présence des militaires au pouvoir, ce que la société soudanaise a tenté d'éviter au lendemain du coup d'État. 

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AFP/ ASHRAF SHAZLY - El général Abdel Fattah al-Burhan

Le Premier ministre a cherché à se dissocier de ces accusations après avoir déclaré à Reuters qu'une autre des principales raisons pour lesquelles il a décidé de conclure le pacte était d'essayer de "préserver les gains économiques réalisés au cours des deux dernières années". Parallèlement, il a souligné son souhait que "la tâche du gouvernement technocratique ait un impact positif sur les performances économiques et les moyens de subsistance des citoyens". 

M. Hamdok a déclaré qu'il allait "continuer à essayer de maintenir la communication avec les institutions financières internationales", ce qui inclut le budget de la nouvelle année, ainsi que "continuer à mettre l'accent sur la réforme économique et essayer d'ouvrir les portes aux investissements au Soudan".