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Le Club des exportateurs appelle à des politiques économiques facilitant la compétitivité internationale

Pour aider à surmonter la crise économique
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 -   Antonio Bonet, président du Club des exportateurs

Le Club des exportateurs et investisseurs fait appel au dynamisme des exportations espagnoles comme moteur de la reprise économique. En témoignent les exportations de marchandises, qui ont connu une croissance en volume de 6,6 % au cours du premier semestre 2022. Malgré cela, le Club souligne la nécessité de continuer à s'adapter à un environnement changeant, marqué par un contexte international particulièrement incertain, où les États-Unis, premier marché mondial, sont entrés en récession, et appelle à des politiques économiques qui renforcent la compétitivité internationale.

Selon les données publiées par le Secrétariat d'État au Commerce, correspondant au cumul janvier-juin 2022, les exportations espagnoles de marchandises ont augmenté de 24,8%, par rapport à la même période de l'année précédente, pour atteindre 190 919,0 millions d'euros. Un chiffre qui constitue un record absolu pour le secteur étranger espagnol, dépassant même les niveaux antérieurs à la pandémie. Cette augmentation est due à une hausse de 17,1 % des prix et de 6,6 % du volume.

Pour leur part, les importations du premier semestre 2022 ont également atteint des records historiques, dépassant 222 000 millions d'euros, soit une augmentation de 40,7 % en valeur et de 17,7 % en volume. Cela s'est traduit par un déficit commercial, également historique, de 31 963,2 millions d'euros. La balance commerciale non énergétique a, par contre, affiché un déficit de 6 069,4 millions, contre un excédent de 4,7 milliards à la même période de 2021.

Insuffisante pour compenser le déficit commercial croissant

Bien que les indicateurs du commerce extérieur montrent un dynamisme dans le secteur des exportations (une augmentation de 6,6 % en volume), le Club des exportateurs souligne que cela ne suffit pas à compenser le déficit commercial croissant. Il rappelle que le contexte d'instabilité internationale marqué par l'invasion de l'Ukraine par la Russie, ainsi que les coupures des chaînes d'approvisionnement, les pénuries de gaz et la hausse de l'inflation, entre autres situations d'incertitude, a considérablement affecté le commerce international et la compétitivité des entreprises espagnoles. "Malgré le fait que le contexte international soit très défavorable, comme lors de la crise précédente, nous pensons que le secteur extérieur espagnol peut agir comme un moteur de la reprise économique", affirme Antonio Bonet, président du Club des exportateurs et des investisseurs.

Toutefois, le président du Club des exportateurs souligne "la nécessité d'entreprendre des réformes structurelles qui facilitent l'augmentation du nombre d'exportateurs réguliers". En Espagne, il n'y a que 59 000 entreprises qui exportent régulièrement et parmi elles, seules 25 000 vendent plus de 50 000 euros par an à l'étranger. 

À cette fin, le Club des exportateurs et des investisseurs appelle à un environnement réglementaire stable et à des politiques économiques qui facilitent la compétitivité internationale. "Il est essentiel que des réformes structurelles soient entreprises pour simplifier la bureaucratie et l'environnement réglementaire, pour faciliter la croissance des PME, et que le système éducatif forme nos jeunes aux compétences et aux qualifications dont les entreprises ont besoin", déclare le président du Club, Antonio Bonet. Il souligne également que la création de nouvelles taxes qui touchent différents secteurs tels que l'énergie et les banques, qui augmentent l'incertitude et découragent les investissements des entreprises à un moment où ce dont le pays a besoin est précisément le contraire, c'est-à-dire d'augmenter les investissements des entreprises afin de gagner en efficacité et en compétitivité.

Sur une note positive, la croissance des exportations de marchandises des entreprises espagnoles au cours du premier semestre (24,8 %) a été supérieure à celle des pays voisins comme l'Allemagne (13,3 %) ou le Royaume-Uni (16,1 %), et même légèrement supérieure à celle de l'Italie (22,4 %) ou de la France (20,1 %), de la zone euro (22,3 %) et de l'Union européenne (21,8 %).