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Le Maroc et Israël s'entendent pour produire des drones kamikazes

La coopération dans divers secteurs se poursuit entre le pays d'Afrique du Nord et Israël suite au renforcement des relations diplomatiques entre les deux nations
Image de drone

AFP/ISAAC BREKKEN  -   Image de drone

Les relations étroites entre le Maroc et Israël se poursuivent suite à la consolidation des liens politiques entre les deux pays après la médiation des États-Unis pour que le royaume alaouite et l'État hébreu commencent à avoir des contacts intenses dans le sillage des fameux Accords d'Abraham promus par l'ancienne administration américaine de Donald Trump, ce qui a signifié l'établissement de relations diplomatiques entre le pays israélien et plusieurs nations arabes telles que les Émirats arabes unis et Bahreïn. 

Après de nombreux accords de développement économique, politique et même de cybersécurité, voici maintenant l'annonce de l'intention des gouvernements des deux pays de produire des drones kamikazes. 

Le Royaume souhaite entrer dans l'industrie de fabrication de drones suicide avec la coopération d'Israël. Dans le cadre de cette intention, les deux nations scelleront un accord dans les prochains jours pour la production de ces appareils de combat aérien qui transportent des explosifs pour frapper diverses cibles sans risquer des vies humaines et en utilisant l'appareil lui-même comme une arme. 

Imagen de dron
AFP/ETHAN MILLER - Image de drone

L'accord pourrait entrer en vigueur après la prochaine visite du ministre israélien de la défense au Maroc pour signer des pactes de coopération en matière de défense, a confirmé l'analyste Mohamed Shkeir à Defense News, une information également reprise par Bladi. 

L'accord comprendra également des systèmes de missiles à courte et moyenne portée qui seront utiles à l'armée marocaine pour compléter son équipement en armes, ainsi que des véhicules blindés et des chars, qui pourront être utilisés dans tout conflit qui pourrait se développer avec l'Algérie ou le Front Polisario dans la région du Sahara occidental, comme l'a expliqué Mohamed Shkeir lui-même et publié par Bladi. 

La situation s'est récemment tendue avec l'Algérie, ce qui est apparu clairement avec l'annonce algérienne de la rupture des relations diplomatiques en raison des nombreux désaccords politiques entre les deux pays, qui s'opposent sur diverses questions dans la région du Maghreb, comme la question du Sahara occidental, où le Maroc envisage de mettre en œuvre une large autonomie sous souveraineté marocaine, une option soutenue par de grandes nations comme les États-Unis et les Émirats arabes unis ; Tout cela face à une initiative de référendum sur l'indépendance sahraouie défendue par le Front Polisario et qui bénéficie d'un faible soutien international, y compris celui de la République algérienne. 

Brigadas marroquíes
PHOTO/ARCHIVE - Brigades marocaines

Le Maroc continue donc à manifester son intérêt pour le renforcement de son arsenal militaire et notamment pour l'augmentation de son équipement en drones. Elle a récemment reçu un lot de drones turcs Bayraktar TB2 pour surveiller les frontières de Ceuta et Melilla, comme le rapporte le média Far-Maroc. "Il est normal que le Maroc se procure des drones turcs après que leur efficacité au combat ait été prouvée sur différents théâtres d'opérations, que ce soit en Irak ou en Syrie", a expliqué M. Shkeir. 

Pour l'expert, "le Maroc peut se procurer des drones turcs et peut s'entendre avec Israël pour fabriquer des drones, étant donné l'alliance militaire entre les États hébreu et marocain, ainsi que le partenariat militaire entre le Royaume et les États-Unis". L'analyste a également noté qu'une entité conjointe maroco-américaine pourrait être utilisée pour canaliser la fabrication de drones israéliens sur le territoire marocain, selon Bladi. 

Helicópteros Apache AH64E
PHOTO/JOE GIDDENS - Hélicoptères Apache AH64E

Le Maroc a reçu quatre drones suicide de fabrication israélienne, les Hermes 900, destinés à faire face aux attaques contre le mur de défense du Sahara occidental. "Si ces drones prouvent leur capacité opérationnelle, le Maroc commencera la production de différents modèles de ces drones", a expliqué M. Shkeir. 

Avec ces mesures, le Maroc continue de renforcer son potentiel militaire, non seulement par des contacts avec Israël et la Turquie, mais aussi par des accords conclus ces derniers mois, en vertu desquels il a reçu des fournitures d'armes d'un allié précieux et important, les États-Unis, y compris la livraison récente de jusqu'à 24 hélicoptères de combat et la formation américaine de pilotes marocains.