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Marruecos

Le Maroc investit 700 millions d'euros pour améliorer l'infrastructure ferroviaire

Le projet de loi de finances prévoit l'investissement de cet argent entre 2022 et 2024, principalement pour relier les grandes villes
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AFP/FADEL SENNA  -   Le roi Mohammed VI du Maroc arrive à l'inauguration de la gare d'Agdal dans la capitale (Rabat) pour la nouvelle ligne LGV (train à grande vitesse), le 17 novembre 2018

Le document sur les établissements et les entreprises publiques (EEP) a rendu compte du projet de loi de finances (PLF), dans lequel un investissement de 700 millions d'euros sera réalisé pour l'Office national des chemins de fer. L'argent sera investi dans la réforme de l'infrastructure ferroviaire qui sera mise en œuvre entre 2022 et 2024, date à laquelle les réformes seront réalisées. L'objectif principal de cette réforme est la réhabilitation des infrastructures et le renouvellement des matériaux utilisés. 

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La nouvelle gare de Kenitra : Prix mondial d'architecture et de design (Prix Versailles)

Cette idée s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre effectuée par le nouveau gouvernement, qui consolidera et définira le programme de financement adéquat afin que le projet démarre le plus tôt possible et soit réalisé d'une manière appropriée qui renforcera la connexion entre les différentes régions du pays du Maghreb et, surtout, les villes les plus importantes où se déroule la vie économique de la région.  

En 2022, 276 millions d'euros de cet argent seront utilisés, 211 millions d'euros en 2023 et 274 millions d'euros en 2024. L'ONCF a utilisé 65 millions d'euros à ce jour et prévoit d'utiliser 258 millions d'euros d'ici la fin de l'année dans les plans actuels qui sont en voie d'achèvement. Il convient de noter qu'elle a réalisé un chiffre d'affaires de 152 millions d'euros pour cette seule année, avec une prévision de 318 millions d'euros. L'intention est d'atteindre une nécessaire modernité et de ressembler aux grands systèmes de transport que l'on peut voir dans les villes européennes. 

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PHOTO/MAP  -  Roi Mohamed VI du Maroc

L'un des projets de ce programme sera la liaison entre la région de Casablanca-Settat. A Casablanca, le Ministère des Transports a prévu environ 2 milliards de dirhams pour l'amélioration des lignes de tramway T3 et T4, et 710 millions de dirhams pour les lignes de bus L5 et L6 (BRT). En outre, outre la modernisation des chemins de fer et des routes de la ville, des fonds seront consacrés à l'amélioration et au renforcement des routes, tant à l'intérieur de la ville elle-même que sur les routes rurales et conventionnelles qui traversent le territoire. Une grande partie de l'argent sera également consacrée à l'extension du port de Casablanca au niveau du quai Moulay Youssef. 

Nadia Fettah Alaoui, ministre de l'économie et des finances du Royaume, a présenté ce plan lors de l'une des sessions conjointes des deux chambres, le qualifiant d'"historique" et s'appuyant sur les orientations que le Roi Mohammed VI a lui-même prises lors du Plan National de Développement et du nouveau programme du gouvernement d'Aziz Akhannouch. Il a également souligné qu'au cours des dix dernières années, le pays a entamé une première modernisation, mais que cette participation et ce projet impliquent une deuxième modernisation qui prévoit un taux de croissance de 3,2 % et a une double dimension, socio-économique, financière et politique. Grâce à COVID-19, l'objectif est de relancer l'économie et de revenir à la normale. 

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L'ONCF prévoit de clôturer ce dernier trimestre 2021 avec 30 millions de passagers utilisant les transports du Royaume. Au cours de l'année 2020, en raison de la pandémie et des mois de confinement, cette activité a baissé de 45% de moins que ce qui est habituellement constaté par rapport aux passagers de 2019. En outre, il convient de noter que l'impact de la COVID-19 a été très important puisque moins de trains ont circulé, ce qui a entraîné une perte de 98 % du chiffre d'affaires lié à l'activité des passagers, ainsi que la fermeture de plusieurs entreprises liées au transport. Pour cela, ONFC a mis en place un plan d'urgence pour maintenir et garantir les activités des clients, employés et partenaires qui sont en continuité avec le système de transport.