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L'Argentine exigera un certificat de vaccination à partir du 1er janvier 2022

L'inquiétude croissante suscitée par la variante Omicron a incité des pays d'Amérique latine à instaurer des passeports sanitaires afin de lever ou d'imposer des restrictions et de mieux contrôler la propagation de la maladie
REUTERS/AGUSTIN MARCARIAN

REUTERS/AGUSTIN MARCARIAN  -   Une femme reçoit une dose du vaccin Sputnik V (Gam-COVID-Vac) contre la maladie à coronavirus (COVID-19) au Parque Tecnópolis à Buenos Aires.

Le gouvernement d'Alberto Fernández a annoncé la décision d'imposer la nécessité d'un laissez-passer sanitaire pour toutes les personnes de plus de 13 ans qui participent à des activités présentant un "risque épidémiologique et sanitaire plus élevé". La mesure entrera en vigueur le 1er janvier et obligera les citoyens résidant en Argentine à s'identifier au moyen de leur calendrier complet de vaccination COVID-19.

Cette mesure, publiée au Journal officiel de l'État, vise à encourager la vaccination contre le coronavirus. La ministre de la Santé, Carla Vizzoti, a souligné la nécessité du passeport sanitaire afin que "les activités soient sûres, qu'elles puissent être maintenues et que ceux qui n'ont pas encore terminé leur programme reçoivent la deuxième dose".

Cette initiative gouvernementale établit que la vaccination doit être effectuée au moins 14 jours à l'avance, et que le personnel désigné peut la demander et la vérifier quand il le juge opportun.

La première province à mettre en œuvre le passeport santé a été Tucumán, où la vaccination a augmenté de 140 % depuis l'introduction de cette mesure, selon les données du ministère de la santé. Ces données positives ont jeté les bases pour le gouvernement, et Carla Vizzotti a annoncé qu'elle n'excluait pas la possibilité d'appliquer le pass santé dans tout le pays. Pour l'instant, la mesure entrera en vigueur le 21 décembre dans la province de Buenos Aires. 

AFP/ANDRÉS LARROVERE  -   Unidad de cuidados intensivos del Hospital Central de Mendoza, Argentina
AFP/ANDRÉS LARROVERE - Unité de soins intensifs de l'hôpital central de Mendoza, Argentine.

Les niveaux élevés d'infection au cours des dernières semaines et l'inquiétude suscitée par la nouvelle variante ont conduit à la décision du gouvernement, qui déclare que "la mesure a été prise sur la base d'un consensus entre toutes les juridictions et le gouvernement national, et constitue un outil clé pour maintenir les acquis, réduire les risques épidémiologiques et continuer à fournir une protection contre le Covid-19 à de plus en plus de citoyens".

La variante Omicron fait sentir sa présence dans le monde entier, avec de nouvelles vagues de cas et d'admissions dans les hôpitaux. En Amérique latine, sa présence a déjà été confirmée dans cinq pays, et les spécialistes de l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS) n'excluent pas la possibilité que d'autres cas apparaissent dans d'autres pays. 

Brésil, premier cas confirmé 

Le Brésil a été le premier pays d'Amérique latine à confirmer la présence de la nouvelle variante sur son territoire. En conséquence, l'inquiétude et l'alarme ont commencé à croître, ce qui a incité le gouvernement à exiger des certificats de vaccination contre le coronavirus pour les personnes entrant dans le pays.

Cette mesure fait partie d'une ordonnance de la Cour suprême, contraire aux souhaits du président Jair Bolsonaro, qui vise à empêcher la propagation de la nouvelle variante. Bien que la validation officielle de neuf juges de la Haute Cour soit toujours en attente, l'Agence nationale de surveillance sanitaire, Anvisa, a commencé à l'appliquer lundi dans tous les aéroports internationaux. 

REUTERS/UESLEI MARCELINO  -   Un miembro de la etnia indígena Hupda, recibe una inyección de la vacuna contra la enfermedad del coronavirus de Sinovac (COVID-19), en la aldea indígena de Santo Atanasio
REUTERS/UESLEI MARCELINO - Un membre du peuple indigène Hupda reçoit une injection du vaccin Sinovac contre le coronavirus (COVID-19) dans le village indigène de Santo Atanasio.

"La décision [du tribunal] a un effet immédiat, sans délai de mise en conformité, et exige donc que l'agence procède à des évaluations en temps voulu, en particulier en ce qui concerne les passagers qui étaient déjà en mouvement ou en transit au moment où la décision a été rendue", a déclaré Anvisa dans sa déclaration officielle. 

La Colombie atteint 73 % de la population vaccinée  

À partir du 14 décembre, les personnes âgées de plus de 18 ans entrant dans le pays devront présenter leur certificat de vaccination COVID-19 complet.

Le président Iván Duque a décrit cette mesure comme une action visant à "protéger" les visiteurs et à "préserver" la couverture vaccinale du pays, qui est d'environ 73 %. En outre, la mesure s'applique également à l'accès aux lieux publics, où jusqu'à présent seul le document était requis, mais avec au moins une dose. 

AP/JEFFERSON BERNARDES  -   Unidad de cuidados intensivos (UCI) del hospital de Emergencias de Villa El Salvador, durante el brote de la enfermedad del coronavirus (COVID-19), en Lima, Perú
AP/JEFFERSON BERNARDES - Unité de soins intensifs (USI) de l'hôpital d'urgence Villa El Salvador pendant l'épidémie de coronavirus (COVID-19) à Lima, au Pérou.
Chili, conditionnement du passeport santé 

Le 26 mai, un "passeport mobilité" est entré en vigueur, qui certifie une vaccination complète avec deux doses et accorde une plus grande liberté d'accès aux lieux publics, aux événements, aux magasins et aux restaurants.

Le ministère chilien de la Santé a annoncé qu'à partir du 1er janvier 2022, il sera nécessaire de recevoir une dose de rappel du vaccin COVID-19 pour obtenir un passeport mobilité. Cette nouvelle mesure concernera toutes les personnes de plus de 18 ans, qui verront leur certificat de santé invalidé si elles n'acquièrent pas la dose de rappel. 

Pérou, une tentative pour stimuler la vaccination  

Le gouvernement péruvien avait fixé la date du 15 décembre pour commencer à exiger les cartes de vaccination, mais la mesure a finalement été avancée au 10 décembre. Cette documentation sera exigée dans les lieux fermés tels que les transports aériens et terrestres.

Cette mesure vise à renforcer les niveaux de vaccination, qui ont jusqu'à présent permis d'immuniser 70 % de la population cible avec deux doses, selon les données du ministère de la santé. 

Coordinateur pour l'Amérique latine : José Antonio Sierra.