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Marruecos

Le Maroc et l'Espagne démontrent leur bon voisinage en coopérant contre l'immigration clandestine

Le ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares, salue la contribution du Maroc à la lutte contre les flux migratoires irréguliers
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FOTO / ARCHIVO  -   José Manuel Albares, ministre des affaires étrangères de l'Espagne

Le Maroc et l'Espagne continuent de prendre des mesures pour mettre fin à la crise diplomatique qui a débuté avec l'entrée en Espagne du leader du Front Polisario, Brahim Ghali. En dernier lieu et à l'occasion de la réception royale, le roi d'Espagne, Felipe VI, a tendu la main à Rabat afin de "matérialiser" des relations avec l'Espagne basées sur des piliers "forts et solides".

Ce rapprochement diplomatique a été une preuve claire de la volonté et de l'ouverture de l'Espagne envers le Maroc, ce qui a été démontré non seulement par la famille royale espagnole mais aussi par le gouvernement. Dans ce cas, dans une interview accordée à diario.es, le ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a souligné la bonne relation stratégique entre les deux royaumes dans la lutte contre l'immigration illégale. 

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PHOTO/Casa de S.M. el Rey  - Vue générale de la salle du trône pendant le discours de Sa Majesté le Roi

Laissant de côté le fait que l'ambassadrice du Maroc en Espagne, Karima Benyaich, n'a pas encore repris ses fonctions à Madrid, Albares a souligné la solide coopération que l'Espagne et le Maroc entretiennent dans ce domaine, rappelant que "pendant la seule période de Noël, dans un intervalle d'environ 15 jours, plus de 1 000 personnes ont été empêchées de franchir la barrière".

Le ministre a indiqué que cet obstacle aurait été très difficile à franchir sans la collaboration du Maroc, "qui en fait un partenaire stratégique pour l'Espagne et aussi pour l'Europe". À propos de son homologue marocain, Naser Bourita, Albares a déclaré que leur relation "est très fluide, et il est probablement le ministre des Affaires étrangères du monde avec lequel j'ai le plus de conversations et de contacts".

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REUTERS/JON NAZCA  - Des migrants courent vers la clôture séparant le Maroc de l'Espagne, après que des milliers de migrants ont traversé la frontière à la nage, à Ceuta, en Espagne, le 19 mai 2021.

Cette relation étroite entre les deux hommes démontre l'intention de continuer à coopérer et à construire des relations fondées sur la solidité. Selon le ministre espagnol, la coopération " est sur la bonne voie " et il a expliqué l'histoire qui unit les deux royaumes, affirmant qu'il s'agit " d'une relation riche et complexe dans le meilleur sens du terme, avec un tissu d'intérêts et différents aspects que nous devons faire avancer ".

D'autre part, en se référant au discours prononcé en août dernier par le roi du Maroc, Mohammed VI, Albares a souligné " les nombreux aspects positifs " qui ont été défendus dans ce discours, puisque le monarque a montré son désir de construire une nouvelle relation avec l'Espagne dans laquelle " la confiance et le respect mutuel " prévalent.

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FOTO/ ARCHIVO - Mohamed VI, roi du Maroc

Dans ce contexte, le ministre Albares a défendu le fait d'éviter tout type d'action unilatérale qui déstabiliserait la " confiance mutuelle " car, a-t-il dit, " tôt ou tard, nous prendrons les mesures nécessaires pour consolider cette relation du XXIe siècle ", ce à quoi le roi d'Espagne lui-même a également fait référence dans le cadre de la " recherche de solutions aux problèmes qui concernent nos peuples ".

Le ministre espagnol a ensuite défendu la diplomatie comme un outil capable de résoudre les désaccords internationaux, ajoutant que "la diplomatie demande du temps et parfois de la patience, mais elle en vaut toujours la peine".

Ainsi, dans ce domaine, on espère que le Maroc et l'Espagne continueront à renforcer leurs liens dans le but de construire des relations nécessaires aux deux royaumes. Depuis que le Ghali a quitté l'Espagne pour retourner en Algérie, les deux royaumes ont tenté de faire des gestes dans un exercice qui cherche prudemment à poursuivre le rapprochement des positions afin de parvenir à la reconstruction complète des relations diplomatiques qui se sont déjà avérées nécessaires et irremplaçables.